News for avril 2006

UTRECHT RECORD DU MONDE

Il en arrive de partout ! Des disques, des vinyles bien sûr puisque c’est dans ce matériaux que la musique à trouvé son support définitif, noble et digne. C’était la foire aux galettes, début avril au cœur de l’autre pays du fromage.
A Utrecht, les dealers de bons sons, marchands, DJ’s, collectionneurs et autres diggeurs, se donnent rendez-vous deux fois par an pour une grande bourse au disque. Une convention d’ampleur internationale. Une grosse centaine de stands, chacun pourvu de quelques milliers de vinyles, prennent place dans un lieu qui ressembla à un garage pour A380. La pochette de « Introducing » de DJ Shaddow semble représenter une petite échoppe comparée à l’immensité de cet océan de plastique et de poussière. Pour survivre, kleenex et lipstick s’avèrent indispensables.
Pendant trois jours, les hommes grattent. On est loin de la parité dans le monde disque où les femmes se font très rares. Ils grattent donc, avec leurs tronches septiques de clients des puces. C’est qu’il y en à des bacs à gratter, des cartons entiers de merdes dont personne ne veut plus depuis longtemps… Et puis, au hasard d’un bac de solde à un euro : la perle, le track, la tune, le somor, la boucle, the joint ! Le disque qui « pète tout » et qui donne au chineur la force nécessaire pour continuer à gratter.
Armés d’un petit pickup à piles et d’un sac à disque ou d’une valise, les vinyles-maniaques grouillent pendant trois jours, excités comme des fans, motivés par une quête sans fin, ils explorent, chacun à sa façon, l’immensité de la jungle phonographique. Ici, on parle plus de musique que de support mais force est de constater : la déforestation a bel et bien commencée.

Posted: avril 24th, 2006
Categories: musique
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ETAT DE NON DROIT

En suivant ce lien : http://www.sarkoland.com vous arriverez directement sur le site de l’Elysée. Après avoir fait cette sinistre découverte en tapant des adresses au hasard dans mon navigateur préféré Firefox, un sentiment de gène et de dégout profond s’est emparé de moi. J’ai imaginé deux hypothèses : une selon laquelle les services de l’Etat seraient au courant de cette redirection ; une selon laquelle ils l’ignoreraient. Si le responsable du site Internet de la présidence de la République Française ignore quels noms de domaines pointent directement sur son serveur hôte, c’est qu’il n’a même pas accès à une interface de statistique rudimentaire lui permettant de connaître la provenance des internautes qui naviguent sur ses pages. Nous pouvons donc exclure cette hypothèse d’entrée. Dés lors qu’une redirection est connue, il est techniquement très simple pour le responsable d’un site Internet d’y mettre un terme. Un tel état de fait, laisse imaginer qu’une autre redirection outrageuse et provocante comme par exemple celle du nom de domaine www.grosseputedechirac.com vers le site de l’Elysée serait également tolérée. N’est-ce pas un aveu d’échec, un constat d’impuissance, une preuve du chaos ? L’Etat me fait savoir, par le biais de son site Internet officiel, financé par mes impôts et les vôtres, que les règles du Droit ne s’appliquent pas sur Internet.
Les jeunesses U-M-P-IENNES ont le droit de spammer tout le monde et de jouer avec les noms de domaines et l’achat de mots-clés sur Google. Pendant ce temps, des Lois sont votés pour interdire de dire du mal des religions ou pour pénaliser les rapports des citoyens avec leur propre drapeau, leur hymne national.
On vit vraiment dans un pays de fachos et j’attends le jour où la liberté que j’ai de m’exprimer me sera retirée, en attendant je dis du mal de mon pays, et j’attends qu’un nain de jardin envoie sa police me raccompagner…où déjà ?

Posted: avril 24th, 2006
Categories: idées
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