Posté il y a 5 mois1 semaine à 3:33. 0 commentaire

Sur les conseils de DJ Sundae, une fois de plus, j’ai fait la récente découverte d’un nouveau label dont tous les albums sont, excusez du peu, distribués chez Colette, rien que ça, rue du Faubourg Saint Honoré, oui Madame, à côté du Ritz, oui Monsieur.Et pour cause, ce petit label indépendant New Yorkais qui n’a rien d’italien, donne dans le luxe, dans le raffinement, dans la sophistication, dans le glamour chic bref dans tout ce qui fait la tendance…
Mais il ne s’agit pas là d’une tendance temporaire, d’un effet de mode, d’une nouvelle frivolité qui durera deux mois. Dans deux mois, certes les albums d’Italians do it better ne seront plus en ventes dans les boutiques fashions, ils n’en resteront pas moins des excellents albums d’une musique, qui, comme toutes les bonnes, restera intemporelle.Allez, mettons le dans une case lui aussi : post-disco, electro-pop. C’est du New york undeground, de la blondiefication des esprits, du punk plein d’amour, de la BO de film X des années 70, de la dance pour jeunes vieux, etc.
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Posté il y a 3 années 9 mois à 9:59. 0 commentaire

Ol’Dirty Bastard a été foudroyé par la mort samedi dernier dans le studio où il enregistrait son prochain album à New York. La cause de sa mort violente liée à des problèmes de santé sera connue d’ici une semaine.
Le vieux bâtard crado, Russell Jones de son vrai nom, est un rappeur que tous les MC’s considèrent à juste titre comme extraordinaire, hors du commun. Il serait laborieux et peu intéressant de retracer ici toute la carrière de ce membre fondateur du Wu Tang Clan. Disons qu’il est une figure originale du rap, rabelaisienne, allumée, imprévisible. Ol’Dirty réussit à enfreindre des règles qui n’existent pas. Il se pose à sa façon sur le rythme et les mots dans sa bouche deviennent tous des insultes de joie. Le monde se mange cru. Il est de loin le plus déglingué, le plus j’m’en foutiste, le plus trashou, le plus véner, le plus jusqu’au boutiste de tous les rappeurs que la terre n’aie jamais porté. Fils spirituel d’un Flavor Flav, il a poussé le bouchon un peu plus loin que son aîné en ajoutant au style destroy sa touche personnelle : le delirium tremens.
ODB avait un style libre. Il était la radicalité incarnée, l’abus personnifié. Aucun adjectif ne peut vraiment décrire le phénomène. La seule façon de le comprendre passe par les oreilles. Alors à ceux qui le connaissaient comme aux autres je recommande l’écoute approfondie et régulière de son premier album solo “Return To The 36 Chambers“. Il a posé sur cette galette, comme sur les premiers morceaux du Wu Tang Clan, quelques-unes des rimes les plus puissantes jamais enregistrées sur microsillon.
Souhaitons que sa voix caverneuse et éraillée irritera encore nos oreilles pendant longtemps. Il était le roi des creuvards et à l’heure qu’il est il doit déjà être en train de fumer du crack au paradis. Off on a natural charge, bon voyage.
Posté il y a 7 années 4 mois à 18:18. 0 commentaire
Dans la série des énormes talents incontournables et pourtant méconnus du grand public, je demande le boucher de New York, le sage de Brooklyn, le rasta de Gangstarr j’ai nommé Jeru the Damaja alias The Original Dirty Rotten Scoundrel.
Après ses deux albums cultes « Sun rises in the East » et « Warth of the Math » il a sorti un album en 1999 intitulé « Heroz 4 Hire ». A l’instar de Soundicate.com (voir le lien en fin d’article) je déplore la distribution exécrable de ce disque en France. Le vinyle n’a apparemment même pas traversé l’Atlantique. Pourquoi, parce que Jeru, fidèle à l’image radicale qu’il donne de lui a fait le choix de l’indépendance, de l’autonomie en un mot de l’auto production. C’en est fini de la collaboration avec DJ Premier qui a fait de Jeru le mythe qu’il est aujourd’hui. Le dernier LP est donc signé Jeru à 100%. Les boucles, les samples et le mix sont de lui tout comme les textes de son flow légendaire. Jeru ne rappe pas, il scande, il déclame, il prophétise, il assène les rimes comme des coups de poing. La puissance qu’il dégage est tout bonnement indescriptible et c’est la raison pour laquelle je vous engage vivement à aller consulter l’interview de 4 pages que Soundicate a recueillie.
Jeru est rare et il ne doit pas y avoir beaucoup d’interview de lui en français. En trouver une est donc une occasion de mieux connaître ce mystérieux maître de « l’art de parler » et un événement qui méritait d’être signalé sur Trofor.com. C’est chose faite.
Posté il y a 7 années 8 mois à 2:00. 0 commentaire
…feront toujours la différence !
David Mancuso remet ça. Le parrain des DJ du monde entier, père des soirées fonky du New York des années 80 en remet une couche ! Ce sélectionneur hors paire est allé nous dégoter une nouvelle série de vieilles tunes souvent plus fraiches que la plupart des nouveautés. La recette de David Mancuso et de ses compilations The LOFT (le volume 2 vient de sortir) est secrète mais on peut la résumée comme suit : Une grosse dose de disco, un son léché, des nappes sans complexes, du synthé, beaucoup de synthé et surtout, ce qui fait la différence, des beats redoutables dont l’efficacité n’a d’égal que la simplicité apparente. Avec toute son expertise, David Mancuso nous ramène aux origines de la culture club.
Conclusion, The LOFT vol.2 est un album de pure sélection. Il fait revivre une époque souvent dénigrée ou occultée (les débuts des années 80) pourtant riche de véritables perles avec les balbutiements de ce qui deviendra l’electro puis la house.