News for mars 2003

LA GAITE LYRIQUE

Parce que personne ne sait les secrets que renferment les portes cochères parisiennes, la surprise est une fois de plus au tournant. Entre le Boulevard Sébastopol et la station de métro Arts et Métiers se trouve le lieu qui deviendra bientôt à n’en point douter un incontournable de la vie culturelle à Paris.
L’ancien Théâtre de la Gaité Lyrique fait partie de ces bâtiments qui, à la manière d’un sadu indien, n’en finissent pas de se réincarner. C’est peut-être là sa huitième vie qu’il entame et ce après une période de purgatoire de plus de 10 ans, période pendant laquelle il était totalement fermé au public, abandonné, livré à l’épreuve du temps et de l’oubli. Après avoir été un théâtre pendant plus de deux siècles, l’immeuble était devenu à la fin des années 80 une espèce de parc d’attraction dédié aux enfants et à leurs rêves. Lorsqu’on visite le lieu dont les portes commencent doucement à s’entrebâiller depuis octobre 2002, on y découvre les mondes engloutis du divertissement enfantin de cette époque : Inspecteur Gadget, les Cités d’Or, la conquête de l’espace, Barbie et les Bisounours… L’endroit est tellement surréaliste qu’il est déconseillé d’absorber quoi que ce soit avant de s’y rendre tant les conséquences pourraient être désastreuses pour un esprit non préparé, sans parler du choc émotionnel.
Mais si l’endroit s’ouvre petit à petit au public, ce n’est pas pour satisfaire la nostalgie de quelques amateurs de friches urbaines et de retour en enfance mais pour laisser place à une toute nouvelle aventure, celle d’un centre consacré à l’art du multimédia qui occupera désormais les locaux toujours aussi magiques et qui devrait être définitivement opérationnel à l’horizon 2006. La Gaité Lyrique s’apprête donc à renouer avec sa vocation éternelle, celle de recevoir le public et de le faire rêver. A la vue du spot, on ne peut être qu’optimiste en ce qui concerne la réussite du projet. Le cadre est indescriptible et rien ne vaut une visite pour prendre la mesure de l’événement futur. A mi-chemin entre la BNF et le Palais de Tokyo, la Gaité Lyrique pourrait bien devenir un centre de branchitude de tout premier plan et un sérieux concurrent pour Beaubourg notamment en matière de performances artistiques.
En effet, même si le programme de ce qui se passera là-bas est à ce jour encore assez flou, on parle de manifestations musicales, graphiques et électroniques… Vaste programme donc et beaucoup de promesses pour les mois et les années à venir dans ce théâtre d’opération dont Trofor.com est heureux d’annoncer à toutes et à tous la renaissance.

Posted: mars 28th, 2003
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TAIWAN FILM FESTIVAL

Pour la cinquième année consécutive, les écoles de cinéma du monde entier étaient représentées à Taipei afin de mettre en compétition les films de leurs étudiants. Des courts métrages donc qui permettent de s’imaginer ce que sera la scène cinématographique du futur.
Bien que bénéficiant d’une représentation sur place, Trofor.com ne pourra pas vous en dire beaucoup sur le contenu artistique des films parce que notre envoyé spécial était trop occupé à sympathiser avec la population locale et à succomber aux charmes de la ville. Le palmarès ne nous a pas échappé pour autant et c’est le Suédois Marten Klingberg qui a obtenu le premier prix avec <i>Viktor and Brother</i>, la deuxième place du podium étant occupée par l’Israélien Eran Merau. Dans l’ensemble les films étaient de très bonne qualité et avaient tous un caractère national très prononcé, les préoccupations de chaque pays se retrouvant dans leur cinéma. Il faut croire que la standardisation des esprits n’a pas encore gagné la planète toute entière.
Loin du luxe mais dans la plus grande hospitalité taiwanaise, les participants en ont profité pour découvrir une ville de 2,65 millions d’habitants qui n’a rien à envier aux plus grandes mégapoles mondiales. Parmi les bons plans on retiendra la discothèque la plus chaude de la ville le <i>Global Underground Village</i>, la dégustation de serpent dans les restos du centre ville (avec mise à mort de la bête en public), et l’incontournable visite des Spring Roll qui sont des sources d’eau chaude dans la montagne où les Taiwanais aiment venir se baigner nus pendant des heures. Le Musée d’Art Moderne de Taipei vaut également le coup d’œil ainsi que son superbe métro aérien qu’on aperçoit dans le film <i>Yi Yi</i>.
On pourrait croire au regard de ce modeste compte rendu qu’il s’agit d’un véritable festival pour touriste mais ce n’est pas le cas. Il s’agit avant tout de rencontres cinématographiques cosmopolites et s’il y a des à côtés c’est que les étudiants contrairement à certains de leurs aînés ont encore le sens des priorités.

Posted: mars 23rd, 2003
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MAUVAIS WESTERN

Il ne reste plus que quelques heures avant l’expiration de l’ultimatum que les Etats-Unis ont adressé lundi à l’Irak. Au delà du carnage militaire que s’apprête à perpétrer l’Amérique au nom de sa politique de défense et au mépris des institutions internationales, on peut s’attendre à un bon paquet de conséquences désastreuses : les victimes civiles irakiennes qui au nom du désarmement de leur pays vont goûter à l’arsenal très conventionnel de la plus grande armée du monde, le sort des Kurdes qui risquent vraisemblablement d’être livrés à leurs meilleurs amis les Turques loin des caméras de télévision, la catastrophe écologique que prépare peut-être Saddam avec la technique de la terre brûlée et l’incendie des gisements de brut comme au Koweït, l’occupation américaine de l’Irak qui se heurtera nécessairement à une farouche résistance intérieure une fois les mouvements de troupes terminés, etc… Car si les Américains installent manu militari un nouveau régime à Bagdad, qui peut dire s’ils ne planteront pas là la graine d’une troisième Intifada ? Bref l’avenir est plus que sombre et une fois passé le petit sentiment de fierté que certains Français ont pu ressentir lors de l’affrontement diplomatique mondial qui a précédé cette phase du conflit, l’heure est à la consternation et à la déprime face à l’inéluctable jeu de massacre auquel vont se livrer les Alliés dans les heures qui viennent. Encore un juge américain qui prononce la peine de mort, encore une décision de justice américaine qui s’impose au delà de ses frontières, encore une goutte d’eau pour faire déborder le vase de la colère. Non, non et non à ceux qui jouent perso et qui refusent la règle démocratique. Un état qui ne se soumet ni au vote ni au juge ne peut pas prétendre incarner la démocratie et la liberté. Napoléon a fait naître l’Empire sur les cendres de la révolution, que fait Bush ? On vous avait pourtant dit de laisser l’aigle aux Albanais…

Posted: mars 19th, 2003
Categories: idées
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BLACK CUBA

Le premier film de Pierre Maraval est sorti la semaine dernière sur quelques écrans et passer à côté serait une grave erreur. On y découvre l’envers du décor de la Havane et d’un Cuba qui évoque plus Raekwon que Wim Wenders.
<i>BLACK</i>, c’est son titre, raconte l’histoire de Dayana une jeune prostituée noire qui évolue dans l’univers impitoyable des gangs cubains. C’en est fini des chemises col pelle à tarte et des grosses cylindrées américaines, de l’ambiance bon enfant de la musique traditionnelle et des glaces au coin de la rue. Place au réel : Rap, drogue, violence, machisme et corruption sont les ingrédients de ce polar décalé qui tranche avec le cliché habituel et son charme nostalgique. On atterrie dans le Cuba d’aujourd’hui, dans son ghetto et on y découvre la dure réalité de la condition féminine.
Bien sûr il serait malhonnête de prétendre que ce film est parfait et les erreurs inhérentes à un premier film sont au rendez-vous. Le son, bien que servis par une collection de morceaux bien choisis (Missy Elliott, Mangu, Los Van Van, Orichas…), n’est pas toujours de la meilleure qualité et le rythme du film a parfois quelques faiblesses mais ce n’est rien au regard de l’extraordinaire richesse de l’observation de ce milieu secret et des petits détails qui font de <i>BLACK</i> un film quasi documentaire. Au cœur d’une communauté ultra fermée et auto-régulée où se mêlent culture américaine et tradition Yoruba, qu’adviendra-t-il de Dayana la curieuse…
Pour le savoir, pour soutenir cette production anti-hollywoodienne et en finir avec l’image d’Épinal d’un cuba qui n’existe plus, pour découvrir les tribulations d’une femme courageuse et déterminée confrontée à la férocité des cailleras cubaines allez voir <i>BLACK</i>.

Posted: mars 11th, 2003
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MO’ BEUJ

En parisien moderne ça veut dire plus de jambes, mais c’est aussi le nom d’une rue – et d’une ville mais ça c’est une autre histoire – où s’est déroulé samedi dernier une fête qui stigmatise le retour en force de la house made in France. Son fer de lance se nomme ARK. Après avoir fait trembler les bacs depuis plus d’une année avec une série de maxis aux noms évocateurs tels que Sidérurgie Esthétique, De Derrière Les Fagots ou Absolut Abstract, ARK confirme par le live son potentiel ravageur. Jusqu’au-boutistes et survoltés, lui et ses associés (DJ KOOCE entre autre) affectionnent un son radical qui flirt avec l’avant-gardisme et qui réussi l’exploit de faire bouger un des publics les plus mou du monde : les Parisiens en soirée. ARK et son sound-system possèdent clairement des armes de destruction massives et lorsque ces bombes atteindront les dancefloor d’outre Atlantique, la France risque plus que jamais d’être considérée par l’oncle Sam comme l’ennemi public numéro un, un, un , un, un…

Posted: mars 10th, 2003
Categories: musique
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FRANCIS PICABIA

Il ne vous reste plus qu’une semaine pour foncer au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris aller prendre une énorme claque picturale et mentale. Francis, peintre multicarte, donne autant matière à contemplation qu’à réflexion.
Qualifié « d’artiste pour artistes », l’intelligence de son approche de l’art n’a pas perdu une once de pertinence et constitue aujourd’hui encore une référence. Le Dadaïsme est une des formes que prendra ses délires mais il ne cessera jamais de pousser toujours un peu plus loin sa soif de créativité et d’expérimentation. Jusqu’où est-il allé me demanderez-vous alors et bien jusqu’en 2003 au moins. En effet, son travail est d’une stupéfiante modernité et il semble avoir dès les années 20 pisté tous les enjeux de l’art contemporain. Par exemple il est le premier à signer sa signature en guise d’autoportrait ce qui évoque naturellement avec force la démarche du graffiti d’aujourd’hui.
Provocateur, agitateur, kiffeur, Picabia laisse apparaître dans de nombreuses toiles le plaisir que lui procure la peinture et qui lui sert manifestement de moteur dans sa création. L’impact qu’ont sur lui les procédés photographique et cinématographique ne peut être sur-estimé et ils lui inspireront une série connue sous le nom de <i>Transparences</i> où il joue avec les couches de ses tableaux comme on manipule aujourd’hui les calques de Photoshop. L’univers médiatique est passé au crible par ce peintre qui sera aussi directeur de revue, romancier, poète et scénariste entre autre.
Au-delà de l’intérêt évident que présente Picabia d’un point de vue artistique, historique, culturel et intellectuel, signalons deux raisons majeures de ne pas rater cet événement : d’une part ses proportions puisque le nombre d’œuvres exposées est vertigineux ce qui permet d’en saisir l’immense diversité, et d’autre part l’extraordinaire plaisir aussi stimulant qu’excitant qui en résulte.

Posted: mars 8th, 2003
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ELEKTROPOLITAIN

Un peu d’info pour les amateurs de son, un nouveau dealer vient d’ouvrir ses portes et il a pignon sur boulevard. Son nom évocateur Elektropolitain donne le ton et son créneau unique sur Paris, le vinyle électro d’occasion, devrait en faire un incontournable.
A l’origine il y a Silly Melody, disquaire et libraire d’occasion au 14 boulevard Saint-Michel. Ce magasin existe toujours et continue à pratiquer le commerce du disque mais il s’est séparé de tout son stock de son électronique pour créer une nouvelle boutique à quelques centaines de mètres de là : 69 boulevard Saint-Germain. Elektropolitain a ouvert ses portes en décembre 2002 et propose donc tant en quantité qu’en qualité de l’électro c’est à dire de la House, de la Techno, de la Drum’n’Bass, du 2 Step enfin tout ce qui est fait avec des machines et qui énerve les voisins.
La production de son électronique qui existe à grande échelle depuis 15 ans maintenant n’a jamais cessé d’être éditée sur vinyle pour des raisons évidentes de dee jaying. Aujourd’hui, il est de plus en plus difficile de trouver des morceaux qui commencent un peu à dater et la plupart des disquaires en la matière restent à l’affût des nouveautés donc souvent incapables de combler les attentes de certains mélomanes ou DJ amateurs de voyages dans le temps.
Et oui, la nostalgie du 20ème siècle commence ici, les premiers Mo’Wax, Stricly Rythme, Relief Records et autres Planet-e seront bientôt des raretés introuvables mais vous savez désormais où aller les chiner. Cerise sur le gâteau, l’équipe qui fait tourner le shop est emmenée par la délicieuse Kimo et sait accueillir le chaland avec le smile bien sûr.

Posted: mars 6th, 2003
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UGO RONDINONE

Plus discret que Stark, Rondinone squatte à son tour une des salles d’exposition du désormais sacro-saint temple de l’art consommable et grand public : Beaubourg. Après l’électroménager au musée, c’est la rue qui reprend le haut du pavé.
Ugo Rondinone, citoyen helvétique est un de ces artistes dont la longévité interdit de confirmer son appartenance à telle ou telle mouvance. Disons qu’il est proche de la grande famille des Nouveaux Réalistes même si ça peut avoir un côté un peu réducteur. Dans un esprit proche de celui de Raymond Hains, il mène une réflexion graphique et psychologique sur la ville en utilisant cette fois-ci le procédé vidéo. L’exposition dont il est question se résume à la présentation d’une œuvre unique mais conséquente, commandée par le Centre Pompidou.
<i>Roundelay</i>, c’est son titre, se présente comme un réceptacle à spectateurs composé de six écrans géants disposés de manière hexagonale. Sur ces écrans sont diffusés six films montés avec précision et efficacité, diffusant des images de la dalle Beaugrenelle et de deux personnages qui évoluent dans ce décor, le tout sur une musique et à un rythme organique rappelant celui d’une respiration. On retrouve des plans qu’on aurait pu voir dans une vidéo de graffiti, de cages d’escaliers, de longs murs et de tours monumentales, c’est à dire la réalité contemporaine d’un certain type de paysage urbain.
La ville et son énergie perdue, voilà peut-être un des thèmes abordés par Roundelay, œuvre polysémique dont les autres sens se révèleront à chacun, selon sa sensibilité et son degré personnel de capacité de contemplation et d’abandon. L’expo aura lieu du 5 mars au 28 avril et constitue un must pour tous les amateurs d’exploration esthético-ambulatoire.

Posted: mars 5th, 2003
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MUTANTS CONTRE LE TEMPS

Quand la mélodie est triste … et le refrain aussi : voilà la marque de fabrique du Mutant Clan, aussi connu sous le nom de Fondation Métisse. Son unique production à ce jour, <i>Mutants Contre Le Temps</i>, est sortie en 2002 sur le label obscur, indépendant et donc pratiquement pas distribué : Autarcie Prod.
Quelques têtes connues conduisent néanmoins vers ce petit bijou : Les Professionnels regroupant Frédéric Lansac et Xanax, tous deux issus du groupe culte de la scène rapologique parisienne, les Svinkels. Cette sous-division du svink est accompagnée de DSL, Basse Vision, Gen-si, Medhi l’Affranchi, Lin Ves, Picci, Chéravif et E-man. Le Mutant Clan propose un son cru et manifestement produit sans contrainte. C’est entre autre cette mauvaise facture, ce côté un peu keusse, voir même poucard qui donne toute son authenticité et toute sa saveur à un album plongé dans une ambiance de chaos urbain post punk évoquant à bien des égards le <i>Brooklyn Zoo</i> de Ol’Dirty.
Sur les treize titres de <i>Mutants Contre Le Temps</i>, il y a donc cette ambiance générale d’apocalypse sonore d’une grande fraîcheur minimaliste, mais il a surtout une perle, un trésor. Cette perle c’est <i>Bienvenue Sur Terre</i>, le morceau parmi les morceaux. Sur un refrain à la fois millénariste et prophétique, Xanax égraine ses phases avec une décontraction verbale digne de Gainsbourg. Lorsque le dépouillement musical est mis au service d’une variété moderne de blues urbain, le jazz replonge alors ses racines au plus profond de la Terre à travers toutes les couches de bitume et le rapport au son en devient tellurique.
<i>Bienvenue sur Terre</i>, est un morceau conçu pour durer et qui a de bonnes chances de remporter son combat contre le temps. Une prière, une incantation, un écho, une complainte, impossible d’identifier clairement cette œuvre originale qui résonne dans la tête de ceux qui l’écoutent comme le glas du vingtième siècle.

Posted: mars 4th, 2003
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ECRAN DE FUMEE

Well it’s politics time again comme le soulignait si bien Buju Banton, are you gona vote now ? Ajoutait-il d’ailleurs. Aucune élection en perspective pourtant mais un climat étrange du tout politique, focalisé sur les nouvelles tempêtes du désert et autres trompettes de Jéricho. Pour continuer dans la citation de circonstances on pourrait ajouter les marchands d’armes contents, cool, la guerre vue d’un fauteuil d’IAM, paroles tirées d’un morceau de 95 J’aurais pu croire que l’on ne pensait pas réécouter en 2003 dans des circonstances aussi proches de celles dans lesquelles il fut composé. Le bellicisme international toujours et encore sur le devant de la scène médiatique, à croire que quelques intérêts catalysent la poursuite de cette confusion-débat qui occupe si efficacement les esprits et occulte si bien les politiques intérieurs de chacun. La récente visite de Chichi en Algérie, tout comme la fameuse Année de l’Algérie en France (même si vient s’y glisser telle ou telle manifestation de qualité), ne sont que des gesticulations politico-médiatiques destinées à faire reluire les huiles en présence et à renforcer l’assise électorale des uns et des autres, bref : de la pub, de l’auto promo, du political star system. Lorsqu’il s’agit de bains de foule ou d’écraser une larme devant les caméras il y a toujours des candidats mais pour promouvoir la liberté de la presse, instaurer la paix civile ou délivrer des visas, il n’y a plus personne. Ce voyage en Algérie est celui de l’hypocrisie avec un grand H comme dans hypnose et dans hydrocarbures. Au fait, les you-yous pendant la Marseillaise c’est considéré comme un honneur ou comme un outrage Monsieur le président ?

Posted: mars 3rd, 2003
Categories: idées
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