News for juillet 2005

TECH CELLO

Laurent Garnier est certainement le plus célèbre DJ français à travers le monde. Il jouait au Rex Club régulièrement depuis 1993. Après 12 années de résidence, il a raccroché le casque le 21 juillet dernier en donnant une soirée d’adieux inoubliable.
Pour sa dernière date, il a joué toute la nuit et en a profité pour inviter d’autres musiciens à le rejoindre dans la petite cabine du Rex. Parmi ses invités, il y avait deux inconnus : un très bon saxophoniste et un homme aux machines non moins doué. Mais la star dans l’ombre de Laurent Garnier ce soir-là c’était Vincent Segal aka Cello de Bumcello. Armé de son violoncelle électrique et de sa batterie de pédales, il a accompagné le mixe pendant toute la première moitié du set (celle à laquelle j’ai pu assister).
Laurent Garnier a livré un set techno, fidèle à son style, entre house minimaliste et trans progressive : des synthés, des nappes et des sons un peu kitch limite sirupeux. Mais le délire était plus dans le public que dans la musique. Une véritable cours des miracles s’était réunie pour faire ses adieux à un Grand de Paris. L’ambiance sur le dancefloor était donc à l’euphorie, à l’émotion. Comme pour le pot d’adieu d’un collègue qu’on aime bien. Une ambiance d’employés de bureaux qui se quittent après avoir plusieurs années ensemble. L’open bar de un quart d’heure toutes les heures à largement contribué à libérer la joie des uns et des autres.
Bref, c’était une soirée sympa. Un jeudi soir déguisé en samedi comme dirait le DJ du Baron. Une carrière de DJ résident qui s’achève par un live de 10h c’est une belle apothéose. Enfin, espérons qu’il s’agissait d’un coup de pub et qu’on retrouvera très bientôt Laurent Garnier au contrôle du son…

Posted: juillet 28th, 2005
Categories: musique
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ASSOCIATIONS BOBOPHOBES

Les gays nous avaient habitué à leur bonne humeur. L’univers des homos c’est celui de la fête, les boîtes branchées, la techno, la gay pride. Mais, depuis quelques jours, la fête est finie. Les annulations de concert se suivent et se ressemblent. En cause les paroles homophobes des chansons de Sizzla, Buju Banton ou Capelton. Homophobie incontestable des rastas de la secte des Bobos. Il est vrai que les paroles de ces chanteurs sont parfois ultra violentes dans un registre comparable à celui du pire rap.
Cette radicalisation du message accompagne un rapprochement musical déjà largement opéré entre reggae et hip hop à travers le style dance hall. En gros c’est le son du ghetto. Punany, punany, lorsque les bobos parlent des femmes ça ne choque personne ou du moins c’est sans conséquence alors qu’ils dépassent là aussi largement les limites du respect.
C’est cette homophobie mais aussi la misogynie des textes de leurs chansons qui ont déjà détourné un large public du reggae. Un détournement qui n’a pas besoin de censure, qui se fonde sur la conscience personnelle.
Pourquoi ne pas dire un mot du reste des paroles de reggae (que personne ne comprend en France) qui prônent l’usage du cannabis, l’irrespect des femmes, la violence, la haine de la police, des blancs, la ferveur religieuse comme moyen de s’en sortir, etc.
Pourquoi Sizzla est-il condamné pour homophobie et par pour connerie tout simplement ?
Parce que le jour ou l’infraction « connerie » sera reconnu dans le code pénal, il faudra mettre tout le monde en taule.
J’espère au moins que les bons concerts de Reggae qui sont annulés seront remplacés par des mauvais concerts de Mylène Farmer ou d’Etienne Daho.
L’interdiction des concerts de reggae pour propos homophobes, sous la pression d’associations et donc en l’absence de décision de justice, constitue une atteinte grave à la liberté d’expression et au système de libertés publiques.
Conclusion : enculés de censeurs !

Posted: juillet 1st, 2005
Categories: musique
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