REVENIR AU MARTEAU

Posté il y a 1 année à 2:15. 0 commentaire

Après avoir brisé le mur de Berlin et enterré le communisme, la gauche se retrouve sans outils. Ni marteau ni faucille, voilà son véritable talon d’Achille.
La gauche dans son ensemble se révèle incapable d’imaginer une alternative à la mondialisation libérale dévorante. L’alter mondialisme n’est qu’une figure de style désignant le vide laissé par la défaite de la gauche dans le monde. Depuis la fin de la guerre froide, l’Occident n’a plus de vis-à-vis idéologique, plus d’entrave au déploiement de ses deux ingrédients de base : le marché et l’Etat de droit. Les méthodes suicidaires d’Al Qaïda démontrent à elles seules l’absence de contenu idéologique dans la riposte à l’Occident. La seule option qui s’offre à celui qui s’oppose à Babylone aujourd’hui c’est la mort. Résumons l’état des forces en présence face à l’Occident marchand : une poignée de corses, les palestiniens, quelques moudjahidines particulièrement motivés et les « Etats voyous » : Corée du Nord, Iran, Syrie, Venezuela, Cuba.
C’est de là que vient l’impasse. Ayant abandoné ses outils, se reposant sur l’automatisation et l’électrification de son environnement, le prolétaire est devenu un légume. Il vote Sarkozy à 54%. Celui là même à qui on l’enfonce tous les jours un peu plus profond, acquiesce, en redemande. Or il suffit de ne pas se laisser bercer par les machines et l’hypermédia pour retrouver la puissance égalitaire du rêve que la Gauche porte depuis 1789. Le marteau et la faucille c’est le clavier et la souris. Ce que les machines ont volé à l’homme en lui ramollissant le cerveau, il va le récupérer en se servant d’elles pour dépasser l’état de droit. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : pousser vers le progrès et s’interdire le conservatisme. Le progrès c’est faire de la lobotomie digitale une intelligence citoyenne. On peut conserver la si précieuse liberté de l’Occident mais en l’enfermant dans une scrupuleuse égalité statistique. Les machines doivent nous faire passer de l’Etat de droit tel que nous l’avons connu jusqu’à présent à un monde juridiquement assisté par ordinateur qu’on pourrait appeler l’Etat d’hyperdroit même si les Etats eux-mêmes ont vocation à se dissoudre. L’hyperdroit est l’ensemble de normes de portée universelle dont les sanctions sont automatisées. La carte bleue est ce qui ressemble le plus à la pièce d’identité du futur.
Cette évolution est en cours, elle est même sur certains points bientôt achevée. C’est là que se trouve l’espoir de la gauche. Pas dans la résistance stérile des altermondialistes ou dans la folie rétrograde des traditionalistes terroristes, mais au contraire, dans la réappropriation de l’outil.
Les paysans du 18eme siècle en France ont su prendre le livre du riche, la bible du curé pour en faire leur code civil. Ils ont pris l’outil, l’instrument de l’oppression et l’ont retourné contre l’oppresseur. Il est temps de mettre des téléphones portables sur les drapeaux communistes. La liberté du libéralisme occidental est un bienfait certes. Mais elle l’est d’autant plus qu’elle intervient dans un cadre égalitaire. Or aujourd’hui personne ne remet en cause la liberté en Occident. C’est bien d’avantage l’égalité qui fait défaut. Et avant tout l’égalité culturelle. Ou devrais-je parler d’inégalité culturelle.
Le livre et le monde en papier des hommes en cravates ne pèsent pas lourd face à la puissance du réseau électrique qui parcourt désormais chaque parcelle de notre planète. L’outil informatique va nécessairement accroitre l’autoritarisme dans la conduite des affaires humaines. La question est de savoir qui en aura rédiger le code source.
Voilà pourquoi il est urgent aujourd’hui d’imaginer un système qui prend en compte l’autoritarisme des machines mais qui en tire également le meilleur parti en termes de justice sociale.

DE LA LIGNE AU POINT

Posté il y a 1 année 3 mois à 1:45. 0 commentaire

Bienvenue dans la théorie des mondes. C’est une forme de philosophie apparue à notre époque post-atomique. Elle introduit quelque chose de fractal dans la pensée. Dans la théorie des mondes, que je n’ai pas lue et dont je ne sais à peu près rien, pas même le nom de son auteur, ce qui est plaisant c’est le saucissonnage, le côté mille feuille de la chose ; L’idée qu’un sujet puisse toujours appartenir à autant de mondes différents qu’il y a de sujets différents autour lui. On peut trouver une analogie entre cette vision relative de mondes à échelles variables dans la théorie philosophique et certains aspects de la physique quantique, dont je ne sais pas grand chose non plus. Bref elle tombe bien cette théorie des mondes parce que justement, il se pourrait bien que depuis deux cents ans, avec la maitrise de l’électricité, la planète tout entière soit devenue un de ces mondes dont on parle dans la théorie.

FESTIVAL DE CANS

Posté il y a 1 année 7 mois à 18:40. 0 commentaire

Les années passent et certains artistes, plus que d’autres, s’illustrent sur les murs gris de notre bonne vieille ville de Paris. Au-delà du retour d’O’Clock, quelques nouvelles légendes font leur entrée dans le Panthéon.
Sur les traces de Trane, Flask et toute son équipe on su mettre Paris K.O. Rideaux de fer, vandales, flop et tags ont fleuris un peu partout avec toujours cette belle signature : le Knock Out crew. Flask a certainement été le plus actif sur l’année écoulée mais il serait injuste de ne pas citer quelques uns de ses collègues : Howok et Fore entre autres. Comble de leur présence pariétale, ils ont même terminé un mur commencé par le HGang il y a de nombreuses années au début de la rue Saint-Jacques, à quelques dizaines de mètres à peine du célèbre Quai des Orfèvres et de la préfecture de police de Paris. Accompagnant l’irrésistible ascension des KO, les valeurs sûres de la capitale on apporté leur soutien à quelques raides fructueux : Dexa, Spadz, Rolex, Drag et beaucoup d’autres que j’oublie mais que la ville, elle, n’est pas prête d’oublier.
La deuxième grande révélation de cette année 2006 est l’œuvre d’un seul homme, membre du célèbre crew YKS : VAR85. Dans un style énorme qu’on peut qualifier grossièrement de new yorkais, il a démontré une fois de plus que tout n’a pas déjà été fait en graffiti. Son imagination, son sens de l’urbanisme, son ambition, sa démesure et sa spontanéité lui ouvrent une voie royale vers la reconnaissance éternelle que méritent les Kings. Pour vous rendre compte du phénomène, deux solutions : soit vous ouvrez les yeux et les VAR85 vont se manifester à vous le plus naturellement du monde à peu près partout à Paris, soit, si vous voulez aller droit au but, vous pouvez prendre la ligne 2 du métro de Barbès à Colonel Fabien et vous pourrez apprécier le travail.
Bravo donc à tous ceux qui donnent de leur personne, de leur temps, de leur énergie, de leur argent pour se faire plaisir et nous faire plaisir. Flask et Var 85 méritaient un Big Up particulier, un spécial Big Up. C’est fait.

IMPERIAL CRACKERS

Posté il y a 1 année 7 mois à 14:19. 0 commentaire

Le collectif artistique Crackpotbreaker s’est illustré une fois de plus la semaine dernière à Berlin, à l’occasion d’un vernissage aux proportions hors du commun qui restera dans les annales à n’en point douter.
Sur le thème “Imperial Gadget”, Simon Scanner, Nanix, Merrick Fougüz, Mirko “star” Zander, Digital Zitlone, Sundae, Andrea Rapid et moi-même avons procédé à un véritable tour de force. Boycottée par les grands médias certainement dérangés par la subversion incontrôlable de nos explorations conceptuelles, l’exposition a su attirer les curieux, les badauds et quelques expats. Tout le gratin Berlinois de la hype post contemporaine était présent, y compris Batman lui-même qui a laissé le snack à Kébab qui lui sert de couverture pour venir se délecter de quelques friandises mentales. Un featuring apprécié par nous autres super-héros et arrosé comme il se doit au jus de cryptonite et à la Berliner Pilsner.
Des photographies de haut niveau de Merrick et de Mirko aux vidéos des Spécialos, des minis toiles sensitives d’Andréa Rapid à l’exploration de concepts mentaux antiques de Zitlone et biologiques de Nanix, du deejaying et du beat juggling de DJ Sundae au emecying polyglotte auquel je me suis livré, des sérigraphies du même Sundae aux accumulations picturales de votre serviteur en passant par les tableaux de scotch de Scanner, dont le très prisé “Neutral hill”, sans oublier la tarte au tract de notre hôte Marcüs, l’art a pris cher. Un volcan déversant des torrents de love en fusion, une transfusion de Beaujolais glacé, du pot belge en suppositoire, de la laque antimite aux reflets camouflages, difficile de trouver la juste comparaison.
Allez donc vous faire votre propre opinion sur place. La galerie Kunst Klub où se tient l’exposition jusqu’au 26 novembre se situe sur la Greifwalder Strasse dans l’ancien Berlin Est, à quelques encablures à peine d’Alexander Platz.

MARCOS “TSKY” VALLE

Posté il y a 1 année 8 mois à 22:53. 0 commentaire

Une découverte de temps en temps ça ne fait pas de mal. Marcos Valle est un musicien brésilien. Sans rien savoir de lui, le simple récit de son concert d’hier à la maroquinerie constitue un prétexte de choix pour vous le présenter.
Cheveux blancs et longs en pétard autour de sa tête folle, l’homme dirige sa formation au centre de la scène, entouré d’un Fender Rhodes 73 à caisson, d’un synthé, de sa guitare et d’un mélodica. Son nez d’alcoolique brille et sépare les deux billes vitreuses qui lui servent d’yeux. Le visage rempli de bonheur et de tranquillité, il enchaîne les morceaux tous plus tubesques les uns que les autres dans un univers insolite à la croisée de la Bossa Nova et de la House. Le rythme est speed et accélère parfois jusqu’à l’hystérie des batucadas à tel point qu’une citation hors contexte s’impose ici : Catch the beat !
Oui, de la house, du son dancefloor qui donne envie de se trémousser, de sautiller, d’entrer dans un état de marathonien du sur place et de s’oublier entièrement dans l’extatisme d’une danse pulsionnelle et par là même incontrôlable. Au commencement était la samba, emprunte de tambours africains et de rythmes yorubas. Puis vint le Jazz et sa digestion brésilienne qui donna naissance à la Bossa Nova. Aujourd’hui réconciliés dans la culture mondiale, les genres disparaissent, se mêlent. Reste une langue suave et douce qui, lorsqu’elle rencontre les conditions musicales propices, se métamorphose en un feulement primal, un ronronnement incantatoire.
Bref, Marcos Valle c’est la grande révélation du week-end. Une énergie pure, une bonne vieille efficacité des familles, le tout dans l’ambiance joviale et bon enfant du folklore brésilien. Un genre de easy listening world survitaminé : que du bon.

DETRUIRE LE LANGAGE

Posté il y a 1 année 8 mois à 19:37. 0 commentaire

Masse, média et spectacle, trois termes qui résument à eux seuls la mondialisation. A ces trois thèmes correspondent trois penseurs, Canetti, Mac Luhan et Debord. Les trois dépeignaient dès le début des années 60 le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui.
Le point commun de ces trois auteurs est l’approche organique de leur objet d’étude. Ils considèrent tous les trois le comportement humain comme un comportement animal. Ils sont les véritables biologistes de notre temps. Dans leurs travaux, ils placent tous les trois le langage au centre de leur étude.
Canetti considère l’alphabet comme l’exemple le plus parfait de l’ordre et fait un rapprochement entre l’aspect poli des armes humaines (dents, couteaux, etc…) et la politesse dans le langage. Chez Canetti, ordre et pouvoir vont de paire. Ce dernier trouvant son fondement dans l’ordonnancement parfait des lettres qui caractérise le langage.
Mac Luhan s’est penché quand à lui sur l’impact de l’électricité sur l’humanité. Il en conclue assez rapidement que les signaux électriques sont les seuls qui soient directement interprétés par le cerveau. C’est donc une substitution du langage électrique à l’ancien langage visuel que Mac Luhan met en évidence. Pour lui, l’ère de Gutenberg et révolue, l’écrit est le vestige d’un autre temps, le monde intégré à substitué le mythe à l’Histoire. Et rien de ce qui a été commencé avant ne pourra être fini après.
Guy Debord enfin, élabore une théorie qui semble découlée du travail des deux précédents auteurs. A Canetti il emprunte la notion d’instrumentalisation du langage à des fins de puissance et à Mac Luhan la notion de fin de l’Histoire et de présent permanent. Mais ce qui Guy Debord met en évidence, une fois le tri fait dans son travail et débarrassé de sa critique marxiste de la société, c’est l’avenir du langage, son devenir, sa faillite, sa corruption.
Pour Debord, mais cela est vrai pour Canetti et Mac Luhan, les hommes ont perdu la maîtrise du monde. L’humanité, sa culture, ont aboli la nature, réduite à l’état de trace, de souvenir.
Le langage, l’ensemble des langues qui le constitue, n’a plus la même fonction. Désormais, il fait parti du monde au même titre que les routes, les frontières et les canalisations. Le langage est devenu un réseau parmi d’autre, une illustration de ce qu’Oswald Spengler appelle la civilisation.
Les individus, pris au piège du spectacle électrique et de l’instantanéité ont perdu l’usage du langage. L’information a pris la place de la connaissance. Logos signifie image aujourd’hui alors qu’il s’agissait il y a quelques années encore du discours. L’image à remplacé le discours. Le géologue de Platon est devenu un publicitaire, un marchand d’armes.
La morale, issue des mœurs, tout comme l’ensemble des règles normatives que nous regroupons sous le terme de « Droits », n’ont plus de raison d’être dans un monde gouverné par l’immédiateté. L’usage ne justifie plus le mode de règlement des conflits. Le pragmatisme a remplacé le raisonnement.
Dans un monde sans histoire, aucune démonstration ne peut être utilisée comme la base d’une autre démonstration. La géométrie euclidienne n’a plus court. L’observation est devenue la science unique, la théorie quantique a bouleversé notre conception linéaire de l’écoulement du temps. Nos vies sont désormais des voies à double sens.
Dans cet univers retribalisé, les coutumes sont à réinventer. Le graffiti est une des formes de cette volonté de récupérer ce qui nous échappe, d’opérer une renaissance dans l’art, un sursaut d’humanité. Peindre des lettres dépourvues de sens au mépris de la loi sur les vestiges du décor concentrationnaire qu’offrent les mégapoles modernes à nos regards endormis : voilà une piste, une perspective de réveil.

UTRECHT RECORD DU MONDE

Posté il y a 2 années 2 mois à 22:40. 0 commentaire

Il en arrive de partout ! Des disques, des vinyles bien sûr puisque c’est dans ce matériaux que la musique à trouvé son support définitif, noble et digne. C’était la foire aux galettes, début avril au cœur de l’autre pays du fromage.
A Utrecht, les dealers de bons sons, marchands, DJ’s, collectionneurs et autres diggeurs, se donnent rendez-vous deux fois par an pour une grande bourse au disque. Une convention d’ampleur internationale. Une grosse centaine de stands, chacun pourvu de quelques milliers de vinyles, prennent place dans un lieu qui ressembla à un garage pour A380. La pochette de « Introducing » de DJ Shaddow semble représenter une petite échoppe comparée à l’immensité de cet océan de plastique et de poussière. Pour survivre, kleenex et lipstick s’avèrent indispensables.
Pendant trois jours, les hommes grattent. On est loin de la parité dans le monde disque où les femmes se font très rares. Ils grattent donc, avec leurs tronches septiques de clients des puces. C’est qu’il y en à des bacs à gratter, des cartons entiers de merdes dont personne ne veut plus depuis longtemps… Et puis, au hasard d’un bac de solde à un euro : la perle, le track, la tune, le somor, la boucle, the joint ! Le disque qui « pète tout » et qui donne au chineur la force nécessaire pour continuer à gratter.
Armés d’un petit pickup à piles et d’un sac à disque ou d’une valise, les vinyles-maniaques grouillent pendant trois jours, excités comme des fans, motivés par une quête sans fin, ils explorent, chacun à sa façon, l’immensité de la jungle phonographique. Ici, on parle plus de musique que de support mais force est de constater : la déforestation a bel et bien commencée.

ETAT DE NON DROIT

Posté il y a 2 années 2 mois à 22:01. 0 commentaire

En suivant ce lien : http://www.sarkoland.com vous arriverez directement sur le site de l’Elysée. Après avoir fait cette sinistre découverte en tapant des adresses au hasard dans mon navigateur préféré Firefox, un sentiment de gène et de dégout profond s’est emparé de moi. J’ai imaginé deux hypothèses : une selon laquelle les services de l’Etat seraient au courant de cette redirection ; une selon laquelle ils l’ignoreraient. Si le responsable du site Internet de la présidence de la République Française ignore quels noms de domaines pointent directement sur son serveur hôte, c’est qu’il n’a même pas accès à une interface de statistique rudimentaire lui permettant de connaître la provenance des internautes qui naviguent sur ses pages. Nous pouvons donc exclure cette hypothèse d’entrée. Dés lors qu’une redirection est connue, il est techniquement très simple pour le responsable d’un site Internet d’y mettre un terme. Un tel état de fait, laisse imaginer qu’une autre redirection outrageuse et provocante comme par exemple celle du nom de domaine www.grosseputedechirac.com vers le site de l’Elysée serait également tolérée. N’est-ce pas un aveu d’échec, un constat d’impuissance, une preuve du chaos ? L’Etat me fait savoir, par le biais de son site Internet officiel, financé par mes impôts et les vôtres, que les règles du Droit ne s’appliquent pas sur Internet.
Les jeunesses U-M-P-IENNES ont le droit de spammer tout le monde et de jouer avec les noms de domaines et l’achat de mots-clés sur Google. Pendant ce temps, des Lois sont votés pour interdire de dire du mal des religions ou pour pénaliser les rapports des citoyens avec leur propre drapeau, leur hymne national.
On vit vraiment dans un pays de fachos et j’attends le jour où la liberté que j’ai de m’exprimer me sera retirée, en attendant je dis du mal de mon pays, et j’attends qu’un nain de jardin envoie sa police me raccompagner…où déjà ?

J’AI DIT ENCORE !

Posté il y a 2 années 3 mois à 0:37. 0 commentaire

Comme disait Amélie, Jay Dee est mort, vive Sundae ! Le passé s’éloigne, le futur aussi, seul le présent se rapproche un peu plus tous les jours. La force du maintenant c’est de rester possible, jusqu’à la mort. Le monde de demain était censé nous appartenir, et bien voila. Nous y sommes. Certains font des enfants, d’autres des carrières ou des voyages, qui l’eu cru. Dans le nouveau monde des hubs, nous sommes tous des logisticiens, condamnés à vivre sans âge, dans une éternelle adolescence arboricole, jonglant d’intérêts en intérêts, de désirs en satisfactions comme on passe de branches en branches. La connectique est subtile, on ne crache ni sur le gite, ni sur une boussole. Voila pourquoi trofor. L’énergie, la vivacité, tous ces moteurs de la connerie, sont les dieux de la culture au jour le jour. Pas le temps de me répandre sur les sessions freestyle chez Youri ou sur les hip-hop soul party de DJ cut sunder, pas le temps d’aller prendre des cours de danse chez Colette ni d’aller faire le James Band au Baron Baron avec Jimmy Castor, pas le temps de faire de la concurrence a Radio Roro en streaming underground, pas le temps de revenir sur le fabuleux passage au chipset 939 d’AMD, pas le temps de repartir en conquete pariétale parisienne, pas le temps d’écrire un édito ou a peine le temps. En conséquence, et pour mieux divertir les trofornautes de tous les continents, le Comité de la Teuf Parisienne se réunira au cours d’une ou de plusieurs séances, dans des lieux inconnus a une dates tenues secrètes. Le Comité statuera, entre autre, sur l’épineuse question que pose l’attitude a adopter vis-a-vis du radical mouvement transfrontalier tout droit venu du Delaware méditerranéen : The Waffen Coolo. Soyez vigilant car comme dit Dader : les dés sont dans les airs…

BON MORALES

Posté il y a 2 années 5 mois à 2:09. 0 commentaire

Nous sommes tous Boliviens. En fait, nous sommes tous des Indiens de Bolivie. Kohn Bendit disait “nous sommes tous des juifs allemands”, Colombani disait “nous sommes tous des Américains” et pour compléter le tableau, Trofor.com déclare : “nous sommes tous des indiens de Bolivie”. Heureux aujourd’hui de voir cet homme pieds nus se recueillir au nom d’un pays tout entier, et finalement d’une partie entière de l’humanité, sur les vestiges du Temple du Soleil. Il aura fallu 500 ans pour que les missionnaires catholiques assoiffés d’or et de sang écoutent enfin la voix de l’Indien. C’est sur cette poussée mystique que Trofor.com souhaite commencer l’année, en espérant que tous les vœux d’Evo s’accompliront et que les prochaines chutes de neiges en Europe ne seront pas dues au froid sibérien mais à sa bonne cocaïne bolivienne.