
C’est l’événement incontournable de ce début d’année 2002 : l’ouverture au public du « nouveau » Palais de Tokyo. Pendant une semaine, ce lieu désormais consacré à l’art plastique et à la création contemporaine, a ouvert ses portes gratuitement à une foule de Parisiens curieux et bien souvent sceptiques.
Il faut dire que la rumeur allait bon train au sujet de ce nouveau Musée. Et c’est avec un empressement, pour ne pas dire une impatience, quasi incontrôlé que les forces vives de la scène artistico-mondaine de la capitale se sont précipitées là-bas histoire peut-être d’être les premiers à mettre le pied dans la grotte, il paraît que ça porte bonheur. Bref, un véritable concours de hype pour cet endroit déjà tendance avant même d’avoir fait ses preuves. Et comme pour tous les évènements trop attendus, la déception était au rendez-vous pour certains. Mais au-delà de l’effet d’annonce et de l’épiphénomène de sur-fréquentation temporaire, il reste un Musée qui ne veut pas en être un et qui mérite sa chronique.
Pour Trofor.com, le Palais de Tokyo est une promesse plus qu’une prouesse. Le sentiment de vide ressenti par de nombreux visiteurs s’explique. Il y a pour le moment relativement peu d’œuvres exposées. Le concept est tellement présent qu’il en occulte la matière. Jusqu’alors, seuls quelques peintres avaient osé ce qu’ont fait les responsables de ce Musée : l’arnaque à l’art contemporain. Minimalisme, concept, installation et performance font d’un échafaudage de chantier la plus belle sculpture contemporaine. Ce Musée qui prétend que l’art est partout en apporte la preuve car on a bien l’impression en en sortant que l’on a rien vu.
Mais ne crachons pas dans la soupe (même si c’est déjà fait), ce genre de lieu qu’on imagine à Berlin ou ailleurs sera certainement comme une bouffée d’oxygène pour Paris, asphyxiée par le classicisme de ses Musées vraiment trop « normaux ». Un peu de délire donc et de bordel sont les bienvenues. En guise de conclusion, cette formule dont je suis assez fier :
On sort du Palais de Tokyo comme on y entre, plein d’espoir.
Ouvert au public de midi à minuit tous les jours sauf le lundi. Palais de Tokyo, 13, avenue du Président-Wilson, Paris-16e (01-47-23-54-01).
Posted: janvier 31st, 2002
Categories:
expo
Tags:
Comments:
No Comments.
Où en est la peinture mondiale en ce début de millénaire ? C’est à cette question que vient partiellement répondre l’expo qui a lieu en ce moment et jusqu’au 3 mars 2002 au Musée d’Art Moderne ( MAM ) de la Ville de Paris.
La peinture qui est certainement un des arts les plus anciens est comme le théâtre. Il y aura toujours des personnes pour le pratiquer et le faire évoluer en temps réel. Comme la musique, la peinture réagit directement aux évolutions sociales et politiques. Et les techniques continuent elles aussi à évoluer, même si peindre peut paraître archaïque aujourd’hui. La peinture conserve une force ultra violente due, entre autre, à ce qu’elle a de commun avec le Jazz, une certaine pauvreté, un certain dépouillement de moyen qui sert sa brutalité.
Urgent Painting c’est le nom de cette expo du MAM si difficile à décrire. Difficile parce que c’est comme un panorama. Des artistes d’un peu partout sur la planète, surtout des Européens, apportent des éléments de réponse à la question « J’aimerais bien savoir ce que ça donne la peinture aujourd’hui ? ». A voir absolument, le diptyque d’un polonais dont j’ai oublié le patronyme, représentant des scènes assez trash de films ambiance série B américaine avec les bandes noires horizontales si caractéristiques des films en cinémascope. Mais il y a plein d’autres choses et comme vous pouvez l’imaginer c’est assez visuel.
C’est demi-tarif pour les chômeurs, et c’est juste à côté du Palais de Tokyo qui vient de réouvrir. Une double bonne raison de se rendre dans ce coin franchement poucard de Paris, Iéna.
Posted: janvier 21st, 2002
Categories:
expo
Tags:
Comments:
No Comments.

Pour bien commencer l’année 2002, allez donc profiter de l’expo que propose actuellement et jusqu’au 24 février la fondation cartier pour l’Art Contemporain. Ça c’est du ghetto riche underground !
Si vous ne connaissez pas le lieu, sur le Boulevard Raspail à proximité de la place Denfert Rochereau, le déplacement en vaut déjà la chandelle, rien que pour le bâtiment qui pète vraiment. L’événement qui se déroule là-bas en ce moment est purement photographique et vous fera découvrir l’Américain William Eggleston considéré comme un pionnier de la photo couleur et un maître du petit boîtier. Effectivement, ça cartonne.
Certainement un grand technicien cet Eggleston avec ses techniques perso de genre dye-transfer et autres traitements de la couleur… Il n’y a pas vraiment d’autre fil conducteur dans ses clichés que l’art de photographier et de tirer. Son environnement nous apparaît avec la fraîcheur du technicolor ! Et le voyage graphique et esthétique dure tout au long du parcours des quelques 250 photos accrochées.
Cette expo bénéficie du label de qualité Trofor. Allez-y et n’hésitez pas à commenter cet article pour partager vos réactions, c’est le côté interactif de la chose.
Posted: janvier 6th, 2002
Categories:
expo
Tags:
photo
Comments:
No Comments.