Vous parcourez actuellement les archives de la rubrique graffiti category.
Posté il y a 1 année 7 mois à 18:40. 0 commentaire

Les années passent et certains artistes, plus que d’autres, s’illustrent sur les murs gris de notre bonne vieille ville de Paris. Au-delà du retour d’O’Clock, quelques nouvelles légendes font leur entrée dans le Panthéon.
Sur les traces de Trane, Flask et toute son équipe on su mettre Paris K.O. Rideaux de fer, vandales, flop et tags ont fleuris un peu partout avec toujours cette belle signature : le Knock Out crew. Flask a certainement été le plus actif sur l’année écoulée mais il serait injuste de ne pas citer quelques uns de ses collègues : Howok et Fore entre autres. Comble de leur présence pariétale, ils ont même terminé un mur commencé par le HGang il y a de nombreuses années au début de la rue Saint-Jacques, à quelques dizaines de mètres à peine du célèbre Quai des Orfèvres et de la préfecture de police de Paris. Accompagnant l’irrésistible ascension des KO, les valeurs sûres de la capitale on apporté leur soutien à quelques raides fructueux : Dexa, Spadz, Rolex, Drag et beaucoup d’autres que j’oublie mais que la ville, elle, n’est pas prête d’oublier.
La deuxième grande révélation de cette année 2006 est l’œuvre d’un seul homme, membre du célèbre crew YKS : VAR85. Dans un style énorme qu’on peut qualifier grossièrement de new yorkais, il a démontré une fois de plus que tout n’a pas déjà été fait en graffiti. Son imagination, son sens de l’urbanisme, son ambition, sa démesure et sa spontanéité lui ouvrent une voie royale vers la reconnaissance éternelle que méritent les Kings. Pour vous rendre compte du phénomène, deux solutions : soit vous ouvrez les yeux et les VAR85 vont se manifester à vous le plus naturellement du monde à peu près partout à Paris, soit, si vous voulez aller droit au but, vous pouvez prendre la ligne 2 du métro de Barbès à Colonel Fabien et vous pourrez apprécier le travail.
Bravo donc à tous ceux qui donnent de leur personne, de leur temps, de leur énergie, de leur argent pour se faire plaisir et nous faire plaisir. Flask et Var 85 méritaient un Big Up particulier, un spécial Big Up. C’est fait.
Posté il y a 3 années 11 mois à 13:01. 0 commentaire

Le monde du graffiti et de l’art du saccage se divise en deux catégories : ceux qui recherchent la gloire et ceux qui la méritent. Eker comme vous l’avez compris appartient à la deuxième catégorie.
Il est toujours assez difficile d’obtenir des informations fiables sur les taggueurs mais voici celles dont on dispose pour l’instant. Eker appartient à trois crew : TNS, DAS et CMP. Le plus fameux des trois étant les CMP (Comité de la Mafia Parisienne) puisqu’il regroupe sous sa bannière des noms prestigieux comme Disco, Seyb, Spone, Eole, Diksa ou encore Dion, Baboo et Smat pour les plus connus. Les CMP sont actifs depuis longtemps et Eker est lui aussi un vétéran, un vieux de la vieille en un mot : un multirécidiviste ! Tout comme ses compères Smat et Dion, on est pas frappé la première fois qu’on voit un de ses tags par la qualité calligraphique de l’ouvrage.
C’est la persistance, l’abnégation qui fait le champion. Les années passent et les tags s’effacent … sauf quand leur auteur les repasse ! Alors que Smat était beaucoup plus impressionnant lorsqu’il était en activité (aux côtés de O’Clock avec les 156), on se souvient moins bien de lui. Et pour cause, il ne reste pas grand chose de ses œuvres. Pour Eker c’est différent. Discret à l’origine, ne cassant pas des briques, il a su imposer son style vandale au cours du temps. Années après années, son blaze s’impose comme un incontournable du paysage parisien. Il pose également des lettrages ou des flops (EK) bien bourrins à la manière de Trane mais en moins grande quantité cela va sans dire.
Pour résumer, disons que Eker a un tag vraiment phénoménal. On sent en le voyant que son auteur a de la bouteille, du savoir-faire. Ses plus belles pièces sont des rideaux de fer, sauvagement balafrés. De la poésie à l’état peur.
Posté il y a 4 années 2 mois à 17:25. 0 commentaire

Pour les profanes, il faut commencer par expliquer que les writers sont les tagueurs. C’est un terme générique qui englobe toutes les activités liées au graffiti et c’est aussi le titre d’un film documentaire sorti récemment en dvd. Un film qui fait parler le microcosme et qui mérite sa chronique.
La meilleure introduction, aussi paradoxal que cela puisse paraître, serait peut-être d’en dévoiler l’épilogue : BANDO déclare que l’essence du graffiti est de s’adresser uniquement à ceux qui en font, qu’il est imposé aux autres sans qu’on leur demande leur avis et que c’est très bien comme ça. Le sous-titre du film étant <i>20 ans de graffiti à Paris</i>, il y est souvent évoqué le nom de BANDO des TCK qui se révèle être le parrain si ce n’est du graffiti européen, au moins du graffiti hexagonal. Mais le propos de cet article n’est pas de revenir sur le contenu du film et il convient plutôt d’en apprécier l’impact sur les esprits. Comme tout ce qui concerne le graffiti, ce film suscite chez les praticiens commentaires, critiques et polémiques. Le réalisateur lui-même, Marc-Aurèle Vecchione, appartenant à un crew toujours en activité se voit taxé par certains de partialité voir de sectarisme.
Sa subjectivité est là bien sûr mais essayons d’apporter une appréciation juste sur son film : Lorsqu’il évoque la genèse du mouvement, son travail fait l’unanimité, mais dès lors que le graffiti en France devient un phénomène de masse, son traitement des faits devient plus contestable. Bref, le début 1983-1993 est mortel et quiconque se penche sur le mouvement doit l’avoir vu comme il doit avoir vu les autres (<i>Wild Style, Beat Street, Style Wars, Dirty Handz</i>, etc…), c’est du classique au même titre que les ouvrages d’Henry Chalfant. Quant à la décennie 1993-2003, attendons peut-être d’avoir le recul nécessaire à l’étude d’un mouvement qui aura connu à cette période et après son âge d’or, sa réelle massification.
Verdict : il faut voir <i>Writers</i>, d’ailleurs pour être en accord avec sa philosophie je devrais poursuivre en disant qu’il faut pratiquer le graffiti ! Enfin, ça va faire plaisir aux défenseurs de la francophonie de savoir que dans tous les livres de l’histoire de l’art à venir figurera la mention d’écoles dignes du Quattrocento italien ou du Paris des années 20, celles des CRIME TIME KINGS, du BAD BOYZ CREW et des CHROME ANGELS…
Posté il y a 4 années 7 mois à 14:32. 0 commentaire

Seak est un grapheur allemand. Moins connu que Daim, ils appartiennent pourtant tous deux à la même école : la 3D teutonne. Obsessionnels et perfectionnistes, ils détiennent les qualités bien germaniques qui font de leur œuvres pariétales de vraies pièces de Musée.
L’actualité du graffiti c’est surtout, en cette fin d’année 2003, sa non-actualité. On a, vu il y a deux ans environ, un engouement médiatique effréné pour le graffiti. Les couvertures de la presse généraliste rivalisaient presque avec les magazines spécialisés et les noms de Zeus, Andre et O’Clock s’exhibaient dans les galeries des quatre coins de l’hexagone, incarnant une génération de nouveaux artistes venue de la rue. Que reste-t-il aujourd’hui de cette tendance ? Rien ou presque. Passé du métro à la galerie est une opération périlleuse mais pas impossible. Après Futura 2000 et BBC, c’est au tour de SEAK et de ses acolytes de rentrer de plein pied dans le monde de l’art qui dure.
<i>Constructions Urbaines</i>, c’est le titre de l’exposition visible à la Taxie Gallery dans le 17éme arrondissement de Paris jusqu’au 11 décembre. Y sont exposées les œuvres de Daim, Stohead, Daddy Cool, Tasek, Seak, Mate, Darco et Neon. Chacun de ces grapheurs a fait ses preuves dans le monde réel et le travail qu’ils exposent n’est pas un résumé de leur parcours mais plutôt un sésame vers la reconversion. Dans les peintures de Seak notamment on retrouve la maturité délirante d’un Jon One, la liberté sauvage d’un Futura 2000 et, osons la comparaison, la chair éclaté d’un Francis Bacon. Seak n’est pas le seul à avoir fait évolué sa peinture. Tous l’ont suivi.
Parce que le graffiti ne connaît par définition ni limite, ni cadre, ni thème, ni aucune autre entrave, c’est naturellement qu’il est destiné à remplir les Musées de demain. Le seul reproche que l’on puisse faire à cette exposition c’est le choix de son titre qui est vraiment bateau. Il aurait été plus judicieux et plus pertinent pour signifier le virage pris par les artistes de l’appeler : “Back By Popular Demand”.
Posté il y a 5 années 4 mois à 23:07. 0 commentaire

Il y a quatre ans, en 1999, sortait le deuxième volume de la vidéo consacrée au graffiti Dirty Handz, avec comme sous-titre : Destruction of Paris City. Distribuée par VPC ou dans les magasins spécialisés, elle est aujourd’hui encore disponible sur Internet.
Hardcore, c’est l’adjectif qui revient le plus souvent pour décrire ces quelques 35 minutes de peinture et d’expression rupestre post moderne. Dans un climat très underground et chargé, renforcé par une bande son adéquate, cette vidéo témoigne des activités de quelques-uns uns des plus fameux groupes de taggueurs parisiens. Au menu les crew suivants in full effect : 13ers, 156, BASF, CLM, FMK, GT, MX, PME, SDK, TMA, TPC, WUFC. Très axée sur le Transit System (métros, RER, trains), la vidéo présente néanmoins quelques artistes de rue tels que SEB et Jonone. Un aperçu de la scène parisienne qui laisse penser qu’on habite vraiment une ville de barbares, de forcenés jusqu’au-boutistes et prêt à tout.
En effet les performances présentées sont d’une violence à couper le souffle : cartonnage en règle d’un dépôt, d’une station ou d’une rame, à la bombe, au rouleau ou directement à la bougie d’allumage pour ce qui est de la gravure sur métal. C’est d’entrée une ambiance de guerre urbaine qui prédomine et lorsqu’un des membres de la Grim Team inscrit sur un rideau de fer la phrase suivante on se pose quelques questions d’ordre moral : « More Dead Cops ». On est loin des incivilités et beaucoup plus proche d’un vandalisme radical, aveugle et n’ayons pas peur des mots : complètement teubé. A croire qu’un morceau de NWA comme « Appetite for Destruction » a été pris au premier degré et que les plus accrocs en ont fait une devise.
Bref après les snuffs movies qui montraient des morts réelles en vidéo, Dirty Handz propose un nouveau concept : de l’ultra violence, en toute illégalité toujours, mais sur les biens plutôt que sur les personnes. Voir mourir un wagon en direct. Du Crime Time comme si vous y étiez…
Posté il y a 6 années 6 mois à 1:43. 0 commentaire

TOM TOM est un phœnix de la rue et comme le phœnix, il est mort pour mieux renaître de ses cendres. TOM TOM IS DEAD c’est le nom du contre-vernissage qui a eu lieu la semaine dernière dans les locaux de l’association ArsLonga dans le 11ème à Paris.
Tom Tom est, au delà du phénomène, un artiste de rue pertinent et original. Sa démarche a entre autre consistée jusqu’à présent à détourner des panneaux publicitaires (ambiance 4m par 3m) à l’aide d’un cutter, d’un peu de colle et surtout, d’une imagination débordante. On a pu voir au cours des deux dernières années (peut-être plus), surtout dans le 11ème arrondissement de Paris, des dizaines de ses œuvres bien en vues trôner sur la voie publique.
On aurait pu sous-titrer le vernissage VIVE EPHAISTOS puisque c’est le nouveau nom sous lequel il se fera désormais connaître et reconnaître. Mais revenons sur l’expression contre-vernissage pour savoir de quoi il retourne vraiment. La présence de l’artiste doublait d’ailleurs ce contre-vernissage d’une contre-performance au sens non sportif du terme. Tom Tom est plus qu’un artiste qui montre quelque chose, il veut faire partie de ce quelque chose et propose un univers hors cadre. Lorsque c’est sur des affiches c’est visible et une photo peu faire durer l’instant, une partie du contre-vernissage était donc un peu un vernissage normal. Mais les photos étaient elles-mêmes cachées dans les poches des vêtements de Tom Tom…
En ce qui concerne la contre-performance, résumons la comme suit : des hurlements de l’artiste et des auto-mutilations au cutter, torse nu, le corps couvert d’inscriptions insensées et pour couronner le tout, une culotte sale de jeune fille sur la tête.
Mais ce que l’on ne peut pas transmettre ni décrire, ce qui est totalement injaugeable et non marchand chez Tom Tom et qui le légitime finalement en tant que chantre de l’internationale échantillionniste, c’est l’énergie géniale qu’il déploie, folle, créatrice et nettement orientée vers le futur.
Posté il y a 6 années 9 mois à 1:07. 0 commentaire

Le sous-titre de ce fanzine à 18 francs disponible dans tous les bons kiosques n’est autre que Graffiti – Art – Graphisme. Le deuxième numéro est actuellement à la vente et pour avoir raté le premier, je ne saurais que trop vous inciter à vous le procurer.
Mais parlons peu parlons papier : 30 pages d’images et de couleurs, une sélection de graffs exigeante et sans concession, le tout pour une seule page de pub et c’est une pub Montana (à ce stade de l’article, il faut savoir que Montana Hardcore est la marque la plus distribuée de bombe aérosols à fort pouvoir couvrant). L’édito de la première page est tout bonnement excellent et constitue selon moi une parfaite esquisse de ce que pourrait être le manifeste du graffiti.
Le sommaire est clair et donne tout de suite le ton : de la diversité mais pas du bordel, des pages à thèmes, des toiles, des délires numériques ou des tags du bout du monde… Une fois la première page tournée, plus de chichis, le seul commentaire qui accompagne les images est le nom des auteurs. Efficacité et rendement donc pour un mag dont tous les numéros risquent bien de devenir des références dans le monde de la presse undeground.
Parmi celles et ceux qui mettent la main à la patte pour donner corps à cette publication, on retrouve Kazby et SOAF ainsi que d’autres membres du UAC Crew et du SW Crew comme CISPEO. Big Up à eux et maintenant vous savez ce qu’il vous reste à faire pour honorer leur travail…
Posté il y a 7 années à 16:31. 0 commentaire

On a beaucoup parlé ces 6 derniers mois de la nouvelle vague du graffiti parisien. La sortie du livre « Souvenirs de Paris » n’est que le symptôme d’une tendance que connaît la rue depuis un bon moment.
Les figures de proue qui ont donné ses lettres de noblesse à cette tendance sont Space Invader et ZEVS qui, à travers leurs hyper activité des deux dernières années, ont entraîné dans leur sillage de nombreux émules. Mais le cas d’André est différent, c’est ce qu’on peut appeler un ancien pour ne pas dire un pionnier. Précisons de suite de qui il s’agit :
Il est l’auteur des célèbres « Shadoks » qui peuplent les murs de Paris. Des bonshommes filiformes à la tête ronde toujours souriant et ayant des faux airs de Dandy sous leurs chapeaux haute-forme. C’est lui qui a relooké les boites aux lettres jaunes de la poste en leur faisant arborer un large sourire. Il s’est également fait connaître pendant les élections municipales en lançant une large campagne d’affichage aux couleurs de « MONSIEUR A » son pseudonyme électoral. Notons qu’il pose aussi « OLYMPIA » et son tag « ANDRE ». On apprécie ou pas son travail mais aucun artiste de rue ne peut y être indifférent. Il est présent, tant dans la durée que dans la quantité. Rien que pour ça il mérite le respect.
La raison pour laquelle André à droit à sa chronique perso dans Trofor.com est actuellement visible à Paris et elle s’appelle la Tour saint Jacques. Juste à côté de la place du Châtelet, en plein cœur de la capitale donc, Monsieur André nous en met plein la vue avec un « Shadok » dont le gigantisme laisse sans voix. Certes ce n’est pas la première fois qu’un artiste de rue s’en prend à un échafaudage et explose les dimensions traditionnelles du graffiti mais là c’est différent. C’est TROFOR !!! A vue de nez je dirais que le perso fait dans les 25 mètres. Le regard tourné vers l’Est, André domine tout Paris. Big up donc et bonne continuation à cet artisan du bitume qui réinvente sans cesse la définition du graffiti. Cette fois-ci on retiendra : une performance qui surprend les passants.
Pour en savoir plus, je vous invite à vous rendre sur le site d’ARMVR qui lui consacre de nombreuses pages ou directement sur le site d’André.
Posté il y a 7 années 5 mois à 2:19. 0 commentaire
Témoignages photographiques de 18 ans de peinture de rue, aurait pu s’appeler Jérôme Mesnager et Nemo à travers les âges. Les clichés exposés dans cette galerie retracent les performances murales de ces deux artistes, ensemble ou en solo.
Mesnager, est peut être le plus connu des deux grâce à ses personnages blancs à la morphologie si reconnaissable. Nemo, lui, travaille à l’ancienne, au pochoir. Ses persos sont toujours le même modèle, silhouette d’un anonyme en imper, un attacher case à la main et occasionnellement un parapluie rouge. La scénographie est une discipline maîtrisée par les deux hommes et, non content de réaliser de pures merveilles pariétales, ils lui ajoutent la magie du cliché photographique qui vient interrompre, briser le destin nécessairement éphémère de la performance rupestre ou tag voué à l’effacement. L’expo nous montre les photos personnelles d’artistes de rue qui font rêver. Par leur démarche d’intellos, ils cautionnent à leur manière le tag, tentatives vaine mais farouche d’émouvoir le chaland comme ils savent si bien le faire. On pourrait parler de Old School parisien, dans la mouvance de Miss Tyc ou André. L’idée même de poésie urbaine est très présente et un esprit du genre Baudelaire bohème murale se dégage, bref encore une errance.
Le lieu qui accueil ce petit accrochage se nomme The Sound Gallery et se trouve dans un quartier déjà évocateur, quai de Jemmapes, à la porte de l’Est Parisien à quelques mètres du fameux Hôtel du Nord. C’est en ce moment, et jusqu’au 10 février.
Quel choc tout de même de voir le personnage blanc de Mesnager sur la Muraille de Chine ou devant les Pyramides ! Big up et respect à ces artistes du bitume qui donnent de leurs personnes, c’est Trofor.
Posté il y a 7 années 5 mois à 1:26. 0 commentaire
C’est le nom du tout nouvel arsenal qui vient d’ouvrir ses portes du côté de Saint Ambroise dans le 11eme à Paris.
Par arsenal j’entends marchand de couleurs, enfin un droguiste un peu spécialisé quoi, un magasin de bombes aérosols. Encore plus pointu que ça même puisqu’il ne distribue que des bombes de la marque Montana, réputées pour être les plus couvrantes et donnant les meilleurs résultats.
On y trouve tous les coloris de bombe (15f ), mais on peut aussi y trouver un assortiment de marqueurs, vidéos, magazines, encres et accessoires en tout genre. L’ouverture de ce shop est remarquable car elle a deux avantages :
- L’emplacement de la boutique est central, près de l’église Saint Ambroise, à mi-chemin entre République et Nation. Le pèlerinage à Stalingrad n’est plus de rigueur et les cyclistes s’en réjouissent.
- Les tenanciers sont cool et ça, ça compte. Ambiance relax, il y à moyen de jeter un œil aux magazines, prendre en main les marqueurs prendre le temps de choisir tout simplement, comme dans une boulangerie…
L’ouverture d’un distributeur de ce que j’appellerai la matière première de l’art rupestre urbain ou encore de l’art perdu méritait d’être signalée.
Voilà, si vous êtes peintre allez y faire un tour, sinon oubliez tout ce que vous venez de lire.
All City
8 rue Pasteur
75011 Paris