
Voilà le nom du festival qui regroupe désormais les anciennes manifestations Piratages et Cake and Milk auparavant respectivement organisés par la Guinguette Pirate et le Batofar. Le lieu est différent mais l’esprit est resté égal à lui-même pour le plus grand bonheur de ses nombreux aficionados.
Sous la plage c’est donc le même concept que les après-midi qu’organisait le Batofar sur le quai François Mauriac sauf que cette fois-ci il faut descendre la Seine de quelques kilomètres, passer du 13ème au 15ème arrondissement et atterrir sur le Quai de Javel, à la jonction avec le Parc André Citroën qui fait office de chill out géant, le temps de quelques performances sonores. Le secret de la réussite des ces dimanches très hype c’est la gratuité bien sûr qui attire les Parisiens comme les ours sont attirés par le miel. Tout le petit microcosme de la fête est là. Avec Evian et OCB comme sponsor, cette petite masse de nains-dépendants ne risque pas de créer une émeute. La bière coule à flot et c’est dans une quasi-indifférence que se succèdent les artistes sur la micro scène installée les pieds dans le fleuve.
La caractéristique de ces apéros c’est l’alliage surréaliste de l’ambiance famille et musique underground. Du coup on peut voir passer des tout petits ou des très vieux devant des murs d’enceintes crachant violemment un son lourd aux confins du dub, du hip hop et de l’electro. La qualité du son est irréprochable et c’est non sans plaisir qu’on a pu assister hier à un live de l’étonnant rappeur d’Halifax (au Canada) Buck 65. De l’autre côté du jardin, là où la musique se fait moins forte, qui de la capoeira, qui du taï shi shuan, qui de la méditation transcendantale, qui du pique-nique dans l’herbe, qui du bronzage intensif ou pour les plus courageux du jeu de ballon ou de disque volant se partagent une pelouse digne du château de Windsor.
Entre biberons et pétards, entre badauds et fêtards, entre crapauds et têtards, le mix est réussit et c’est dans ces moments là qu’on se dit que Paris a quelque chose de Berlin, de Barcelone ou de New York, qu’on a beau être en période creuse, on est quand même super bien ici, au centre du monde et ça c’est cool.