
Une fois de plus, Rennes aura su se hisser, début décembre et le temps d’un long week end, au rang de capitale mondiale de la vibration sonore ; entre travellers et producteurs, voyage au centre du noyau dur.
Les Transmusicales de Rennes sont chaque année un moment délectable, comme un oasis au milieu de l’hiver. C’est le moment où les amateurs de musique du monde entier se donnent rendez vous en Bretagne pour savoir ce que la musique va devenir. D’inspiration techno punk alternatif, le festival s’est largement ouvert au hip hop durant la décennie écoulée et reste aujourd’hui encore un lieu où les talents qu’on a du mal à classer peuvent se révéler et faire leur première grande scène. La programmation est irréprochable, on vole de découvertes en expériences, d’énergies en émotions, des Etats-Unis à l’Angleterre, de la France au reste du monde, des têtes d’affiches imposées aux confidentiels underground, on trouve tout le monde aux Transmusicales.
L’édition 2005 apporte son lot de découvertes : Dwight Trible et Carlos Niño, DJ Tiga, Byard Lancaster qui accompagnait Rufus Harley, Mattafix, Birdy Nam Nam, Juliette and the Licks, etc… Et puis quelques déceptions bien sûr : un Coldcut un peu vieillissant, même verdict pour Dynamite MC qui accompagnait DJ Marky. Déception de ne pas pouvoir être partout à la fois et d’avoir manqué les Fugees, Wax Taylor, Jackson And His Computer Band entre autres. Dans l’ensemble, la moisson est riche, diverse et pleine de promesses. Mais la cerise sur le gâteau, le top du top, à Rennes c’est l’ambiance générale du festival. Les festivaliers arrivent dans une ville qui est déjà un carrefour culturel. Le triskel breton et toutes les légendes celtes offrent un terrain propice au développement de la mythologie gothique et de la transe chamanique.
Ainsi, à Rennes le souffle du grand Ouest rencontre les cultures urbaines et c’est le clash entre Fest-noz et Free-parties, druides et dealers, dolmens et murs d’enceintes. Bienvenue dans le sound system de Brocéliande temple de la musique, de la folie et de la joie. Vivement les prochaines trans !