Posté il y a 3 années 9 mois à 13:02. 0 commentaire
Les jeux Olympiques à Paris je crois que c’est même pas la peine d’en parler tellement c’est stupide. On a pas besoin du CIO et de sa bande de corrompus pour se doper, on y arrive très bien sans eux. 3 milliards d’euros pour remplir les poches des gros industriels français c’est vraiment du foutage de gueule : ensemble, pissons sur la flamme olympique.
Non au référendum sur la constitution européenne pourquoi ? Parce qu’aussi bon soit le texte qu’on nous demande ratifier, aussi impératif soit le besoin pour l’Europe de se doter d’un texte unificateur et d’un cadre institutionnel, nous ne pouvons pas l’accepter. Nous ne pouvons pas dire oui à tout comme le voudraient nos dirigeants. Nous ne nous coucherons pas comme Jean-Marie Colombani au nom d’un « Nous sommes tous Européens » dont nous connaissons désormais les conséquences. Accepter ce texte c’est donner raisons à ceux qui sont pressés de bâillonner la planète au nom d’une démocratie molle et finalement totalitaire. L’intégration politique par l’économie oui mais pas à l’américaine. Nous avons d’autres projets pour l’avenir que constituer les Etats-Unis d’Europe. Si le oui l’emporte c’est ce qui arrivera vraisemblablement. Les pays d’Europe Orientale deviendront notre middle-west et la porte sera grande ouverte pour un Bush européen. Voter oui, c’est renoncer à toute emprise sur le monde, c’est accélérer le processus d’acculturation aujourd’hui à l’oeuvre partout sur la planète. Le non n’est pas une remise en cause de l’Europe mais un questionnement sur elle-même, une prise de recul, un acte de confiance et non de repli ou de peur. L’argument qui discrédite définitivement les partisans du oui consiste à mettre en avant le temps que ferait perdre une victoire du non : égoïsme absolu de ceux dont la conscience de l’histoire est si inexistante que la construction européenne n’a de sens à leur yeux que s’ils en sont les témoins.
Rome ne s’est pas faite en un jour.
Posté il y a 3 années 10 mois à 16:23. 0 commentaire

Beaubourg toujours. Ce mois ci, l’évènement du centre d’art contemporain s’appelle Dionysiac, plus qu’une expo cette manifestation se veut un pot pourri de la création actuelle, du l’art bien gras dans toute son exubérance.
Amateurs de chair fraîche, d’œuvres au Bacon et autres effusions de pigments, amateurs d’impostures, de clichés et de fausses provocations, amateurs de déjà vu, de je veux être et de besogneuse subversion : vous serez comblés. Quand les artistes officiels veulent faire mal ils égratignent à peine. Les chirurgiens plastiques ont beau prendre des hachoirs, ils n’atteignent pas l’efficacité brute des bouchers armés de bistouris. L’intention est là bien sûr, mais c’est bien peu de chose comparer aux enjeux. Alors qu’on attend de voir entrer la mort dans son costume en latex, la peste nucléaire, l’apocalypse des sens, le tremblement du monde, le pet galactique, l’Atlantide de nos vies. Alors que l’on attend l’infamie, l’obscène, le grandiose, l’excès qui se dépasse lui-même, les petits Musées bourgeois nous présentent un rhume, une mauvaise grippe, au mieux quelques pâtés en croûte.
Le tsunami ne leur aurait-il rien appris ? Ces toiles, ces œuvres, ces installations n’effrayent personnes, elles sont timides, presque sages. Où est passé le Dionysos olympique, le vrai ? Où est passée la colère du Dieu de l’orgie ? S’il n’est pas redoutable, si son courroux ne se fait entendre, il n’est rien qu’une icône de pacotilles, une marionnette à bigots. Dionysos la puissance, la force de l’ivresse et de la bourracha, le patrons des atomes lourds est là bien mal représenté. Invoqué une divinité pour lui servir la soupe est une offense. Craignez jeunes parisiens sa vengeance. Ou bien faites comme moi, mettez sa faveur de votre côté : allez-y bourré !
Malgré son titre périlleux, cette exposition mérite tout de même que vous lui consacriez quelques instants. Ne serait-ce que pour les trois œuvres que présente le collectif d’artistes autrichiens Gelatin. Et puis le reste par curiosité.
Posté il y a 3 années 10 mois à 15:50. 0 commentaire
Le rap est mort. Voilà bien un propos de quadragénaire. Faut-il rappeler aux fossoyeurs du hip hop ce qui se disait dans les années 80 sur le rock ? C’est une constante dans l’histoire de la musique. Les hommes vieillissent, ils se rendent compte que pour eux c’est terminé alors ils enterrent avec eux tout ce qu’ils ont connu. C’est le syndrome du pharaon, du mythomane qui veut être enterré avec son trésor. C’est surtout du n’importe quoi. C’est pas parce que les rappeurs de la première heure font une demande de carte vermeille qu’un courant artistique va disparaître. Au contraire, ça fera de la place pour les jeunes. Alors que ceux qui n’y croient plus prêchent ce qu’ils veulent, la fin du monde si ça les chante et puis avant c’était le bon temps, ils n’empêcheront pas la nouvelle génération de s’emparer de leurs œuvres. Quand on entend la production rock du moment, on ne regrette ni les Beatles ni les Stones. Kool Shen ne manquera pas trop à ceux qui l’ont connu au top. En revanche, ceux qui vont le découvrir dans cinq ou dix ans, quand on l’aura bien oublié lui et sa clique, ceux là prendront la même claque qu’on a prise à l’époque. Et ils attraperont un micro, ils insulteront tout le monde et ça sera cool. Alors les blasés, si vous voulez raccrocher, raccrochez, moi je reste. D’ailleurs ne dit on pas que les meilleurs s’en vont toujours les premiers ?
Posté il y a 3 années 10 mois à 21:48. 0 commentaire

Après l’Hôpital Ephémère, après Mains d’oeuvre, le collectif Usines Ephémères s’empare d’un nouveau lieu hautement stratégique de la capitale : l’ancien Point P du quai de Valmy à Paris.
A quelques encablures du métro Stalingrad, les instigateurs de ce projet, activistes culturels confirmés, ont trouvé le lieu idéal. Parfait compromis entre Mains d’oeuvre et le Batofar, alliant le volume d’une friche industrielle - 1400 m2 - à la proximité apaisante de l’eau qui coule – le canal Saint Martin - cet ancien entrepôt dispose d’un avantage non négligeable sur ses prédécesseurs : une situation centrale dans la capitale. Enfin, il était temps.
Le Point Ephémère se veut un “centre de dynamiques artistiques”. Ses objectifs consistent à proposer au public un espace dédié à la création pour la musique, les arts visuels et la danse. En attendant les arts visuels et la danse, on peut déjà y aller pour voir et pour danser sur de la bonne musique ! Vendredi dernier c’est le posse Katapult qui a pris la maison en main pour notre plus grand plaisir. S’y sont produits ce soir là quelques unes des grosses pointures parisiennes : DJ Chloé, Krikor, Cabanne et Ark. De quoi pendre la crémaillère en beauté et laisser présager de belles teufs à venir.
Voilà, c’était la bonne nouvelle du jour. Mais n’oublions pas de rester attentif ensemble à ce que la programmation reste aussi qualitative que la situation géographique. Et espérons que pour une fois cette réussite ne sera pas trop éphémère.
Posté il y a 3 années 11 mois à 3:30. 0 commentaire

Avis à la population : sont exposés à l’hôtel Sully dans le Marais à Paris et ce jusqu’au 20 mars, soixante dix clichés photographiques de la grosse pointure des grosses pointures en la matière, le maître Stephen Shore.
Ce photographe américain de la génération du baby boom apparaît comme le parfait génie. Précoce, surdoué, précurseur, sa notoriété auprès du grand public est apparemment inversement proportionnelle à son talent. Les initiés au moins lui vouent le culte qu’il mérite. A commencer par Warhol qu’il fréquenta à l’âge de 17 ans et qui “l’aida à se construire une identité” pour vous le situer grossièrement c’est-à-dire dans les années 60-70, période de grande ébullition. Mais, bien au-delà du pop, le créneau de notre homme en est une composante élémentaire : la couleur.
Cette photographie couleur américaine qui structure l’inconscient de tous les sujets de la société de consommation, cette couleur qu’on retrouve chez William Eggleston, qui raconte la mythologie du paquet de lessive, l’extraordinaire beauté d’une route, le rêve américain, cette photographie couleur c’est celle de Stephen Shore. Et à l’image du monde qu’elle décrit, de ces paysages ou de ces autobiographies peu importe c’est la même chose, elle dégage une puissance irradiante, le sentiment fataliste du destin scellé d’un papier gras qu’on jette à la poubelle. Les motels où nous n’avons pas dormis, qui nous sont étranger et qui pourtant nous appartiennent parce qu’ils habitent notre littérature cathodique, Stephen Shore les a admirablement saisis.
Une excellente vidéo situationniste intitulée “intersection” vient couronner le tout et pour ceux qui en voudraient encore, d’autres photos de Stephen sont visibles à la galerie Kamel Mennour à Paris jusqu’au 13 février. Et si vous ratez les deux expos souvenez-vous qu’il n’est jamais trop tard pour découvrir les classiques.
Posté il y a 3 années 11 mois à 13:38. 0 commentaire
La théorie de l’agenda médiatique nous apprend que parler de qui que ce soit, même en mal, est favorable à sa notoriété et en fin de compte à son image. Alors ils sont nombreux les médias qui, à l’image de trofor.com, pratiquent la censure, ou devrais-je dire le politiquement correct, par omission. Si on n’aime pas on en parle pas et puis c’est tout. Ça permet une hypocrisie absolue. On reste irréprochable, inattaquable en ne faisant que passer de la pommade. Et on ne risque pas de faire de la pub malgré soi en descendant quelque chose ou quelqu’un. Mais la fâcheuse conséquence de cette politique c’est la perte totale d’esprit critique, la complaisance, la collaboration à ce système bien huilé. Alors pour une fois, parlons de ceux qui jouent ce jeu, parlons des pourris, des salops : TF1 et LCI pour les plus responsables mais aussi les petits, un peu plus minables, ceux qui se taisent juste, qui s’aplatissent : Le Monde, France Télévision, Radio France, et les autres… Que la presse soit muselée par le pognon, qu’elle collabore activement à la sauvegarde d’intérêts économiques mesquins, qu’elle étouffe la création contemporaine, qu’elle assujettisse les masses est une chose. Mais qu’elle le fasse au nom d’idéaux nobles c’est vraiment de l’enculade. Tout le monde il est beau tout le monde il est gentil : non. Les connards sont là et c’est notre devoir de les niquer. Tous à vos stylos et à vos microphones. Faites du bruit !!!
Posté il y a 3 années 11 mois à 13:03. 0 commentaire

Lou Donaldson is the Don ! comme dirait KRS one. Monstre sacré du jazz, fer de lance du label Blue Note à la grande époque, Lou Donaldson est toujours là et bien là, il fait partie du gang et en est un parrain respecté.
En deux mot et trois morceaux, voici une présentation de cette star de l’underground : alto, saxophone, “Blues Walk”, “Alligator Boogaloo”, “Midnight Creeper”. Il donnait hier soir un concert au New Morning et du haut de ses 78 ans, il a tenu son rang de king. Avec l’âge, les musiciens de jazz se bonifient, ça ne fait aucun doute. Pour ce qui est du son je vous laisse vous procurer son entière discographie, ainsi que celle de Thelonious Monk, de Art Blakey et de Jimmy Smith dont il a été le saxophoniste. En plus de ses classiques, il a interprété quelques reprises bien senties comme “What A Wonderfull World” de Louis Armstrong, morceau d’une intensité exceptionnelle quand elle chanté par un vieillard, et deux morceaux de Charlie “The Bird” Parker a qui il voue manifestement une immense admiration.
Mais pour revenir un instant sur sa personnalité, il serait injuste de ne pas dire un mot de son excellent sens de l’humour. “No fusion, no confusion” pour ce puriste du jazz, il n’y a que le jazz qui vaille, “No Puff Daddy, no Heavy D” et même tenez-vous bien : “No Snoop Doggy Dog” ! Bien qu’il admette tout de même au sujet de Snoop qu’il lui envie une chose, une seule : les filles qui l’accompagnent. Sacré Loulou ! Et puis, toujours dans son approche bien traditionnelle du son, il a gratifié l’audience de deux morceaux de blues à se pisser dessus. Il chante. Et quand il chante le blues, il a le sourire aux lèvres et ne manque pas de verve. Il a réussi à taper sur George Bush et ses armes de destructions massives, mettant du même coup toute la salle dans sa poche.
Avec ses 80 balais, son costume noir bien coupé et sa fine moustache de mafioso, ses valises sous ses yeux et l’air crevé des jazzmen, il peut revendiquer fièrement le titre d’un des albums qui ont fait sa gloire : “Everything I Play Is Funky”. Lou let me tell you something : you will never die.
Posté il y a 3 années 11 mois à 23:10. 0 commentaire

Peindre des brebis dans un champ est une chose. Les peindre en les observant depuis une voiture lancée sur l’autoroute en est une autre. C’est précisément cela qui fait tout l’intérêt du travail de Carole Benzaken.
Lauréate du prix Marcel Duchamp 2004, elle exhibe ses oeuvres actuellement et jusqu’au 7 février dans l’espace 315 à Beaubourg. Exposée comme nous tous au flux médiatique ininterrompu, au rythme effréné de l’information qui se déverse, elle nous propose de voir le résultat de sa propre digestion. Pour fixer le mouvement elle s’est mise en mouvement elle-même. Comme elle le raconte dans une vidéo introductive, après avoir acheté une voiture aux Etats-Unis, elle s’est mise en route et a commencé à peindre et à dessiner son environnement sous la forme d’une collection de fragments. Elle accole des éléments sans rapports apparent dans de longues frises de miniatures, évocation du ruban qui défile sous les yeux du voyageur autant que des images d’une télé sur laquelle on n’arrêterait pas de zapper.
Elle sample visuellement le monde et restitue le tout sous la forme d’un break beat pictural. L’expo s’intitule “Search For The New Land”, nom d’un album de Lee Morgan, célèbre trompettiste de Jazz ayant connu son heure de gloire à la grande époque du label Blue Note, dans les années 60-70. Mais retournons à nos moutons ou plutôt à nos brebis. Au milieu de ses peintures qui représentent la banalité du monde, un appareil photo numérique, un kit mains-libres posé sur un siège d’automobile, une femme armée d’une kalachnikov, un oeil, un couché de soleil, Carole a introduit des petites vidéos. Juste pour dire que le support est mort sans doute, que le média est secondaire, que ce qui compte ce sont les brebis.
Allez-y, regardez son travail et écoutez la en parler et en rire. Peut-être alors serez vous séduit par l’idée qu’elle n’a de cesse d’illustrer : nous sommes les spectateurs d’un monde qui voyage autour de nous.
Posté il y a 4 années à 13:35. 0 commentaire

Ils sont trois, trois producteurs venus des Etats-Unis sous l’identité énigmatique de Sa-Ra Créative Partners. Ils ont à ce jour sorti deux maxis et préparent un album pour le printemps 2005 “Synthesizers and Sex Toys” qui est déjà impatiemment attendu par ceux qui voient en eux les nouveaux prodiges du son.
Avec leurs touches d’avocats, Om’Mas, Taz et Arnold constituent un groupe d’un genre nouveau : une association de producteurs. Après le concept album, voici le concept band. Certains voient en eux les nouveaux Neptunes. Peut-être parce qu’ils ont un son unique qui les distingue de tous les autres. Plus vraisemblablement parce que eux aussi sont des producteurs de l’ombre, des hommes de studio qui décident de se mettre à jour en sortant les sons qu’ils ont longtemps fournis et fourbis pour les autres. Pour y voir plus clair, un peu d’histoire s’impose.
Taz Arnold, le californien de la bande, vient de South Central Los Angeles, producteur indépendant depuis la fin des années 90, il a entre autre accompagné Dr.Dre dans la production de son album « 2001 ». Om’Mas Keith, originaire de Queens new York, était, à 16 ans, l’élève de Jam Master Jay. Il a depuis participé à la production des albums de Mobb Deep et de Foxy Brown entre autre. Le troisième larron, Shafiq Husayn, producteur de Lord Finesse, de king Tee et de Ice-T a aussi réalisé des remix pour Prince. Ce sont des vieux de la vieille, à qui on ne la fait pas et ils maîtrisent la chaîne de production du début à la fin, des premiers accords de guitare ou de synthé à la rédaction des lyrics ou des contrats de distribution…
Sa-Ra la petite entreprise, balaye et dépoussière le paysage sonore outre-atlantique, en nous livrant une soul dopée aux hormones, une énergie funky digne des plus grands maîtres, (on les compare déjà à Sly et à Prince), et enfin, une approche futuristique et psychédélique qui rappelle les grandes heures de la Mothership Connection chère à notre grand père à tous : George Clinton.
Posté il y a 4 années1 mois à 15:55. 0 commentaire

Après Genève en 2002 et Kyoto en 2003, l’exposition “Jouable” s’installe à Paris du 20 novembre au 4 décembre pour son édition 2004. Vingt huit artistes investissent ainsi l’ENSAD pour y présenter leurs travaux sous formes de petits ateliers.
Le thème de cette exposition est la performance, le geste interactif. Où se pose la question de savoir comment intégrer le spectateur à une œuvre, lui conférer le rôle d’acteur, l’impliquer dans le processus créatif. Eternel pari mainte fois tenté et rarement réussi. D’où l’approche ludique qui justifie le titre même de cet évènement. Jouer à l’artiste, participer à une œuvre infinie qui nécessite l’intervention extérieure pour se parfaire. Dès lors, le seul critère que l’on puisse retenir et qui n’est d’ailleurs pas un mauvais critère, consiste à interroger chaque installation de la façon suivante : est-ce que c’est drôle.
Si la réponse à cette question avait été systématiquement négative, cet article serait sans objet. Mais il n’en est rien. Au milieu de travaux vains et peu stimulants, on trouve des pièces qui méritent la faveur d’un rictus. C’est le cas de l’extraordinaire photomaton fantôme imaginé par Vadim Bernard intitulé “Me-Ror”, du “Mobilier Commun” d’Inès Jerray ou encore de “Tension Superficielle” par Elise Mougin. Et puis, si malgré tout rien ne parvient à vous divertir, si vous n’êtes pas assez joueur pour apprécier la jouabilité de tous ces travaux, vous pourrez tout de même vous défouler un bon coup en pénétrant l’univers simple et violent de l’installation signée Donald Abad “De L’Effort”, une invitation à la boxe virtuelle.
Un fond désespérant, quasi inexistant, voilà ce que nous réserve l’art interactif de demain, qui fort heureusement conserve par sa forme les attributs indispensables à toute manifestation artistique : la faculté de stimuler un minimum d’intérêt et de nous inciter à franchir quelques barrières, aussi modestes soient-elles.