RICK ROCK BEATS

Posté il y a 4 mois 3 semaines à 2:38. 0 commentaire

Toujours dans la mouvance hyphy de la baie de San Francisco, the Yay Area, vous devez, si vous ne voulez pas mourir idiot, connaitre Rick Rock. Rien à voir avec Chris Rock, Kris Kross ou Rick Ross, bien que noir américain à tendance hip hop, Rick Rock c’est encore un autre trip.

On apprend sur la version anglaise de wikipedia que son vrai nom est Ricardo Thomas, ça, et quelques références discographiques mais pas grand chose d’autre. Le reste des écrits sur le lui n’en disent pas d’avantage, ils se contentent de le comparer à Dr.Dre, Timbaland, The Neptunes et Scott Storch. Le plus souvent, il est précisé qu’il a produit une grande partie des morceaux de E-40, ainsi que tous les morceaux de son groupe perso Federation et dans les bios les plus détaillées et les plus à jour, on apprend également qu’il a participé aux deux derniers albums de Snoop « Tha Blue Carpet Treatment » avec un bon sample de Digable Planets et « Ego Trippin ». Bref on comprend que ça doit être un bon mais nulle part il n’est expliqué pourquoi ni comment. Autant dire qu’aucun critique ne s’est encore penché sur son cas. Coup de bol, moi qui vais être le premier, je l’adore, je vais pouvoir l’encenser sans retenue.
Lire la suite…

FREE EAZY-E

Posté il y a 5 années 3 mois à 16:09. 0 commentaire

Il y a huit ans, on annonçait dans l’indifférence générale la mort de Eazy-E, le premier géant du hip hop qui quittait la scène prématurément, emporté en quelques semaines par le virus du sida après avoir donner naissance à un genre musical qui, aujourd’hui encore, s’appelle le gangsta rap.
“I’m a hundred percent legend” déclarait-il lui-même dans le premier morceau de son premier et excellent album solo, intitulé “Eazy-Duz-It”, sans savoir le sort que le destin lui réservait. Au début des années 80, Eric Wright de son vrai nom, n’est qu’un petit dealer d’une banlieue alors anonyme de Los Angeles : Compton. Grâce à son business il met suffisamment d’argent de côté pour monter son propre label de rap Ruthless. Outre le fait d’avoir créé le groupe NWA et contribué ainsi au lancement d’artistes comme Dr Dre et Ice Cube, Eazy incarne la facette la plus radicale de son propre label et produit un rap volontairement à contre pied de l’engagement politique des Public Enemy qui sont alors le groupe phare du hip hop dans ce qu’il a de plus contestataire.
Aux prises de conscience politique et aux réflexions sociales de Chuck-D, Eazy et son posse répondent par des morceaux comme Gangsta Gangsta ou Fuck Tha Police. Ils déclarent sans scrupule “Fuck Respect”, insultent tout ce qui bouge et finissent même par être contactés par le FBI, ambiance ministère. Eazy-E est le Johnny Rotten du hip hop. Le gangsta rap tout comme le punk marque un point de non-retour, le terme d’une idéologie collective, le début du déclin, la fin de l’âge d’or d’un mouvement. Tout comme le rock’n’roll n’a pu survivre au mouvement punk, le rap ne s’est jamais vraiment relevé du souffle gangsta venu de l’Ouest et décliné sous toutes ses formes jusqu’à nos jours. Avec les deux albums de NWA “Straight Outta Compton” et “Efil4zaggin” en 89 et 91, Eazy-E a fait ce qu’il fallait pour devenir la légende qu’il se prétendait déjà être de son vivant.
La voix de crécelle de Eazy Motherfuckin’ E, sa façon unique de harceler le micro en crachant son piquant venin, son extrême agressivité manifestement si naturelle, son irrespect absolu et son parcours personnel ont fait de lui si ce n’est le dernier punk du 20ème siècle, en tout cas l’icône parfaite de la violence verbale et un exemple pour les générations futures.

LIVE DE PHARCYDE

Posté il y a 7 années 5 mois à 18:17. 0 commentaire

Hier, à l’Elysée Monmartre à Paris, s’est produit le légendaire groupe de rap Californien «The Pharcyde» ou du moins ce qu’il en reste. Comme je l’avais pressenti il y à quelques semaines déjà, le groupe dont vous savez presque tout (cf. article sur Pharcyde) est venu nous rendre visite.
Depuis le départ de Fatlip, les Pharcyde ne sont plus que trois et Slimkid n’étant pas de la tournée, c’est Booty Brown et Imani qui tenaient les micros. Mais ils étaient accompagnés d’une belle section rythmique : un DJ, un guitariste et un clavier. Les ambiances sonores ainsi créées, dégageaient une espèce de groove, extrêmement funky et soutenu par les riffs saccadés d’une guitare minimaliste et le souffle mielleux des accords feutrés du synthé Roland, ambiance Fender Rhodes et Bay Area.
Si la formation est réduite, cela n’a en rien entamé le talent de ses membres. La voix de Booty Brown est tout bonnement incroyable, elle déchire l’atmosphère comme aucune autre, à la fois nasillarde et suraiguë. Imani a lui aussi atteint des sommets dans l’art lyrical, tant au nivaux du flow, qu’au niveau du chauffage de la salle. Ce dernier s’est révélé être un énorme showman, imitant James Brown sur le morceau «soul flower», interpellant la foule et même provoquant le public en chantant le premier couplet de «I will survive» de Gloria Gainor pour se foutre de notre gueule (hymne de la coupe du monde).
Ils ont joué longtemps pour des américains et, en piochant dans leur discographie, ont réveillé des souvenirs qui déchaînèrent la foule comme un tsunami.
C’est ça Pharcyde : 1/3 d’humour, 1/3 d’énergie pure, 1/3 de couché de soleil sur la ville. Une ambiance qu’on a envie de retrouver, le plus tôt possible.

ACEYALONE ARRIVE

Posté il y a 7 années 6 mois à 2:09. 0 commentaire

Aceyalone c’est le nom d’un rappeur américain, un Californien de Los Angeles. Anonyme en France il n’en est pas moins un rappeur reconnu outre-atlantique comme l’un des meilleurs de tous les temps.
C’est à l’époque où N.W.A produisait le son spécifique à la West Coast qui allait devenir le gangsta rap qu’Aceyalone et trois potes montent le groupe « Freestyle Fellowship ». C’était le véritable son underground de Los Angeles à l’époque. En 1991 ils sortent un album “To Whom It May Concern”, puis un autre « Inner City Griots » et le groupe se sépare. Aceyalone commence alors un nombre impressionnant de featuring. Partout où il passe on reconnaît son phrasé unique.
En 1995, il sort son premier album solo « All Balls Don’t Bounce » et trois ans plus tard le deuxième « A Book of Human Language » un pur bijou. Entre temps il aura été le maître d’œuvre d’un projet : Project Blowed qui donna naissance à une compile puis à un label Project Blowed Recordings sur lequel il continu d’éditer ses morceaux.
Ce qui caractérise ce MC à part c’est sa capacité à créer des mélodies et des rimes quel que soit l’environnement sonore. Basé sur des techniques de spoken word et d’improvisation dans tous les styles, il rappe à la marge, toujours sur le fil du rasoir, à la limite de l’essoufflement, mais comme un chat il finit toujours par retomber sur ses pattes. Adepte du Slam il cultive les mêmes vertus qu’un Saul Williams souvent plus médiatisé.
Aceyalone arrive non seulement parce que son dernier album « Accepted Eclectic » devrait sortir sous peu, mais il arrive surtout parce que l’écho médiatique qui lui est du sera, je l’espère, au rendez-vous de l’an 2001. Il est temps qu’il sorte de l’ombre et que chacun puisse apprécier son talent autant qu’il le mérite.

THE PHARCYDE

Posté il y a 7 années 7 mois à 16:29. 0 commentaire

Voilà un groupe de rap qui mérite bien sa chronique 2001. Trofor.com sent venir le concert cet été, comme une conséquence logique du dernier album.
Mais qu’est-ce que Pharcyde ?
Formé en 1990 à Los Angeles, le son west coast de Pharcyde est typique de la pure tradition californienne du boogaloo et du son « love love » dans lequel d’autres musiciens s’étaient déjà illustrés sur le label Blue Note dans les années 70 ( cf. compil’ Blue Break Beats de 1992). Ils ne sont pas moins de quatre pour distiller leurs rimes rebondissantes : Romye “Booty Brown” Robinson, Tre “Slimkid” Hardson, Derrick “Fatlip” Stewart et Imani Wilcox.
The Pharcyde est un groupe mythique et ça s’explique. Leur son, comme celui des Jungle Brothers ou des DelaSoul, prend le Hip Hop à contre courrant. Leur gaieté et la façon dont ils toastent, est loin du cliché rap égal violence du désespoir du début des années 90. C’est vous l’avez compris un groupe à part, plein de ressources et qui il faut bien le dire cartonne toujours.
Ne ratez pas un hypothétique concert cette année, ce serait dommage.

Petit rappel de leur discographie :
En 1990 ils signent avec Delicious Vinyl et apparaissent sur l’album Heavy Rhyme Experience: Vol. 1 des Brand New Heavies ; ils sortent leur premier album Bizarre Ride II the Pharcyde, 1992 ; puis vient LabCabinCalifornia, chez Delicious Vinyl, 1995 ; et enfin, PlainRap Delicious Vinyl, 2000.

ICE CUBE

Posté il y a 7 années 8 mois à 22:14. 0 commentaire

AmeriKKKa’s most wanted, c’est le titre de son album de 1990. Une grosse balle de Son west coast et old school à la fois.
On y retrouve toute la pèche des Public Enemy, matinée du très subtil art du montage sonore de la NWA. Ice Cube incarne déjà la nostalgie d’une époque. Héros charismatique il est L.A. et symbolise le rêve qu’on y a enfermé.

DEL DA FUNKY HOMOSAPIEN

Posté il y a 7 années 8 mois à 22:10. 0 commentaire

Carnet de bord du capitaine, espace temps 8000 100 36.
Parti en mission avec avec le docteur Matéo sur la lune géostationaire Beaubourg, nous avons observé d’un oeil captif les trésors de la situation mais encore ses secrets.
Entre Autre des nouvelles du label New Yorkais 75ark. D’après Kid Koala, Del the funky homosapien serait l’auteur de leurs nouveaux sobriquets :
Del => DELTRON ZERO
Dan the Automator => THE CANTANKEROUS CAPTAIN APTOS
Kid koala => SKIZNOD THE BOY WONDER
Et l’album s’intitule DELTRON 3030.
Kid Koala prépare un autre album tout seul.
Notons la rencontre avec JUICE un rapeur de chez BIG DADDA RECORDS, ma foi fort sympathique. J’ai eu droit à un petit acapella de fort bonne qualité . Il est lui aussi fan de Del et il m’a recommandé outre ses productions [New Flesh for Old], de réécouter Fishbone. Un Karma indiscutablement positif.