
Jahspora sound system strikes again ! Le sound system parisien et international réussi le tour de force de sortir une mixtape qui rassemble 30 morceaux inédits dans une incohérence parfaite que seul l’esprit de Jahspora et le titre « Metling Pot » pouvait vaguement fédérer…compte rendu :
La recette imaginaire de cette cassette aurait pu être : prenez une grosse marmite de son, ajoutez-y les toasts et les chants fraîchement cueillis au microphone polyglotte, laissez mijoter en studio dans du beurre de riddim et assaisonnez régulièrement à base de touche personnelle. Difficile donc d’être en phase avec tous les styles proposés tant ils sont divers. Mais les performances de Lyrikson, Cheikh Ly, Manu du groupe Baobab, Livia, Atypik, Mickey Obiah, MC Datse, Murry Man et d’autres encore sont tout bonnement énorme. Il y a donc des perles dans le Melting Pot mais pas seulement.
Certains morceaux sont vraiment desservis par leurs textes et n’ont pas rencontré la faveur de leur critique. Dommage donc pour l’ensemble de la cassette qui est rendue assez indigeste par ces moins bons moments qui contribuent à diluer les meilleurs. On espère surtout pouvoir suivre certains artistes qui donnent là un aperçu impressionnant de leur potentiel et de leur talent.
Verdict : choppez cette cassette, c’est du international dancehall 2002 made in Paris plein de style original. C’est aussi l’occasion d’entendre pour la première fois les riddims originaux et exclusifs de Digital Indian alias Agni San et rien que pour ça ça vaut le coup.
Posted: décembre 19th, 2002
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« Pour faire un film, premièrement, une bonne histoire, deuxièmement, une bonne histoire, troisièmement, une bonne histoire » : si David Lynch entendait cette citation de Henri-Georges Clouzot, il ferait sans doute une drôle de tête mais ça ne serait rien à côté de la tête que ferais Clouzot s’il voyait Karine.
Le premier long métrage de Virgil Vernier emmène le cinéma vers son point de rupture. Au delà de l’anticonformisme, au delà des dogmes, ce film est ce que les mauvaises langues appelleraient un anti-film. Son aspect formel bouscule le spectateur en lui assénant une quantité d’images et de sons d’une brutalité rare, dépourvu de tout artifice et par là même de tout traitement. Comme vous l’avez compris, il n’y a pas vraiment d’histoire ou de pitch dans Karine, il s’agit plutôt de plusieurs histoires, accompagnée de plusieurs commentaires (voix off). Les images, les sons, les personnages et leurs histoires, tous perdus dans le même tourbillon d’incompréhension et de démence, d’indifférence et d’impuissance.
Grandir, quitter le monde de l’enfance et de ses doux rêves, apprendre à changer, on peut évidemment trouver moult significations au film à posteriori. Mais le comprendre vraiment est quelque chose d’exclu. Jamais 82 minutes n’ont parues aussi longues. Virgil Vernier a le mérite d’avoir réaliser deux films en un. Un film dans la forme dont le moins qu’on puisse dire est qu’il est sans prétention : d’une trashitude hors du commun, pas d’acteurs, pas ou peu d’éclairages, pas de maquillage, pas de décors artificiels, pas de mixage du son, un montage minimaliste, une musique minimaliste, etc… Et un film dans le fond dont le mérite se dévoilera sans doute au cours du temps et qui reste finalement très lié à la forme : les personnages et leurs problèmes, tels qu’ils sont.
Enfin un peu de vérité. Certes ça n’est pas toujours très agréable la vérité, c’est parfois blessant, parfois cruel, parfois tout simplement chiant mais on ne remerciera jamais assez ceux qui la délivre. Virgil Vernier a réussi à rassemblé cette galerie de portrait de lui-même à travers les autres, chose que nous faisons à longueur de journée sans jamais penser à en faire un film : c’est fait.
Posted: décembre 11th, 2002
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Comme à son habitude, Trofor.com accuse un certain retard et c’est à l’occasion de la sortie du deuxième film consacré au jeune sorcier qu’est publiée la chronique du premier tome de ses aventures : Harry Potter à l’école des sorciers…
Publié pour la première fois en 1995, le livre de Joanne K.Rowling est déjà un classique de la littérature enfantine et ne pas l’avoir lu représentera très bientôt une grave lacune culturelle. Le phénomène Harry Potter est singulier en ce sens qu’il n’a rien, malgré les apparences, d’une vaste manipulation marketing. Il faut le lire pour y croire. Bien sur les proportions prisent par le succès de cette saga ne peuvent être pleinement méritées mais il n’y a pas de fumée sans feu et à l’origine de tout ce tapage médiatique, il y a un livre éblouissant.
Eblouissant de simplicité, une évidence, un conte comme il devrait être écrit dans un style sobre et moderne, ne s’embarrassant ni de détails inutiles, ni de réflexions trop poussées. On a venté les talents de son auteur mais on pourrait aussi faire l’éloge de son absence de talent. En considérant que la traduction n’a pas trop dégradé le texte original, on peut dire que l’absence de style de l’auteur renforce la narration et sert le livre ! Sans vouloir faire de mauvais jeux de mots, la formule secrète de Harry Potter n’est pas si éloignée que ça de la formule à 10€ de chez Léon moules et frites.
Un plaisir simple donc à côté du quel il serait dommage de passer. Lire Harry Potter c’est comme manger des bonbons, ça ne rend pas nécessairement meilleur mais c’est tellement bon et en plus c’est une cure de jouvence pour les moins jeunes : deux bonnes raisons de lire le livre.
Posted: décembre 9th, 2002
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