ITALIANS DO IT BETTER

Posté il y a 5 mois1 semaine à 3:33. 0 commentaire

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Sur les conseils de DJ Sundae, une fois de plus, j’ai fait la récente découverte d’un nouveau label dont tous les albums sont, excusez du peu, distribués chez Colette, rien que ça, rue du Faubourg Saint Honoré, oui Madame, à côté du Ritz, oui Monsieur.Et pour cause, ce petit label indépendant New Yorkais qui n’a rien d’italien, donne dans le luxe, dans le raffinement, dans la sophistication, dans le glamour chic bref dans tout ce qui fait la tendance…

Mais il ne s’agit pas là d’une tendance temporaire, d’un effet de mode, d’une nouvelle frivolité qui durera deux mois. Dans deux mois, certes les albums d’Italians do it better ne seront plus en ventes dans les boutiques fashions, ils n’en resteront pas moins des excellents albums d’une musique, qui, comme toutes les bonnes, restera intemporelle.Allez, mettons le dans une case lui aussi : post-disco, electro-pop. C’est du New york undeground, de la blondiefication des esprits, du punk plein d’amour, de la BO de film X des années 70, de la dance pour jeunes vieux, etc.
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DEUTSCH KLANG

Posté il y a 5 années 3 mois à 17:54. 0 commentaire

Il est temps de lever le voile sur les musiques électroniques les plus undergrounds, celles qui se cachent derrières des maxis sans étiquettes, les black label et autres vinyles pirates. Animée par un noyau dur d’activistes la techno prospère et, ce faisant, se dessinent peu à peu les références de demain.
Parmi les grandes écuries qui resteront dans l’histoire du son, c’est le label allemand KLANG elektronik qui retient aujourd’hui notre attention. Basé à Frankfort, ce label qui existe depuis 1993, et qui fête donc cette année ses dix ans, a été fondé par : Fluegel, DJ Ata et DJ Heiko Mso. Ils sont à l’origine de cette maison de disque indépendante qui possède aujourd’hui presque 80 disques à son catalogue parmi lesquels des grands classiques de tech. C’est, au dire des spécialistes, une maison incontournable qui bien qu’ayant déjà fait ses preuves reste une valeur sûre. Souvent classée dans les rayons minimale house, sa spécialité serait plutôt la techno rudimentaire.
Parmi les grandes signatures du label, on peu noter les groupes allemands Alter Ego, Farben ou Luciano qui constituent les références de base avec aussi quelques américains comme Dan Bell ou Antony Shakir. A l’heure actuelle aucun français n’a produit quoi que ce soit sur Klang. Les petits derniers de la maison, remarqués par DJ Boozig notamment, s’appellent Bergheim 34 et après avoir sorti 3 maxis, ils s’apprêtent à sortir leur premier album très bientôt. Ce qui caractérise KLANG c’est un son très dépouillé et efficace, une certaine brutalité très teutonne et malgré tout une finesse, un raffinement, une espèce de classe qui tranche nettement avec les sons “dancefloor” et qui semble réussir l’alliage entre énergie et légèreté.
Difficile de faire une démonstration de puissance sans vous passer le cerveau à la moulinette de beats fracassants de KLANG et sans vous immerger dans l’ambiance futiristique que dégage ce son post-industriel à fleur de turbine. Bref pour conclure, soyez assuré que tout disque portant cette griffe mérite que vous y jetiez une oreille.

WAXPOETICS LOVERS

Posté il y a 5 années 4 mois à 23:59. 0 commentaire

A l’occasion de la parution du quatrième numéro du magazine Waxpoetics, Trofor.com est heureux de vous faire découvrir un fleuron de la culture des chasseurs de beats, un journal qui se définit comme étant un cours d’histoire de l’art prodigué dans une prestigieuse université.
Ce magazine trimestriel made in Brooklyn est dédié aux disques vinyles et en particuliers à ceux qui cherchent à trouver sur ce support la matière première de leur délires musicaux. On les appelle les digueurs, en fait il s’agit là d’un anglicisme qui vient du verbe to dig qui signifie littéralement creuser et qui correspond en matière de disque à notre mot chiner. Les digeurs donc, les chasseurs de beats qu’ils soient DJ, producteurs ou simples passionnés constituent le public auquel est destiné ce mag d’exception. Mais, et c’est là toute la particularité du concept, ils en sont également les auteurs. En effet chaque article porte la signature d’un spécialiste, d’un pointu qui à su creuser profondément son sujet avant de nous en livrer la substance, macaron à l’appui.
Un savoir d’érudit dans un écrin trop stylé, voilà ce que propose les mini-sommes d’environ 100 pages en couleur et sur du beau papier dont la maquette surclasse tout ce que la presse à pu faire jusqu’à présent. C’est comme si la beauté de l’objet 33 tours avait par contagion envahie chaque page y laissant son grain, sa chaleur et son authenticité. A la casse les CD et autres sites Internet, l’avenir appartient résolument au papier et au vinyle, à la matière et aux odeurs, au palpable et au respirable. Dans un univers de flux tendus et d’amnésie collective où une nouveauté chasse l’autre pour être plus rapidement oubliée, Waxpoetics participe à la grande mission des DJ qui prennent leur tache au sérieux : reconstitué par morceaux choisis la mémoire de notre époque.
Ils ne restent plus aux amateurs de poussière qu’à réviser leurs leçons d’anglais pour plonger dans les articles et les interviews que renferme ce petit guide du fétichiste sonore, cette anthologie du disque à consommer sans modération.