LE MAX LINDER

Posté il y a 7 années 2 mois à 17:18. 0 commentaire

Voilà un cinéma qui plus que les autres mérite sa chronique. Salle mythique, connue comme le loup blanc, elle n’en reste pas moins une salle discrète coincée entre un théâtre et une boutique quelconque du boulevard.
Fort de ses quelques 700 places assises réparties sur trois niveaux, d’un écran panoramique de 18 mètres de large et d’une acoustique redoutable (son THX) digne des meilleurs auditorium, le Max Linder est techniquement à la pointe et n’a rien à envier aux mastodontes de la consommation cinématographique qu’incarnent la plupart de ses concurrents. Plastiquement, au niveau de sa conception et de son architecture, l’ambiance années 30 qui y règne en fait un lieu vraiment cool où on a envie de s’attarder quelques temps après la séance.
Située en face du Grand Rex sur le boulevard Poissonnière dans le neuvième arrondissement, le Max Linder est au cœur de ce qu’on peut appeler un quartier vivant. Là où les autres cinéma s’offrent comme des fast-food, il apparaît comme une curiosité Parisienne, vestige de la tradition très franco-française des cinémas d’art et d’essais. Mais n’allez pas croire que vous n’y verrez que des films Iraniens super chiant. La politique de programmation du Max se résume comme suit : des films d’auteurs grands spectacle.
Ceci explique le cycle actuel dédié à la filmographie d’un maître Stanley Kubrick. Ainsi que le succès incontestable de cette salle qui n’a pas besoin de se dire alternative pour l’être.

LE PARIS D’ANDRE

Posté il y a 7 années 6 mois à 16:31. 0 commentaire

On a beaucoup parlé ces 6 derniers mois de la nouvelle vague du graffiti parisien. La sortie du livre « Souvenirs de Paris » n’est que le symptôme d’une tendance que connaît la rue depuis un bon moment.
Les figures de proue qui ont donné ses lettres de noblesse à cette tendance sont Space Invader et ZEVS qui, à travers leurs hyper activité des deux dernières années, ont entraîné dans leur sillage de nombreux émules. Mais le cas d’André est différent, c’est ce qu’on peut appeler un ancien pour ne pas dire un pionnier. Précisons de suite de qui il s’agit :
Il est l’auteur des célèbres « Shadoks » qui peuplent les murs de Paris. Des bonshommes filiformes à la tête ronde toujours souriant et ayant des faux airs de Dandy sous leurs chapeaux haute-forme. C’est lui qui a relooké les boites aux lettres jaunes de la poste en leur faisant arborer un large sourire. Il s’est également fait connaître pendant les élections municipales en lançant une large campagne d’affichage aux couleurs de « MONSIEUR A » son pseudonyme électoral. Notons qu’il pose aussi « OLYMPIA » et son tag « ANDRE ». On apprécie ou pas son travail mais aucun artiste de rue ne peut y être indifférent. Il est présent, tant dans la durée que dans la quantité. Rien que pour ça il mérite le respect.
La raison pour laquelle André à droit à sa chronique perso dans Trofor.com est actuellement visible à Paris et elle s’appelle la Tour saint Jacques. Juste à côté de la place du Châtelet, en plein cœur de la capitale donc, Monsieur André nous en met plein la vue avec un « Shadok » dont le gigantisme laisse sans voix. Certes ce n’est pas la première fois qu’un artiste de rue s’en prend à un échafaudage et explose les dimensions traditionnelles du graffiti mais là c’est différent. C’est TROFOR !!! A vue de nez je dirais que le perso fait dans les 25 mètres. Le regard tourné vers l’Est, André domine tout Paris. Big up donc et bonne continuation à cet artisan du bitume qui réinvente sans cesse la définition du graffiti. Cette fois-ci on retiendra : une performance qui surprend les passants.
Pour en savoir plus, je vous invite à vous rendre sur le site d’ARMVR qui lui consacre de nombreuses pages ou directement sur le site d’André.

FETE DE LA MUSIQUE

Posté il y a 7 années 6 mois à 15:16. 0 commentaire

Depuis 20 ans, le 21 juin on fête la musique partout en France. Les villes se métamorphosent : les trottoirs deviennent des scènes, la rue un dance floor et les poubelles des podiums…
A Paris, comme chaque année c’est une véritable marée humaine qui à déferlée dans le centre, drainée par les incontournables têtes d’affiches. Nombreux sont ceux qui découragés, voir traumatisés, par des expériences précédentes sont restés calfeutrés chez eux, à l’abri de l’hystérie collective et parfois destructrice catalysée par une consommation d’alcool hors du commun et propre à ce genre de manifestation de masse.
Mais ceux qui sont sortis, ceux qui font la fête de la musique n’étaient pas déçus. Sound system par-ci, musique du monde par-là, chorales et fanfares, batucadas et groupe de rock, le son était là, partout.
Tout de suite, les conseils de Trofor.com pour profiter au maximum de cet événement unique :
- Eviter, sauf hasard de la rue, les endroits trop grillés type Bastille, Hôtel de Ville, les Champs, etc…
- Faire très attention à sa consommation de produits (quels qu’ils soient) et ce afin d’éviter tout malaise, bad trip ou parano qui écourteront à coup sûr votre soirée.
- Ne pas se fixer de programme, d’impératifs ou d’objectifs, sans quoi votre promenade risque fort de se transformer en marathon.
- Etre piéton si possible les mains dans les poches. Tout accessoire (sauf les instruments) sera pour vous une source permanente de tracas. Oubliez vélos, roller, skate, sac en tout genre ou tout ce qui pourrait vous encombrer.
- Savoir se perdre, ne pas se sentir attaché à une personne ou un groupe, laissez la foule agir comme un fluide qui tantôt écarte, tantôt rapproche les êtres.
Apprenez bien les règles pour l’année prochaine, d’autant qu’elles peuvent vous servir pour toutes les fêtes de rue (gay pride, techno parade, ferias).
Voilà, n’hésitez pas à faire part aux autres internautes des découvertes que vous avez pu faire hier (A Paris ou ailleurs) en utilisant les commentaires.

PLEIN AIR JAZZ FESTIVAL

Posté il y a 7 années 7 mois à 17:59. 0 commentaire

Once again, Paris Plage à Vincennes ! C’est l’été et les concerts du Parc Floral ont commencé. Par delà le périphérique, une foule de citadins métamorphosés en plagistes éphémères est venue respirer un air de pure musique.
Comme chaque année, la sélection sur le papier fait déjà peur. A l’affiche du Paris Jazz Festival :
- samedi 19 mai : Lisa Ekdahl
- dimanche 20 mai : Claude Nougaro
- samedi 26 mai : Salif Keita
- dimanche 27 mai : Russell Malone
- samedi 2 juin : Olu Dara
- dimanche 3 juin : Bugge Wesseltoft ” new conception of jazz ”
- samedi 9 juin : Didier Lockwood - Antoine Hervé duo
- dimanche 10 juin : Marcio Faraco
- samedi 16 juin : Battista - Romano - Vitous
- dimanche 17 juin : Tania Maria ” Viva Brazil ” quartet
- samedi 23 juin : Jean-Jacques Milteau quartet
- dimanche 24 juin : Mino Cinelu quartet
- samedi 30 juin : ” Buena Vista Social Club ” présente Omara Portuondo
- dimanche 1er juillet : ” The Art of Four” avec Ron Carter et Billy Cobham
- samedi 7 juillet : Dee Dee Bridgewater “hommage à Kurt Weill”
- dimanche 8 juillet : Chick Corea Akoustic trio
- samedi 14 juillet : Dave Brubeck quartet
- dimanche 15 juillet : Wayne Shorter quartet
- samedi 21 juillet : ” Remember Shakti ” John Mc Laughlin
- dimanche 22 juillet : Brecker Brothers ” the return ”
- samedi 28 juillet : Laurent de Wilde electro sextet ” Time 4 Change ”
- dimanche 29 juillet : Maceo Parker
Les concerts commencent à 16h30, l’entrée vaut 10 F.
Parc Floral de Paris
Metro ligne 1 station Château de Vincennes (prévoir 15 de marche).

MUSEE DES ARTS ASIATIQUES

Posté il y a 7 années 8 mois à 11:52. 0 commentaire

Qui connaît le Musée Guimet ? Loin des feux de l’actualité mais pourtant pas si éloigné des projecteurs de la Tour Eiffel, le Musée Guimet, véritable joyau caché de la capitale, brille par sa discrétion.
Fondé par un passionné il y a plus d’un siècle, le musée a fait peau neuve au cours des années 90 et offre pour son entrée dans le 3ème millénaire le visage de la modernité, de la lumière et de la simplicité. Les collections qu’il abrite recèlent de trésors, les trésors d’Asie. On y trouve des pièces provenant des quatre coins du continent : du Japon à l’Afghanistan, de L’Indonésie au nord de la Chine. Si l’étendue de la zone géographique représentée est vaste, la période couverte ne l’est pas moins. Près de 5000 ans d’histoires nous sont comptés par les sculptures, peintures, estampes, vases, bijoux, éléments de mobiliers…
On est tenté de culpabiliser, de se mettre dans la peau d’un pillard, passant les œuvres en revue comme s’il avait en face de lui un butin de guerre. Que viennent faire des statues indiennes, des céramiques chinoise et des calligraphies japonaises à mi-chemin entre la Place Iéna et celle du Trocadéro ? Je ne sais pas, mais dès lors qu’elles sont là et qu’elles s’offrent au regard il serait fou et dommage de ne pas en profiter.
Allez au Musée Guimet voir les collections asiatiques, c’est un spectacle fascinant qu’aucun homme de goût ne peut regretter.

LIVE DE PHARCYDE

Posté il y a 7 années 10 mois à 18:17. 0 commentaire

Hier, à l’Elysée Monmartre à Paris, s’est produit le légendaire groupe de rap Californien «The Pharcyde» ou du moins ce qu’il en reste. Comme je l’avais pressenti il y à quelques semaines déjà, le groupe dont vous savez presque tout (cf. article sur Pharcyde) est venu nous rendre visite.
Depuis le départ de Fatlip, les Pharcyde ne sont plus que trois et Slimkid n’étant pas de la tournée, c’est Booty Brown et Imani qui tenaient les micros. Mais ils étaient accompagnés d’une belle section rythmique : un DJ, un guitariste et un clavier. Les ambiances sonores ainsi créées, dégageaient une espèce de groove, extrêmement funky et soutenu par les riffs saccadés d’une guitare minimaliste et le souffle mielleux des accords feutrés du synthé Roland, ambiance Fender Rhodes et Bay Area.
Si la formation est réduite, cela n’a en rien entamé le talent de ses membres. La voix de Booty Brown est tout bonnement incroyable, elle déchire l’atmosphère comme aucune autre, à la fois nasillarde et suraiguë. Imani a lui aussi atteint des sommets dans l’art lyrical, tant au nivaux du flow, qu’au niveau du chauffage de la salle. Ce dernier s’est révélé être un énorme showman, imitant James Brown sur le morceau «soul flower», interpellant la foule et même provoquant le public en chantant le premier couplet de «I will survive» de Gloria Gainor pour se foutre de notre gueule (hymne de la coupe du monde).
Ils ont joué longtemps pour des américains et, en piochant dans leur discographie, ont réveillé des souvenirs qui déchaînèrent la foule comme un tsunami.
C’est ça Pharcyde : 1/3 d’humour, 1/3 d’énergie pure, 1/3 de couché de soleil sur la ville. Une ambiance qu’on a envie de retrouver, le plus tôt possible.

WASSUP MEP

Posté il y a 7 années 10 mois à 0:00. 0 commentaire

Quoi de neuf à la Maison Européenne de la Photo ?
Six nouvelles expos viennent d’ouvrir leurs portes dans le célèbre établissement parisien. Elles sont toutes les six très différentes les unes des autres et offrent un éventail assez large de ce que la photographie peut avoir de beau, d’intéressant et de créatif.
Commençons par le sou-sol : « Le plus bel âge » est ce qu’on appelle une commande publique. Les photographes qui exposent leurs clichés répondent à la question suivante avec beaucoup de sensibilité et d’originalité : comment voyez-vous les jeunes d’aujourd’hui ? On retiendra les noms de Denis Darzacq et Marie-Jo Lafontaine.
Plus haut dans le bâtiment on découvre « Yeux », le travail de Jean-Baptiste Huynh que je n’ai pas adoré mais qui vaut le coup d’œil (rires).
Passons à Jean Baudrillard, plus théoricien que photographe, ce qu’il expose « Le meurtre de l’image » pourrait être qualifié d’art conceptuel, il étudie l’aspect sériel et le rapport au réel qu’on trouve dans l’acte de photographier. Ça ne m’a pas emballé, visuellement c’est assez naze.
Les deux derniers sont les deux meilleurs.
Sous l’intitulé « Photographe, critique, théoricien », on peut découvrir une partie de l’œuvre de Daniel Masclet (1892-1969) qui est un véritable master du boîtier ; ses clichés sont maîtrisés, rares, subtils, en un mot trofor.
Mais mon préféré c’est Guy Peellaert, ce créateur belge pratique le mix-média où l’ordinateur vient seconder l’appareil photo. Le résultat donne des montages spectaculaires, retouchés, colorisés et mettant en scène un siècle entier. Son œuvre ressemble à du graffiti parce qu’elle a l’impact de la bande dessiné, l’humour de la rue et la réalité des mythes. A voir.

LOUISE WEISS

Posté il y a 7 années 10 mois à 14:35. 0 commentaire

Quand les galeries d’art imitent les petits commerces et se regroupent dans une véritable rue marchande, ça se passe dans le 13ème à Paris et c’est branché forcément.
La rue Louise Weiss, entre la station de métro Chevaleret et la station Bibliothèque François Mitterrand, est en plein dans le nouveau quartier Austerlitz, Tolbiac, Masséna. Dans ce cadre architectural moderne se sont installées les quelques 9 galeries d’art contemporains qui créent l’événement depuis le début de l’année 2001. La concentration, méthode capitaliste, est récupérée par des marchands d’arts…
Toutes les galeries se ressemblent : dans un espace aseptisé, le plus souvent blanc, on découvre une œuvre d’art, au mieux trois ou quatre, présentées comme des fringues de haute couture ou du parfum, dans le meilleur des cas on dirait des agences immobilières. Ici on vend du concept. Pas de stock, très peu d’article donc, et le plus souvent deux feuilles sont données en pâture aux visiteurs : une petite présentation de l’artiste, ses références et une présentation de l’œuvre, ses dimensions, le nombre d’exemplaires réalisés (en général c’est modèle unique) et surtout son prix. Mais si vous êtes comme moi, vous n’irez pas là-bas pour acheter, simplement pour assouvir la curiosité qui est la vôtre et qui justifie à elle seule votre présence sur ce site.
La rue Louise Weiss est avant tout au cœur de la tendance. L’art qu’on y trouve se veut à la pointe, à l’avant-garde.
Allez-y donc, ne serait-ce que pour faire bosser les galeristes qui doivent bien se faire chier dans cette rue déserte coincée entre le métro aérien et les bâtiments du ministère des finances. Mes galeries préférées dans la rue : Jennifer Flay, Almine Rech et Jousse Entreprise.

CHEZ YOURI

Posté il y a 7 années 11 mois à 16:43. 0 commentaire

Ceux qui connaissent cette échoppe l’appellent aussi la caverne d’Ali Baba. C’est peut-être le meilleur disquaire de vinyles de la capitale.
Le véritable nom de ce magasin qui existe depuis un an n’est pas très original puisque c’est celui du patron, Youri. C’est un peu comme si on allait chez un ami. Fort de 31 ans d’expérience dans la vie, Youri est plus qu’un marchand de disque, c’est un conseiller, un savant et surtout un amateur lui-même. Spécialisé dans le vinyle d’occasion, on trouve tous les styles dans ses bacs. Mais la préférence de Youri va vers les 12’ inch (comprenez les maxi 45trs) de funk et la black music en général.
Pour arriver à proposer toujours plus de disques rares, toujours plus de perles et de pressages originaux, Youri a un secret : c’est son travail ! Et il le fait avec le plus grand professionnalisme, passant ses week-end dans les conventions de disques anciens, à mi-chemin entre le vide grenier et le salon professionnel, ou en faisant la navette Paris - New York afin de dégotter des galettes qui s’entassent ou moisissent là-bas et que l’on s’arrache ici.
Hélas, l’exercice 2000 est déficitaire et le disquaire affiche une perte nette proche de 100 000 fr. Dès lors, Trofor compte sur vous pour que cela change. Allez donc découvrir les trésors de sa boutique dans un cadre exceptionnel (c’est de la pub situationniste), les murs affichent les belles pochettes du moment, les bacs sont pleins de ressources et trois platines permettent d’y jeter une oreille curieuse.
Chez Youri c’est l’arrêt obligé de tout DJ qui se respecte et plus largement de tout mélomane curieux de découvrir ce qu’on pourrait appeler un dealer de son.

Chez Youri
60 rue d’Argout
75002 Paris

OBJECTIF MURS

Posté il y a 7 années 11 mois à 2:19. 0 commentaire

Témoignages photographiques de 18 ans de peinture de rue, aurait pu s’appeler Jérôme Mesnager et Nemo à travers les âges. Les clichés exposés dans cette galerie retracent les performances murales de ces deux artistes, ensemble ou en solo.
Mesnager, est peut être le plus connu des deux grâce à ses personnages blancs à la morphologie si reconnaissable. Nemo, lui, travaille à l’ancienne, au pochoir. Ses persos sont toujours le même modèle, silhouette d’un anonyme en imper, un attacher case à la main et occasionnellement un parapluie rouge. La scénographie est une discipline maîtrisée par les deux hommes et, non content de réaliser de pures merveilles pariétales, ils lui ajoutent la magie du cliché photographique qui vient interrompre, briser le destin nécessairement éphémère de la performance rupestre ou tag voué à l’effacement. L’expo nous montre les photos personnelles d’artistes de rue qui font rêver. Par leur démarche d’intellos, ils cautionnent à leur manière le tag, tentatives vaine mais farouche d’émouvoir le chaland comme ils savent si bien le faire. On pourrait parler de Old School parisien, dans la mouvance de Miss Tyc ou André. L’idée même de poésie urbaine est très présente et un esprit du genre Baudelaire bohème murale se dégage, bref encore une errance.
Le lieu qui accueil ce petit accrochage se nomme The Sound Gallery et se trouve dans un quartier déjà évocateur, quai de Jemmapes, à la porte de l’Est Parisien à quelques mètres du fameux Hôtel du Nord. C’est en ce moment, et jusqu’au 10 février.
Quel choc tout de même de voir le personnage blanc de Mesnager sur la Muraille de Chine ou devant les Pyramides ! Big up et respect à ces artistes du bitume qui donnent de leurs personnes, c’est Trofor.