News for octobre 2004

FUCKING FIAC

C’est aujourd’hui le dernier jour de la FIAC. La foire internationale d’art contemporain est bien nommée : ceux qu’on y trouve volent souvent la vedette à ce qu’on y cherche. Mais qu’y cherche-t-on au juste ? Quelle est donc la nature profonde de cet étalage d’œuvres destiné à satisfaire curieux et marchands ?
Et si la foire était au monde de la scénographie et des Musées ce que le bal est à la musique ? Une sorte de joyeux mélange euphorique de tout et n’importe quoi, puisant sa force et sa justification dans l’inertie et dans l’énergie que chacun met à y participer, le tout noyé dans l’alcool naturellement. Avec des sponsors comme Ricard et les champagnes Feuillate, l’ambiance des halls de la porte de Versailles, qui accueillaient cette année la manifestation, n’était pas sans évoquer celle qu’on peut trouver certains samedi soir à l’Elysée Montmartre : un subtil équilibre entre beuverie et décadence.
Mais au lieu de cracher dans le cocktails, poursuivons plutôt l’éloge de cette manifestation qui bien que modeste à l’échelle du monde reste le plus gros évènement parisien de l’année en la matière. Plus de 200 galeries issues de 24 pays différents proposent cinq jours durant de faire découvrir au regard émerveillé des visiteurs un aperçu de la production d’artistes du monde entier. Savamment classée par « secteurs », les galeries s’organisent autours de thèmes tels que le <i>Design</i>, l’espace <i>Perspectives</i> ou encore un secteur <i>Future Quake</i> censé présenter le travail de jeunes artistes. Un semblant d’organisation pour tenter d’orienter les déambulations éthyliques de certains, encore en train de chercher un moyen d’accéder au « Café des Arts ».
Bref, on a beau rationaliser tout ça, y chercher une logique ou des explications, vouloir y mettre un ordre arbitraire pour ne pas s’y perdre, la FIAC reste une foire, au sens noble du terme, un peu comme dans l’expression « la foire aux bestiaux ». Et c’est pour ça qu’on l’aime, parce qu’en définitive, c’est un lieu unique d’émulation et de comparaison où les véritables bêtes de scène se révèlent.

Posted: octobre 25th, 2004
Categories: expo
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JAMES BROWN VIT

Monsieur dynamite, l’incroyable, l’infatigable, l’inimitable, l’inégalable, l’imprévisible, le génial, monsieur Please Please Please lui-même, l’homme qui travaille le plus dur dans le show business, le frère de soul numéro un, le parrain … mesdames et messieurs … Jaaaaaaaaaaames Brown !
Souvent cité comme l’artiste le plus samplé de tous les temps, James Brown a dépassé le statut de star internationale ou d’icône planétaire pour devenir une légende de son vivant. A 71 ans, il roule toujours sa bosse, quelque part au pays de l’oncle Sam. Les infos les plus fraîches que j’ai pu obtenir faisaient état d’une tournée de 100 dates en 2001, c’est dire la forme du bonhomme. Quand on pense au nombre de tubes qu’il a enfilés les uns derrières les autres au Billboard pendant une vingtaine d’années, ça laisse rêveur.
Et pourtant, l’Amérique lui aura réservé le même sort qu’à Jack Johnson, Louis Armstrong ou Miles Davis : le mépris et l’ingratitude. Incapable de comprendre l’immense talent qui l’a amené à introduire une sorte de soufisme dans le jazz en donnant naissance au funk. Le public blanc de cette Amérique que décrit si bien Michael Moore sera passé à côté, un demi siècle durant. Par crainte sans doute de perdre le contrôle, par peur de la transe et de ses excès, car c’est bien de cela qu’il s’agit, de transe. C’est l’état dans lequel sont plongés ceux qui l’acceptent comme guru.
Eternel membre de la secte, je reprendrai juste pour conclure une citation des Fu-Schnickens : « The funk make me gispsy ». Et j’invite tous ceux pour qui la pertinence de cet article n’est pas une évidence à mettre la main sur « The Payback », « Hell » ou « Black Caesar ». Get Into It !

Posted: octobre 8th, 2004
Categories: musique
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