MGMT POUR MANAGEMENT

Posté il y a 5 mois1 semaine à 3:29. 0 commentaire

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C’est sous cet acronyme imprononçable que se cache un duo d’une fraîcheur à faire reprendre son clavier et à partager avec le plus grand nombre ce que certains n’hésitent pas à qualifier de sensation musicale de ce début d’année 2008.

On sait peu de choses sur eux mais le choc est trop grand pour les passer sous silence. Ils sont deux, Andrew Van Wyngarden et Ben Goldwasser, ils sont jeunes, 23 et 24 ans, ils sont Américains, voir même New-Yorkais et par dessous tout ils sont extrêmement doués. Ces deux musiciens qui se sont rencontrés voilà 4 ans à la fac forment le groupe MGMT qui se prononce différemment qu’il s’écrit à savoir Management. Ça vous rappelle peut-être Chick Chick Chick (qui s’écrit !!!) et la ressemblance ne s’arrête pas là. Tous comme Chick Chick Chick, Block Party, CSS ou the Rapture, MGMT est un groupe authentiquement post an deux mille. Même si leurs influences sont très nettes et que les références à Pink Floyd, Led Zeppelin ou David Bowie sont évidentes, ils produisent néanmoins une musique totalement neuve. Nourrie de synthétiseurs, de sampleurs, de société de consommation et d’overdose du spectacle médiatique permanent, le premier de leurs ingrédients semble pourtant une énergie débordante ou, comme dirait Bob Marley lui-même, une Positive Vibration yeah hé !
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MACEO PAR CŒUR

Posté il y a 7 années à 18:15. 0 commentaire

Toutes les meilleures choses ont une fin et c’est en apothéose que s’est clôturé hier le Paris Jazz Festival qu’accueillait cette année encore le Parc Floral de Vincennes. C’est devant un public conquis que s’est produite en famille la dernière star du programme : il est à Paris chez lui et il le sait, il est le chouchou des parisiens, j’ai nommé : l’incroyable mais vrai Maceo Parker !
Pour notre plus grand plaisir il a fait revivre l’éternel show James Brownien, à grand renfort de cris sourds et exhortant, dans le plus fidèle style de la Grande Epoque du godfather. Mister Dynamite semble alors se réincarné sous les traits de Maceo le patriarche. Entouré par un véritable clan, il conduit sa moissonneuse à funk comme une limousine et on en redemande. Le fils de Maceo, rappeur de son état, a un flow très bop qu’il développe avec parcimonie mais de façon toujours opportune et harmonieuse. La reprise du morceau « Think » de Lyn Collins fut l’apogée de cette transe à voyager dans le temps.
Beaucoup de morceaux à l’ancienne donc à côté de sons plus posés, plus récents, moins démago peut-être mais tout aussi bons et collant à la tendance du vintage, nappés d’orgues et de lourds accords ténébreux.
Enorme concert, sous le soleil, d’un Maceo qui fait plaisir à écouter et dont le sax n’a pas perdu sa verve légendaire qui harangue, incite et excite avec un enthousiasme infatigable.
Une question cependant reste en suspend : ayant trouvé chaque concert de Maceo meilleur que le précédent, est-il en permanente progression ? Ou est-ce l’effet du charme immense et de la nostalgie qu’il véhicule qui rendent le souvenir de ses concerts à chaque fois plus inoubliable ?