News for the ‘musique’ Category

VILLETTE SONIQUE YOUTH

Cannes, Roland Garros, tout ça c’est de la merde ! Heureusement il y a La Villette et son putain de festival : La Villette Sonique. C’est le grand rendez-vous annuel des amateurs de musique, de ceux qui ont opté pour l’underground et qui n’ont pas spécialement l’intention d’en sortir.
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Posted: mai 27th, 2009
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CAT, DEMUS, BANTON, RANKS ET COMPAGNIE

jamaica

Il est loin, il est loin le temps béni du Dance Hall. 23 ans maintenant depuis son apogée en 1986 avec l’avènement du digital. Alors je pose la question, est-ce qu’en 2009 le raggamuffin intéresse encore quelqu’un ?

On s’en fout ! Trofor est là pour parler de ce qui n’intéresse que les vrais. Ainsi, les vrais savent. Le saviez-vous, Super Cat, Junior Cat, Top Cat et Alley Cat sont cousins. Ainsi Chaka Demus, Nico Demus, Junior Demus sont également de la même famille. Que penser alors des liens de parenté qui peuvent exister entre Buju, Cudjo, Burro, Mega et Pato Banton ? Ça laisse rêveur. Sans parler de la famille Ranks, dont on peut dénombrer au moins trois membres illustres : Cutty « The Butcher », Nardo et bien sur « Mista Loverman » j’ai nommé Shabba. Dans l’univers du toast et de sa créativité débridée, les noms et les surnoms, des personnes, morceaux, sound systems, studios, labels voir quartiers, s’entremêlent et se confondent dans une mythologie savante faite d’érudition et de mots de passe qui donne envie à l’amateur éclairé de s’écrier : yes aïe, rastafaraï !
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Posted: mars 6th, 2009
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SEFYU MOLOTOV

molotov

Le rap Français a toujours besoin d’un haut parleur, d’un représentant officiel. Il s’est trouvé un serviteur de choix dans la personne de Sefyu. Véner, sombre et talentueux, celui qui se présente comme le crouille, le sénégalo ruskov, mérite bien sa place de numéro un.

Trofor arrive bien en retard sur ce coup mais en même temps, il fallait vérifier qu’il ne s’agissait pas d’un feu de paille mais bien d’un réel talent. Les années confirment donc la première impression laissée par l’album « Qui Suis-Je ?» paru en 2006. Le rappeur d’Aulnay-Sous-Bois dont la voix incendiaire incinère tous prétendant au titre vient de sortir un nouvel album le 12 mai dernier « Suis-je le gardien de mon frère ?». Bien que les titres de ses albums soient des questions, le mystère de Sefyu s’élude peu à peu et laisse apparaitre le nouveau porteur de flambeau. Le nouveau numéro un est là. Son album cartonne et il le mérite.
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Posted: juin 9th, 2008
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RICK ROCK BEATS

Toujours dans la mouvance hyphy de la baie de San Francisco, the Yay Area, vous devez, si vous ne voulez pas mourir idiot, connaitre Rick Rock. Rien à voir avec Chris Rock, Kris Kross ou Rick Ross, bien que noir américain à tendance hip hop, Rick Rock c’est encore un autre trip.

On apprend sur la version anglaise de wikipedia que son vrai nom est Ricardo Thomas, ça, et quelques références discographiques mais pas grand chose d’autre. Le reste des écrits sur le lui n’en disent pas d’avantage, ils se contentent de le comparer à Dr.Dre, Timbaland, The Neptunes et Scott Storch. Le plus souvent, il est précisé qu’il a produit une grande partie des morceaux de E-40, ainsi que tous les morceaux de son groupe perso Federation et dans les bios les plus détaillées et les plus à jour, on apprend également qu’il a participé aux deux derniers albums de Snoop « Tha Blue Carpet Treatment » avec un bon sample de Digable Planets et « Ego Trippin ». Bref on comprend que ça doit être un bon mais nulle part il n’est expliqué pourquoi ni comment. Autant dire qu’aucun critique ne s’est encore penché sur son cas. Coup de bol, moi qui vais être le premier, je l’adore, je vais pouvoir l’encenser sans retenue.
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Posted: mars 28th, 2008
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INNA DI RUB A DUB STYLE

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Yellowman, Toyan, Barrington Levy, Little John, Charlie Chaplin, Michigan and Smiley, autant de noms qui illuminent le Panthéon du rub a dub mais qui malheureusement n’évoquent rien chez le simple mortel, ignorant la substantifique moelle gargantuesque de l’existence.

Le rub a dub est une chance, c’est comme la foi. Ceux qui l’ont, ceux qui croient en la puissance du flow, à l’effet de ces phrases scandées, à l’énergie rythmique de l’intarissable logorrhée verbale qu’on appelle toast, ceux là, qui pour la plupart connaissent ceux-ci, ceux là sont chanceux, car ils détiennent un énorme kif, aux portes du cerveau et même jusqu’en son sein grâce au truchement névralgique de l’oreille ainsi qu’à celui d’autres organes sensoriels tous parfaitement réceptifs. Le rub a dub est une expérience totale, corporelle et englobante. C’est une attitude quasi méditative par rapport à la musique, une approche presque mystique qui implique l’adhésion de l’auditeur, son implication, sa croyance en la magie et aux rites.
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Posted: mars 26th, 2008
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ITALIANS DO IT BETTER

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Sur les conseils de DJ Sundae, une fois de plus, j’ai fait la récente découverte d’un nouveau label dont tous les albums sont, excusez du peu, distribués chez Colette, rien que ça, rue du Faubourg Saint Honoré, oui Madame, à côté du Ritz, oui Monsieur.Et pour cause, ce petit label indépendant New Yorkais qui n’a rien d’italien, donne dans le luxe, dans le raffinement, dans la sophistication, dans le glamour chic bref dans tout ce qui fait la tendance…

Mais il ne s’agit pas là d’une tendance temporaire, d’un effet de mode, d’une nouvelle frivolité qui durera deux mois. Dans deux mois, certes les albums d’Italians do it better ne seront plus en ventes dans les boutiques fashions, ils n’en resteront pas moins des excellents albums d’une musique, qui, comme toutes les bonnes, restera intemporelle.Allez, mettons le dans une case lui aussi : post-disco, electro-pop. C’est du New york undeground, de la blondiefication des esprits, du punk plein d’amour, de la BO de film X des années 70, de la dance pour jeunes vieux, etc.
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Posted: mars 13th, 2008
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MGMT POUR MANAGEMENT

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C’est sous cet acronyme imprononçable que se cache un duo d’une fraîcheur à faire reprendre son clavier et à partager avec le plus grand nombre ce que certains n’hésitent pas à qualifier de sensation musicale de ce début d’année 2008.

On sait peu de choses sur eux mais le choc est trop grand pour les passer sous silence. Ils sont deux, Andrew Van Wyngarden et Ben Goldwasser, ils sont jeunes, 23 et 24 ans, ils sont Américains, voir même New-Yorkais et par dessous tout ils sont extrêmement doués. Ces deux musiciens qui se sont rencontrés voilà 4 ans à la fac forment le groupe MGMT qui se prononce différemment qu’il s’écrit à savoir Management. Ça vous rappelle peut-être Chick Chick Chick (qui s’écrit !!!) et la ressemblance ne s’arrête pas là. Tous comme Chick Chick Chick, Block Party, CSS ou the Rapture, MGMT est un groupe authentiquement post an deux mille. Même si leurs influences sont très nettes et que les références à Pink Floyd, Led Zeppelin ou David Bowie sont évidentes, ils produisent néanmoins une musique totalement neuve. Nourrie de synthétiseurs, de sampleurs, de société de consommation et d’overdose du spectacle médiatique permanent, le premier de leurs ingrédients semble pourtant une énergie débordante ou, comme dirait Bob Marley lui-même, une Positive Vibration yeah hé !
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Posted: mars 13th, 2008
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HYPHY : STUPID DUMB RETARDED

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Mac Dre, si ce nom n’évoque rien pour vous, c’est sans doute que vous n’êtes pas très West Coast, que le dernier disque que vous avez achetez date de 1998 ou que tout simplement vous n’aimez pas le rap.

Mac Dre est un rappeur du Nord de la Californie, originaire de la banlieue de San Francisco, mort en 2004 dans une fusillade en voiture. Avant de disparaitre de la manière la plus hip hop qui soit, il aura donné naissance à un mouvement musical, de petite envergure mais tellement sympathique qu’une trace dans mes archives s’impose : le Hyphy. Prononcez Aïefaïe. Son mot d’ordre « soyez stupides », « agissez comme des cons ». De même que le mouvement psychédélique dans les années 60 était lié à l’introduction du LSD dans la culture américaine, le Hyphy fait un avec l’extasie. En californien, le fait d’être sous l’emprise de l’exta se dit Thizzle. Et précisément, l’hymne du Hyphy composé par Mac Dre se nomme la « Thizzle dance ».

Depuis la mort de Mac Dre, le mouvement a grandit, comme une nouvelle branche du Gangsta Rap faisant la part belle à l’inconscience, le j’m’en foutisme, l’apologie de la défonce, avec comme dénominateur commun à tous ces partisan : la joie. Parmi les grands morceaux de Hyphy, les pierres angulaires de ce courant musical, on peut citer les tubes de Mac Dre : « Feeling Myself », « Since’84 » ou encore « Rappers Island ». D’une manière générale tous les albums de Mac Dre sont des chefs d’œuvres. L’insouciance synthétique des claviers californiens, entre groove, calypso et sonnerie diatonique de vieux téléphones portables, le rap cru et joyeux d’une génération sans illusions ni espoirs, sans aspiration autre que de déconner à plein tube, tout ça est ma fois fort rafraichissant.

Comme on dit dans la Thizz nation : «Thizz is what it is », rien de plus. Un vrai son pour les retardés, pour tout ceux qui ont pris le parti de ne pas grandir, de ne pas devenir blasé, de s’émerveiller pour un rien, de continuer à apprécier les joies simples comme écouter du rap avec des oreilles d’enfant et un sourire de débile mental.

Posted: janvier 22nd, 2008
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REDMAN OVER HERE

Y’a pas d’orthographe qui tienne, Redman c’est la déconstruction absolue, le chaos, le pur délire. En plus il nous offre ces jours-ci un petit kif particulièrement appréciable pour les anciens…
Yeah, l’homme de la célèbre phrase « Time for sum action » est de retour, à dire vrai il n’est jamais vraiment parti. Lui et son acolyte de toujours Erick Sermon aka The Green Eye Bandit nous ont habitué depuis bientôt 20 ans (débuts d’EPMD fin années 80) a un son de bourrin qui bourrine bien. Basé sur l’interprétation musicale des effets de la drogue, ils explorent la musique d’une manière à la fois singulière et stupéfiante. Une petite citation de Redman pour ne pas vous laisser en reste : « I smoke so much green I bleed guacamole ». A la pointe de la vanne, dans un esprit premier degré, provocateur et virulent, c’est clairement un griot d’Amérique avec ses compromis commerciaux et ses réussites underground.
Redman, le grossier personnage, la force brute, le rebelle en culotte courte, pose un jalon de plus dans sa discographie avec Red Gone Wild : une production de quarantenaire pas fatigué pour un sou. On y retrouve la célèbre intro utilisée par Dre dans The Chronic « This should be played at a high volume, preferably in a residential area ». C’est l’intro du morceau « Blow Treez » qui reprend un peu de tous les clichés du rap actuel dont le petit sample ragga à la Diamon Marley et la basse digitale combiné avec un son de hit hat de 4 kilobits façon crunk. Même Method Man dont personne n’ignore la fatigue et l’usure s’en sort sur ce morceau. Bref c’est que du bon.
Le hip hop va sur ses trente ans et les versions de « Soopaman Luva » vont en se bonifiant. Redman, bon comme du bon vin, vient de nous présenter son millésime 2007, ne pas le goûter serait pécher.

Posted: juin 17th, 2007
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MARCOS « TSKY » VALLE

Une découverte de temps en temps ça ne fait pas de mal. Marcos Valle est un musicien brésilien. Sans rien savoir de lui, le simple récit de son concert d’hier à la maroquinerie constitue un prétexte de choix pour vous le présenter.
Cheveux blancs et longs en pétard autour de sa tête folle, l’homme dirige sa formation au centre de la scène, entouré d’un Fender Rhodes 73 à caisson, d’un synthé, de sa guitare et d’un mélodica. Son nez d’alcoolique brille et sépare les deux billes vitreuses qui lui servent d’yeux. Le visage rempli de bonheur et de tranquillité, il enchaîne les morceaux tous plus tubesques les uns que les autres dans un univers insolite à la croisée de la Bossa Nova et de la House. Le rythme est speed et accélère parfois jusqu’à l’hystérie des batucadas à tel point qu’une citation hors contexte s’impose ici : Catch the beat !
Oui, de la house, du son dancefloor qui donne envie de se trémousser, de sautiller, d’entrer dans un état de marathonien du sur place et de s’oublier entièrement dans l’extatisme d’une danse pulsionnelle et par là même incontrôlable. Au commencement était la samba, emprunte de tambours africains et de rythmes yorubas. Puis vint le Jazz et sa digestion brésilienne qui donna naissance à la Bossa Nova. Aujourd’hui réconciliés dans la culture mondiale, les genres disparaissent, se mêlent. Reste une langue suave et douce qui, lorsqu’elle rencontre les conditions musicales propices, se métamorphose en un feulement primal, un ronronnement incantatoire.
Bref, Marcos Valle c’est la grande révélation du week-end. Une énergie pure, une bonne vieille efficacité des familles, le tout dans l’ambiance joviale et bon enfant du folklore brésilien. Un genre de easy listening world survitaminé : que du bon.

Posted: octobre 29th, 2006
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