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Posté il y a 9 mois 3 semaines à 12:36. 0 commentaire

A mesure que s’éloigne le 11 septembre 2001 et que nous avançons dans le XXIème siècle, force est de constater que les terroristes ne sont pas ceux que nous pensions. La récente vidéo envoyée par Ben Laden aux média ne dit pas autre chose, les statistiques non plus.
Comme le disait ce matin Emmanuel Todd sur France Inter, s’il est vrai que les victimes de Ben Laden se comptent par milliers, celles de Bush se comptent aujourd’hui par centaines de milliers. Les marchands de canons, de Carlyle à Dassault, peinent tous les jours un peu plus à maintenir l’illusion du spectre d’un Islam conquérant et dangereux alors que les propos du leader de l’organisation terroriste se rapprochent de plus en plus de ceux tenus par les démocrates de la gauche occidentale. Ce qui apparaissait hier comme un choc des civilisations ressemble de plus en plus à une guerre civile, un choc de la civilisation : riches contre pauvres, oppresseurs contre opprimés, possédant contre possédés.
Le terrorisme n’a jamais été aussi répandu en Europe qu’au cours du XIXème siècle qui a vu un libéralisme sans limite s’emparer de nos sociétés. Aujourd’hui, de manière moins ostentatoire mais tout aussi violente, le libéralisme sauvage nourrit de nouveau les fanatismes de tous bords. L’alibi religieux ne tient plus. Aujourd’hui, mardi 11 septembre 2007, nous sommes tous des Irakiens spoliés, livrés à la loi du plus fort, dont le sang et le pétrole viennent respectivement nourrir un spectacle de terreur destiné à amadouer les masses et de puissants moteurs destinés à accroitre la fortune d’un petit nombre.
Ah ça ira, ça ira, ça ira, les néolibéraux ont les pendra. Si demain Ali le Chimique qui n’est certainement pas un enfant de cœur est pendu comme son frère Saddam, l’occident s’enfoncera un peu plus dans la barbarie qu’hypocritement il prétend combattre.
Posté il y a 11 mois 3 semaines à 3:00. 0 commentaire

Tout comme elle a débutée avec la conquête spatiale, la mise sous tension de la planète aura été parachevée avec elle. Arpa et Nasa sont deux établissements publics américains qui ont vu le jour en 1958, un an après le lancement du satellite soviétique Sputnik.
C’est cette réaction d’orgueil des américains, cette compétition technologique qu’imposait la Guerre Froide, qui est à l’origine de la mise sous tension de la planète. Bien que le rôle de la Nasa semble être évident à l’image de la super structure satellitaire* qu’elle a mis en place à l’échelle planétaire en quelques décennies, c’est l’Arpa, une agence moins connue qui est à l’origine du système d’exploitation de ce maillage géant qui permet aujourd’hui la mise sous tension du globe.
Arpa, c’est-à-dire Advanced Research Projects Agency, rattachée au Département de la Défense Américain donne le jour en 1969 à l’Arpanet, réseau à la fois civil et militaire utilisant la technologie révolutionnaire de la commutation de paquet (switching packets) que nous utilisons encore aujourd’hui. Le directeur de l’Arpa parlait déjà en 1962 de « Galactic Network ». C’est sur l’Arpanet qu’est publiée en décembre 1974 l’acte de naissance du protocole TCP/IP, la RFC 675. Cette « Request For Comment », passée inaperçue auprès de ses contemporains encore ébahit par l’alunissage en direct à la télé qu’ils avaient pu vivre cinq ans auparavant ; était un nouveau pas de géant pour l’humanité. A l’image d’un Jean Moulin providentiel, ce document de 70 pages c’était l’espoir de parvenir un jour à l’unification des réseaux.
En 1983, les militaires créent Milnet et Arpanet rejoint les réseaux civils voyant le jour ça et là, tels que NSFnet et d’autres. Tous ces réseaux communiquent entre eux grace à TCP/IP. En 1984, le CERN en Suisse décide d’utiliser TCP/IP pour gérer son parc informatique. Des chercheurs travaillent sur le concept d’hypertext en essayant de créer des liens entre des documents situés en différents points du réseau. Parmis eux Tim Berners-Lee un chercheur britannique a l’idée géniale d’associer le protocole de communication TCP/IP, le protocole d’identification élaboré au cours des années quatre-vingt DNS (Domain Name Server) et les récents travaux du CERN sur l’hypertext. Le 6 août 1991, pour pouvoir profiter du petit programme qu’il vient d’écrire et qu’il baptise Hyper Text Transfer Protocol Deamon (httpd), le premier serveur web de l’humanité, il crée le premier navigateur web qu’il baptise WorldWideWeb. L’idée fabuleuse de Berners-Lee est de combiner TCP/IP et DNS en y ajoutant la troisième anagramme barbare de la sainte trinité rhizomique : l’URI ou l’URL pour Uniform Ressource Identifier ou Location. C’est également l’introduction d’une grande souplesse dans les rapports entre les machines par l’introduction d’un système de lien unidirectionnel. La liberté de pointer sur l’adresse d’une machine distante sans demander la moindre autorisation, les prémices de la navigation…
Ultime étape de la mise sous tension planétaire : le 30 avril 1993, le CERN décide de rendre sa technologique gratuite. A partir de 1994 tout s’accélère. En 1995, c’est la mise en ligne du premier serveur http Apache. En 1999, est créée la Apache Software Foundation qui continue de distribuer des serveurs web gratuitement. Il en tourne aujourd’hui plus de 32 millions soit 60% de la totalité des serveurs de la planète.
Bref, tout ça pour vous dire que l’humanité oubliera le nom de Bill Gates et il rejoindra bientôt la foule des Nababs et autres Maharajas anonymes. Tandis que Berners-Lee, annonciateur de la pensée altruiste du futur, de la psychologie positive qui prédomine chez les hommes de sciences, lui, restera dans les annales, aux côtés d’Armstrong et d’Aldrin, il aura activement participé à la conquête de l’Espace !
*Super structure satellitaire : exemple le GPS opérationnel dès 1990 pour les militaires. Pour l’Esa, équivalent européen de la Nasa et principal rival planétaire de cette dernière, l’achèvement d’une structure comparable baptisée Galileo n’est pas prévu avant 2010.
Posté il y a 1 année à 15:56. 0 commentaire

La concentration du pouvoir est devenue telle que seul un terrorisme planétaire peut l’atteindre. Mais pas un terrorisme traditionnel fait de feu et de morts. L’arme dont dispose la population mondiale pour se soustraire au joug de ses oligarques passe par l’information.
La démocratie a échoué. Le peuple souverain est manipulé. L’humanité est prisonnière de sa classe dominante et rien ne semble pouvoir s’y opposer. Il est temps de donner à la contestation populaire des moyens à la mesure de sa tache. Il convient en premier de faire quelques constats. Les états n’ont plus aucune raison d’être. Le concept même de nation ne correspond à aucune réalité économique ou juridique. Le droit est mondial, l’économie est mondiale, le pouvoir est mondial. Comment se satisfaire d’organisations politiques locales ? Alors même que les difficultés que rencontre l’humanité sont d’ordre mondial. Comment ne pas tirer les conséquences du 11 septembre 2001 ou du récent massacre de Virginia Tech ? Comment ne pas s’interroger sur l’attitude de ceux qui se donnent la mort à des fins meurtrières ? Comment justifier l’usage de méthodes barbares à l’encontre de ceux que l’on a décrété être des barbares ? Comment confier le destin collectif des hommes à une poignée d’entre eux ?
A ces questions il n’existe pas de réponse. L’unicité et la finitude du monde le rendent ingérable pour ses occupants qui renoncent collectivement à en modifier l’organisation. Fils de bourreaux, ayant du sang sur les mains, l’idée même de la repentance nous terrorise. C’est d’ailleurs comme cela que l’on désigne ceux qui posent les questions précédentes : des terroristes. Remettre en cause l’Occident et ses valeurs devenues mondiales aujourd’hui, c’est s’autoproclamer terroriste. Aucune dialectique ne pourra désormais participer à la recherche d’une vérité, d’une justice. La paix est préférable à la justice. L’idée d’une organisation hiérarchique des rapports sociaux ne peut plus aujourd’hui être remise en cause. Et pourtant…
Pourtant une solution s’offre à nous. Une organisation existe qui pourrait se substituer aux vieilles organisations coercitives du pouvoir établi. Cette organisation mondiale s’appelle Internet, GPS, IBAN ou ISO. C’est l’ensemble des normes que nos échanges économiques mondiaux ont élaborés depuis une cinquantaine d’années. Le devoir de tous les hommes et de touts les femmes de notre planète, conformément à l’article 35 de notre bible idéologique est de participer à l’élaboration d’une organisation politique nouvelle tendant à répondre aux questions précédemment énoncées.
Posté il y a 1 année à 2:15. 0 commentaire

Après avoir brisé le mur de Berlin et enterré le communisme, la gauche se retrouve sans outils. Ni marteau ni faucille, voilà son véritable talon d’Achille.
La gauche dans son ensemble se révèle incapable d’imaginer une alternative à la mondialisation libérale dévorante. L’alter mondialisme n’est qu’une figure de style désignant le vide laissé par la défaite de la gauche dans le monde. Depuis la fin de la guerre froide, l’Occident n’a plus de vis-à-vis idéologique, plus d’entrave au déploiement de ses deux ingrédients de base : le marché et l’Etat de droit. Les méthodes suicidaires d’Al Qaïda démontrent à elles seules l’absence de contenu idéologique dans la riposte à l’Occident. La seule option qui s’offre à celui qui s’oppose à Babylone aujourd’hui c’est la mort. Résumons l’état des forces en présence face à l’Occident marchand : une poignée de corses, les palestiniens, quelques moudjahidines particulièrement motivés et les « Etats voyous » : Corée du Nord, Iran, Syrie, Venezuela, Cuba.
C’est de là que vient l’impasse. Ayant abandoné ses outils, se reposant sur l’automatisation et l’électrification de son environnement, le prolétaire est devenu un légume. Il vote Sarkozy à 54%. Celui là même à qui on l’enfonce tous les jours un peu plus profond, acquiesce, en redemande. Or il suffit de ne pas se laisser bercer par les machines et l’hypermédia pour retrouver la puissance égalitaire du rêve que la Gauche porte depuis 1789. Le marteau et la faucille c’est le clavier et la souris. Ce que les machines ont volé à l’homme en lui ramollissant le cerveau, il va le récupérer en se servant d’elles pour dépasser l’état de droit. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : pousser vers le progrès et s’interdire le conservatisme. Le progrès c’est faire de la lobotomie digitale une intelligence citoyenne. On peut conserver la si précieuse liberté de l’Occident mais en l’enfermant dans une scrupuleuse égalité statistique. Les machines doivent nous faire passer de l’Etat de droit tel que nous l’avons connu jusqu’à présent à un monde juridiquement assisté par ordinateur qu’on pourrait appeler l’Etat d’hyperdroit même si les Etats eux-mêmes ont vocation à se dissoudre. L’hyperdroit est l’ensemble de normes de portée universelle dont les sanctions sont automatisées. La carte bleue est ce qui ressemble le plus à la pièce d’identité du futur.
Cette évolution est en cours, elle est même sur certains points bientôt achevée. C’est là que se trouve l’espoir de la gauche. Pas dans la résistance stérile des altermondialistes ou dans la folie rétrograde des traditionalistes terroristes, mais au contraire, dans la réappropriation de l’outil.
Les paysans du 18eme siècle en France ont su prendre le livre du riche, la bible du curé pour en faire leur code civil. Ils ont pris l’outil, l’instrument de l’oppression et l’ont retourné contre l’oppresseur. Il est temps de mettre des téléphones portables sur les drapeaux communistes. La liberté du libéralisme occidental est un bienfait certes. Mais elle l’est d’autant plus qu’elle intervient dans un cadre égalitaire. Or aujourd’hui personne ne remet en cause la liberté en Occident. C’est bien d’avantage l’égalité qui fait défaut. Et avant tout l’égalité culturelle. Ou devrais-je parler d’inégalité culturelle.
Le livre et le monde en papier des hommes en cravates ne pèsent pas lourd face à la puissance du réseau électrique qui parcourt désormais chaque parcelle de notre planète. L’outil informatique va nécessairement accroitre l’autoritarisme dans la conduite des affaires humaines. La question est de savoir qui en aura rédiger le code source.
Voilà pourquoi il est urgent aujourd’hui d’imaginer un système qui prend en compte l’autoritarisme des machines mais qui en tire également le meilleur parti en termes de justice sociale.
Posté il y a 1 année 3 mois à 1:45. 0 commentaire
Bienvenue dans la théorie des mondes. C’est une forme de philosophie apparue à notre époque post-atomique. Elle introduit quelque chose de fractal dans la pensée. Dans la théorie des mondes, que je n’ai pas lue et dont je ne sais à peu près rien, pas même le nom de son auteur, ce qui est plaisant c’est le saucissonnage, le côté mille feuille de la chose ; L’idée qu’un sujet puisse toujours appartenir à autant de mondes différents qu’il y a de sujets différents autour lui. On peut trouver une analogie entre cette vision relative de mondes à échelles variables dans la théorie philosophique et certains aspects de la physique quantique, dont je ne sais pas grand chose non plus. Bref elle tombe bien cette théorie des mondes parce que justement, il se pourrait bien que depuis deux cents ans, avec la maitrise de l’électricité, la planète tout entière soit devenue un de ces mondes dont on parle dans la théorie.
Posté il y a 1 année 8 mois à 19:37. 0 commentaire

Masse, média et spectacle, trois termes qui résument à eux seuls la mondialisation. A ces trois thèmes correspondent trois penseurs, Canetti, Mac Luhan et Debord. Les trois dépeignaient dès le début des années 60 le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui.
Le point commun de ces trois auteurs est l’approche organique de leur objet d’étude. Ils considèrent tous les trois le comportement humain comme un comportement animal. Ils sont les véritables biologistes de notre temps. Dans leurs travaux, ils placent tous les trois le langage au centre de leur étude.
Canetti considère l’alphabet comme l’exemple le plus parfait de l’ordre et fait un rapprochement entre l’aspect poli des armes humaines (dents, couteaux, etc…) et la politesse dans le langage. Chez Canetti, ordre et pouvoir vont de paire. Ce dernier trouvant son fondement dans l’ordonnancement parfait des lettres qui caractérise le langage.
Mac Luhan s’est penché quand à lui sur l’impact de l’électricité sur l’humanité. Il en conclue assez rapidement que les signaux électriques sont les seuls qui soient directement interprétés par le cerveau. C’est donc une substitution du langage électrique à l’ancien langage visuel que Mac Luhan met en évidence. Pour lui, l’ère de Gutenberg et révolue, l’écrit est le vestige d’un autre temps, le monde intégré à substitué le mythe à l’Histoire. Et rien de ce qui a été commencé avant ne pourra être fini après.
Guy Debord enfin, élabore une théorie qui semble découlée du travail des deux précédents auteurs. A Canetti il emprunte la notion d’instrumentalisation du langage à des fins de puissance et à Mac Luhan la notion de fin de l’Histoire et de présent permanent. Mais ce qui Guy Debord met en évidence, une fois le tri fait dans son travail et débarrassé de sa critique marxiste de la société, c’est l’avenir du langage, son devenir, sa faillite, sa corruption.
Pour Debord, mais cela est vrai pour Canetti et Mac Luhan, les hommes ont perdu la maîtrise du monde. L’humanité, sa culture, ont aboli la nature, réduite à l’état de trace, de souvenir.
Le langage, l’ensemble des langues qui le constitue, n’a plus la même fonction. Désormais, il fait parti du monde au même titre que les routes, les frontières et les canalisations. Le langage est devenu un réseau parmi d’autre, une illustration de ce qu’Oswald Spengler appelle la civilisation.
Les individus, pris au piège du spectacle électrique et de l’instantanéité ont perdu l’usage du langage. L’information a pris la place de la connaissance. Logos signifie image aujourd’hui alors qu’il s’agissait il y a quelques années encore du discours. L’image à remplacé le discours. Le géologue de Platon est devenu un publicitaire, un marchand d’armes.
La morale, issue des mœurs, tout comme l’ensemble des règles normatives que nous regroupons sous le terme de « Droits », n’ont plus de raison d’être dans un monde gouverné par l’immédiateté. L’usage ne justifie plus le mode de règlement des conflits. Le pragmatisme a remplacé le raisonnement.
Dans un monde sans histoire, aucune démonstration ne peut être utilisée comme la base d’une autre démonstration. La géométrie euclidienne n’a plus court. L’observation est devenue la science unique, la théorie quantique a bouleversé notre conception linéaire de l’écoulement du temps. Nos vies sont désormais des voies à double sens.
Dans cet univers retribalisé, les coutumes sont à réinventer. Le graffiti est une des formes de cette volonté de récupérer ce qui nous échappe, d’opérer une renaissance dans l’art, un sursaut d’humanité. Peindre des lettres dépourvues de sens au mépris de la loi sur les vestiges du décor concentrationnaire qu’offrent les mégapoles modernes à nos regards endormis : voilà une piste, une perspective de réveil.
Posté il y a 2 années 2 mois à 22:01. 0 commentaire
En suivant ce lien : http://www.sarkoland.com vous arriverez directement sur le site de l’Elysée. Après avoir fait cette sinistre découverte en tapant des adresses au hasard dans mon navigateur préféré Firefox, un sentiment de gène et de dégout profond s’est emparé de moi. J’ai imaginé deux hypothèses : une selon laquelle les services de l’Etat seraient au courant de cette redirection ; une selon laquelle ils l’ignoreraient. Si le responsable du site Internet de la présidence de la République Française ignore quels noms de domaines pointent directement sur son serveur hôte, c’est qu’il n’a même pas accès à une interface de statistique rudimentaire lui permettant de connaître la provenance des internautes qui naviguent sur ses pages. Nous pouvons donc exclure cette hypothèse d’entrée. Dés lors qu’une redirection est connue, il est techniquement très simple pour le responsable d’un site Internet d’y mettre un terme. Un tel état de fait, laisse imaginer qu’une autre redirection outrageuse et provocante comme par exemple celle du nom de domaine www.grosseputedechirac.com vers le site de l’Elysée serait également tolérée. N’est-ce pas un aveu d’échec, un constat d’impuissance, une preuve du chaos ? L’Etat me fait savoir, par le biais de son site Internet officiel, financé par mes impôts et les vôtres, que les règles du Droit ne s’appliquent pas sur Internet.
Les jeunesses U-M-P-IENNES ont le droit de spammer tout le monde et de jouer avec les noms de domaines et l’achat de mots-clés sur Google. Pendant ce temps, des Lois sont votés pour interdire de dire du mal des religions ou pour pénaliser les rapports des citoyens avec leur propre drapeau, leur hymne national.
On vit vraiment dans un pays de fachos et j’attends le jour où la liberté que j’ai de m’exprimer me sera retirée, en attendant je dis du mal de mon pays, et j’attends qu’un nain de jardin envoie sa police me raccompagner…où déjà ?
Posté il y a 2 années 3 mois à 0:37. 0 commentaire
Comme disait Amélie, Jay Dee est mort, vive Sundae ! Le passé s’éloigne, le futur aussi, seul le présent se rapproche un peu plus tous les jours. La force du maintenant c’est de rester possible, jusqu’à la mort. Le monde de demain était censé nous appartenir, et bien voila. Nous y sommes. Certains font des enfants, d’autres des carrières ou des voyages, qui l’eu cru. Dans le nouveau monde des hubs, nous sommes tous des logisticiens, condamnés à vivre sans âge, dans une éternelle adolescence arboricole, jonglant d’intérêts en intérêts, de désirs en satisfactions comme on passe de branches en branches. La connectique est subtile, on ne crache ni sur le gite, ni sur une boussole. Voila pourquoi trofor. L’énergie, la vivacité, tous ces moteurs de la connerie, sont les dieux de la culture au jour le jour. Pas le temps de me répandre sur les sessions freestyle chez Youri ou sur les hip-hop soul party de DJ cut sunder, pas le temps d’aller prendre des cours de danse chez Colette ni d’aller faire le James Band au Baron Baron avec Jimmy Castor, pas le temps de faire de la concurrence a Radio Roro en streaming underground, pas le temps de revenir sur le fabuleux passage au chipset 939 d’AMD, pas le temps de repartir en conquete pariétale parisienne, pas le temps d’écrire un édito ou a peine le temps. En conséquence, et pour mieux divertir les trofornautes de tous les continents, le Comité de la Teuf Parisienne se réunira au cours d’une ou de plusieurs séances, dans des lieux inconnus a une dates tenues secrètes. Le Comité statuera, entre autre, sur l’épineuse question que pose l’attitude a adopter vis-a-vis du radical mouvement transfrontalier tout droit venu du Delaware méditerranéen : The Waffen Coolo. Soyez vigilant car comme dit Dader : les dés sont dans les airs…
Posté il y a 2 années 5 mois à 2:09. 0 commentaire
Nous sommes tous Boliviens. En fait, nous sommes tous des Indiens de Bolivie. Kohn Bendit disait “nous sommes tous des juifs allemands”, Colombani disait “nous sommes tous des Américains” et pour compléter le tableau, Trofor.com déclare : “nous sommes tous des indiens de Bolivie”. Heureux aujourd’hui de voir cet homme pieds nus se recueillir au nom d’un pays tout entier, et finalement d’une partie entière de l’humanité, sur les vestiges du Temple du Soleil. Il aura fallu 500 ans pour que les missionnaires catholiques assoiffés d’or et de sang écoutent enfin la voix de l’Indien. C’est sur cette poussée mystique que Trofor.com souhaite commencer l’année, en espérant que tous les vœux d’Evo s’accompliront et que les prochaines chutes de neiges en Europe ne seront pas dues au froid sibérien mais à sa bonne cocaïne bolivienne.
Posté il y a 2 années 7 mois à 21:58. 0 commentaire

Après cinq années de trofor.com et la plus longue trêve éditoriale que ce site n’ait jamais connue, Guy Debord, dont les écrits ne sont pas étrangers à la création même de ce site, est de retour en haut de l’affiche.
Depuis deux semaines, les voitures et les poubelles brûlent ici et là. Un symptôme, une crise, une manifestation parmi tant d’autres des conséquences de la politique spectacle. La question n’est pas, comment en est-on arrivé là ? Mais, existe-t-il une issue ? Or rien ne le laisse penser. Du Berlusconisme aux Faucons de Washington, de Lagardère à Dassault, rien ne permet d’imaginer une issue à la crispation mondiale en cours. Rien, pas même les éléments. Le spectacle est total, immanent, prétendre s’en abstraire ne serait-ce qu’un instant est impossible. Ça n’est que dans le spectacle que peut se jouer son dénouement, son évolution. Dans la société du spectacle, on ne parle plus d’Histoire mais d’intrigues.
Mais revenons un instant à la sainte parole de Guy : dans le spectacle, le spectateur est le véritable créateur. C’est lui qui produit le spectacle. Il produit principalement des émotions qui s’incarnent, se remplacent, se transmettent. En produisant son propre spectacle, chaque individu crée les conditions possibles d’un spectacle total. Personne n’échappe au spectacle et chacun obéis à ses règles. Les règles du spectacle sont elles-mêmes soumises aux émotions des spectateurs. Ainsi, lorsque l’émotion la plus partagée est la peur, elle se propage et se diffuse comme une nouvelle règle spectaculaire, une règle inhérente au spectacle lui-même.
Chaque individu est un acteur de la société pris en otage par le spectateur qu’il est en même temps. C’est de cette schizophrénie qu’a été victime notre ministre de l’intérieur quelques jours avant la mort de deux habitants de Clichy sous Bois dans des conditions suspectes.