RICK ROCK BEATS

Posté il y a 4 mois 3 semaines à 2:38. 0 commentaire

Toujours dans la mouvance hyphy de la baie de San Francisco, the Yay Area, vous devez, si vous ne voulez pas mourir idiot, connaitre Rick Rock. Rien à voir avec Chris Rock, Kris Kross ou Rick Ross, bien que noir américain à tendance hip hop, Rick Rock c’est encore un autre trip.

On apprend sur la version anglaise de wikipedia que son vrai nom est Ricardo Thomas, ça, et quelques références discographiques mais pas grand chose d’autre. Le reste des écrits sur le lui n’en disent pas d’avantage, ils se contentent de le comparer à Dr.Dre, Timbaland, The Neptunes et Scott Storch. Le plus souvent, il est précisé qu’il a produit une grande partie des morceaux de E-40, ainsi que tous les morceaux de son groupe perso Federation et dans les bios les plus détaillées et les plus à jour, on apprend également qu’il a participé aux deux derniers albums de Snoop « Tha Blue Carpet Treatment » avec un bon sample de Digable Planets et « Ego Trippin ». Bref on comprend que ça doit être un bon mais nulle part il n’est expliqué pourquoi ni comment. Autant dire qu’aucun critique ne s’est encore penché sur son cas. Coup de bol, moi qui vais être le premier, je l’adore, je vais pouvoir l’encenser sans retenue.
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HYPHY : STUPID DUMB RETARDED

Posté il y a 7 mois à 2:04. 2 commentaires

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Mac Dre, si ce nom n’évoque rien pour vous, c’est sans doute que vous n’êtes pas très West Coast, que le dernier disque que vous avez achetez date de 1998 ou que tout simplement vous n’aimez pas le rap.

Mac Dre est un rappeur du Nord de la Californie, originaire de la banlieue de San Francisco, mort en 2004 dans une fusillade en voiture. Avant de disparaitre de la manière la plus hip hop qui soit, il aura donné naissance à un mouvement musical, de petite envergure mais tellement sympathique qu’une trace dans mes archives s’impose : le Hyphy. Prononcez Aïefaïe. Son mot d’ordre « soyez stupides », « agissez comme des cons ». De même que le mouvement psychédélique dans les années 60 était lié à l’introduction du LSD dans la culture américaine, le Hyphy fait un avec l’extasie. En californien, le fait d’être sous l’emprise de l’exta se dit Thizzle. Et précisément, l’hymne du Hyphy composé par Mac Dre se nomme la « Thizzle dance ».

Depuis la mort de Mac Dre, le mouvement a grandit, comme une nouvelle branche du Gangsta Rap faisant la part belle à l’inconscience, le j’m’en foutisme, l’apologie de la défonce, avec comme dénominateur commun à tous ces partisan : la joie. Parmi les grands morceaux de Hyphy, les pierres angulaires de ce courant musical, on peut citer les tubes de Mac Dre : « Feeling Myself », « Since’84 » ou encore « Rappers Island ». D’une manière générale tous les albums de Mac Dre sont des chefs d’œuvres. L’insouciance synthétique des claviers californiens, entre groove, calypso et sonnerie diatonique de vieux téléphones portables, le rap cru et joyeux d’une génération sans illusions ni espoirs, sans aspiration autre que de déconner à plein tube, tout ça est ma fois fort rafraichissant.

Comme on dit dans la Thizz nation : «Thizz is what it is », rien de plus. Un vrai son pour les retardés, pour tout ceux qui ont pris le parti de ne pas grandir, de ne pas devenir blasé, de s’émerveiller pour un rien, de continuer à apprécier les joies simples comme écouter du rap avec des oreilles d’enfant et un sourire de débile mental.

FREE EAZY-E

Posté il y a 5 années 3 mois à 16:09. 0 commentaire

Il y a huit ans, on annonçait dans l’indifférence générale la mort de Eazy-E, le premier géant du hip hop qui quittait la scène prématurément, emporté en quelques semaines par le virus du sida après avoir donner naissance à un genre musical qui, aujourd’hui encore, s’appelle le gangsta rap.
“I’m a hundred percent legend” déclarait-il lui-même dans le premier morceau de son premier et excellent album solo, intitulé “Eazy-Duz-It”, sans savoir le sort que le destin lui réservait. Au début des années 80, Eric Wright de son vrai nom, n’est qu’un petit dealer d’une banlieue alors anonyme de Los Angeles : Compton. Grâce à son business il met suffisamment d’argent de côté pour monter son propre label de rap Ruthless. Outre le fait d’avoir créé le groupe NWA et contribué ainsi au lancement d’artistes comme Dr Dre et Ice Cube, Eazy incarne la facette la plus radicale de son propre label et produit un rap volontairement à contre pied de l’engagement politique des Public Enemy qui sont alors le groupe phare du hip hop dans ce qu’il a de plus contestataire.
Aux prises de conscience politique et aux réflexions sociales de Chuck-D, Eazy et son posse répondent par des morceaux comme Gangsta Gangsta ou Fuck Tha Police. Ils déclarent sans scrupule “Fuck Respect”, insultent tout ce qui bouge et finissent même par être contactés par le FBI, ambiance ministère. Eazy-E est le Johnny Rotten du hip hop. Le gangsta rap tout comme le punk marque un point de non-retour, le terme d’une idéologie collective, le début du déclin, la fin de l’âge d’or d’un mouvement. Tout comme le rock’n’roll n’a pu survivre au mouvement punk, le rap ne s’est jamais vraiment relevé du souffle gangsta venu de l’Ouest et décliné sous toutes ses formes jusqu’à nos jours. Avec les deux albums de NWA “Straight Outta Compton” et “Efil4zaggin” en 89 et 91, Eazy-E a fait ce qu’il fallait pour devenir la légende qu’il se prétendait déjà être de son vivant.
La voix de crécelle de Eazy Motherfuckin’ E, sa façon unique de harceler le micro en crachant son piquant venin, son extrême agressivité manifestement si naturelle, son irrespect absolu et son parcours personnel ont fait de lui si ce n’est le dernier punk du 20ème siècle, en tout cas l’icône parfaite de la violence verbale et un exemple pour les générations futures.

ICE CUBE

Posté il y a 7 années 8 mois à 22:14. 0 commentaire

AmeriKKKa’s most wanted, c’est le titre de son album de 1990. Une grosse balle de Son west coast et old school à la fois.
On y retrouve toute la pèche des Public Enemy, matinée du très subtil art du montage sonore de la NWA. Ice Cube incarne déjà la nostalgie d’une époque. Héros charismatique il est L.A. et symbolise le rêve qu’on y a enfermé.