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Posté il y a 1 année 7 mois à 14:19. 0 commentaire

Le collectif artistique Crackpotbreaker s’est illustré une fois de plus la semaine dernière à Berlin, à l’occasion d’un vernissage aux proportions hors du commun qui restera dans les annales à n’en point douter.
Sur le thème “Imperial Gadget”, Simon Scanner, Nanix, Merrick Fougüz, Mirko “star” Zander, Digital Zitlone, Sundae, Andrea Rapid et moi-même avons procédé à un véritable tour de force. Boycottée par les grands médias certainement dérangés par la subversion incontrôlable de nos explorations conceptuelles, l’exposition a su attirer les curieux, les badauds et quelques expats. Tout le gratin Berlinois de la hype post contemporaine était présent, y compris Batman lui-même qui a laissé le snack à Kébab qui lui sert de couverture pour venir se délecter de quelques friandises mentales. Un featuring apprécié par nous autres super-héros et arrosé comme il se doit au jus de cryptonite et à la Berliner Pilsner.
Des photographies de haut niveau de Merrick et de Mirko aux vidéos des Spécialos, des minis toiles sensitives d’Andréa Rapid à l’exploration de concepts mentaux antiques de Zitlone et biologiques de Nanix, du deejaying et du beat juggling de DJ Sundae au emecying polyglotte auquel je me suis livré, des sérigraphies du même Sundae aux accumulations picturales de votre serviteur en passant par les tableaux de scotch de Scanner, dont le très prisé “Neutral hill”, sans oublier la tarte au tract de notre hôte Marcüs, l’art a pris cher. Un volcan déversant des torrents de love en fusion, une transfusion de Beaujolais glacé, du pot belge en suppositoire, de la laque antimite aux reflets camouflages, difficile de trouver la juste comparaison.
Allez donc vous faire votre propre opinion sur place. La galerie Kunst Klub où se tient l’exposition jusqu’au 26 novembre se situe sur la Greifwalder Strasse dans l’ancien Berlin Est, à quelques encablures à peine d’Alexander Platz.
Posté il y a 3 années 4 mois à 16:23. 0 commentaire

Beaubourg toujours. Ce mois ci, l’évènement du centre d’art contemporain s’appelle Dionysiac, plus qu’une expo cette manifestation se veut un pot pourri de la création actuelle, du l’art bien gras dans toute son exubérance.
Amateurs de chair fraîche, d’œuvres au Bacon et autres effusions de pigments, amateurs d’impostures, de clichés et de fausses provocations, amateurs de déjà vu, de je veux être et de besogneuse subversion : vous serez comblés. Quand les artistes officiels veulent faire mal ils égratignent à peine. Les chirurgiens plastiques ont beau prendre des hachoirs, ils n’atteignent pas l’efficacité brute des bouchers armés de bistouris. L’intention est là bien sûr, mais c’est bien peu de chose comparer aux enjeux. Alors qu’on attend de voir entrer la mort dans son costume en latex, la peste nucléaire, l’apocalypse des sens, le tremblement du monde, le pet galactique, l’Atlantide de nos vies. Alors que l’on attend l’infamie, l’obscène, le grandiose, l’excès qui se dépasse lui-même, les petits Musées bourgeois nous présentent un rhume, une mauvaise grippe, au mieux quelques pâtés en croûte.
Le tsunami ne leur aurait-il rien appris ? Ces toiles, ces œuvres, ces installations n’effrayent personnes, elles sont timides, presque sages. Où est passé le Dionysos olympique, le vrai ? Où est passée la colère du Dieu de l’orgie ? S’il n’est pas redoutable, si son courroux ne se fait entendre, il n’est rien qu’une icône de pacotilles, une marionnette à bigots. Dionysos la puissance, la force de l’ivresse et de la bourracha, le patrons des atomes lourds est là bien mal représenté. Invoqué une divinité pour lui servir la soupe est une offense. Craignez jeunes parisiens sa vengeance. Ou bien faites comme moi, mettez sa faveur de votre côté : allez-y bourré !
Malgré son titre périlleux, cette exposition mérite tout de même que vous lui consacriez quelques instants. Ne serait-ce que pour les trois œuvres que présente le collectif d’artistes autrichiens Gelatin. Et puis le reste par curiosité.
Posté il y a 3 années 5 mois à 3:30. 0 commentaire

Avis à la population : sont exposés à l’hôtel Sully dans le Marais à Paris et ce jusqu’au 20 mars, soixante dix clichés photographiques de la grosse pointure des grosses pointures en la matière, le maître Stephen Shore.
Ce photographe américain de la génération du baby boom apparaît comme le parfait génie. Précoce, surdoué, précurseur, sa notoriété auprès du grand public est apparemment inversement proportionnelle à son talent. Les initiés au moins lui vouent le culte qu’il mérite. A commencer par Warhol qu’il fréquenta à l’âge de 17 ans et qui “l’aida à se construire une identité” pour vous le situer grossièrement c’est-à-dire dans les années 60-70, période de grande ébullition. Mais, bien au-delà du pop, le créneau de notre homme en est une composante élémentaire : la couleur.
Cette photographie couleur américaine qui structure l’inconscient de tous les sujets de la société de consommation, cette couleur qu’on retrouve chez William Eggleston, qui raconte la mythologie du paquet de lessive, l’extraordinaire beauté d’une route, le rêve américain, cette photographie couleur c’est celle de Stephen Shore. Et à l’image du monde qu’elle décrit, de ces paysages ou de ces autobiographies peu importe c’est la même chose, elle dégage une puissance irradiante, le sentiment fataliste du destin scellé d’un papier gras qu’on jette à la poubelle. Les motels où nous n’avons pas dormis, qui nous sont étranger et qui pourtant nous appartiennent parce qu’ils habitent notre littérature cathodique, Stephen Shore les a admirablement saisis.
Une excellente vidéo situationniste intitulée “intersection” vient couronner le tout et pour ceux qui en voudraient encore, d’autres photos de Stephen sont visibles à la galerie Kamel Mennour à Paris jusqu’au 13 février. Et si vous ratez les deux expos souvenez-vous qu’il n’est jamais trop tard pour découvrir les classiques.
Posté il y a 3 années 5 mois à 23:10. 0 commentaire

Peindre des brebis dans un champ est une chose. Les peindre en les observant depuis une voiture lancée sur l’autoroute en est une autre. C’est précisément cela qui fait tout l’intérêt du travail de Carole Benzaken.
Lauréate du prix Marcel Duchamp 2004, elle exhibe ses oeuvres actuellement et jusqu’au 7 février dans l’espace 315 à Beaubourg. Exposée comme nous tous au flux médiatique ininterrompu, au rythme effréné de l’information qui se déverse, elle nous propose de voir le résultat de sa propre digestion. Pour fixer le mouvement elle s’est mise en mouvement elle-même. Comme elle le raconte dans une vidéo introductive, après avoir acheté une voiture aux Etats-Unis, elle s’est mise en route et a commencé à peindre et à dessiner son environnement sous la forme d’une collection de fragments. Elle accole des éléments sans rapports apparent dans de longues frises de miniatures, évocation du ruban qui défile sous les yeux du voyageur autant que des images d’une télé sur laquelle on n’arrêterait pas de zapper.
Elle sample visuellement le monde et restitue le tout sous la forme d’un break beat pictural. L’expo s’intitule “Search For The New Land”, nom d’un album de Lee Morgan, célèbre trompettiste de Jazz ayant connu son heure de gloire à la grande époque du label Blue Note, dans les années 60-70. Mais retournons à nos moutons ou plutôt à nos brebis. Au milieu de ses peintures qui représentent la banalité du monde, un appareil photo numérique, un kit mains-libres posé sur un siège d’automobile, une femme armée d’une kalachnikov, un oeil, un couché de soleil, Carole a introduit des petites vidéos. Juste pour dire que le support est mort sans doute, que le média est secondaire, que ce qui compte ce sont les brebis.
Allez-y, regardez son travail et écoutez la en parler et en rire. Peut-être alors serez vous séduit par l’idée qu’elle n’a de cesse d’illustrer : nous sommes les spectateurs d’un monde qui voyage autour de nous.
Posté il y a 3 années 7 mois à 15:55. 0 commentaire

Après Genève en 2002 et Kyoto en 2003, l’exposition “Jouable” s’installe à Paris du 20 novembre au 4 décembre pour son édition 2004. Vingt huit artistes investissent ainsi l’ENSAD pour y présenter leurs travaux sous formes de petits ateliers.
Le thème de cette exposition est la performance, le geste interactif. Où se pose la question de savoir comment intégrer le spectateur à une œuvre, lui conférer le rôle d’acteur, l’impliquer dans le processus créatif. Eternel pari mainte fois tenté et rarement réussi. D’où l’approche ludique qui justifie le titre même de cet évènement. Jouer à l’artiste, participer à une œuvre infinie qui nécessite l’intervention extérieure pour se parfaire. Dès lors, le seul critère que l’on puisse retenir et qui n’est d’ailleurs pas un mauvais critère, consiste à interroger chaque installation de la façon suivante : est-ce que c’est drôle.
Si la réponse à cette question avait été systématiquement négative, cet article serait sans objet. Mais il n’en est rien. Au milieu de travaux vains et peu stimulants, on trouve des pièces qui méritent la faveur d’un rictus. C’est le cas de l’extraordinaire photomaton fantôme imaginé par Vadim Bernard intitulé “Me-Ror”, du “Mobilier Commun” d’Inès Jerray ou encore de “Tension Superficielle” par Elise Mougin. Et puis, si malgré tout rien ne parvient à vous divertir, si vous n’êtes pas assez joueur pour apprécier la jouabilité de tous ces travaux, vous pourrez tout de même vous défouler un bon coup en pénétrant l’univers simple et violent de l’installation signée Donald Abad “De L’Effort”, une invitation à la boxe virtuelle.
Un fond désespérant, quasi inexistant, voilà ce que nous réserve l’art interactif de demain, qui fort heureusement conserve par sa forme les attributs indispensables à toute manifestation artistique : la faculté de stimuler un minimum d’intérêt et de nous inciter à franchir quelques barrières, aussi modestes soient-elles.
Posté il y a 3 années 7 mois à 14:06. 0 commentaire

De l’obscurité jaillit James Turrell. Plasticien génial, cet artiste américain utilise la lumière comme un matériau et produit des œuvres dont la troublante intensité interroge de manière fascinante les limites de la perception visuelle.
Il suffit de se rendre au 147 rue du Chevaleret dans le 13ème arrondissement de Paris à la Galerie Almine Rech pour comprendre le phénomène. Jusqu’au 13 décembre y sont exposées deux œuvres qui donnent la mesure du talent de notre homme. Né en 1943, James Turrell n’en est pas à son coup d’essai et il est même considéré comme un artiste emblématique de l’art dit “perceptuel”. Il met en scène la lumière dans son plus simple élément : épurée, minimale et chargé d’une intensité et d’une puissance médiatique incomparable. Il en fascine même les théoriciens fans de Marshall Mac Luhan comme celui qui signait en 1995 un ouvrage au titre évocateur : “<i>James Turrell, la perception est le medium</i>”. Mais revenons un instant sur les œuvres qu’il expose en ce moment.
Pour commencer, “Juke Blue” réalisée en 1968, est une sculpture de lumière bleue. L’espace se creuse pour laisser apparaître un volume abstrait, totalement captivant, qui plonge le spectateur dans un état proche de celui que peut provoquer le célèbre monochrome d’Yves Klein : le vertige. Mais avec la seconde œuvre “Cherry” réalisée en 1998, la sensation de vertige est dépassée. Le monochrome est rouge cette fois-ci et plus on le regarde, moins on le voit. Et pour cause, ce que l’on regarde n’existe pas. Totalement dématérialisée, cette dernière œuvre n’est qu’un trou. Une fenêtre sur la lumière, le cadre de l’infini. C’est d’ailleurs toujours dans cette direction que travaille James Turrell avec la préparation de son prochain projet : l’aménagement des contreforts d’un volcan afin d’y créer des postes d’observations du ciel, ultime déclinaison à la mode Land Art de son projet de dé-limitation.
N’attendez pas pour aller confronter vos sens au sien, pour faire l’expérience de cet art total à la fois futuriste et archaïque comme le sont les pyramides, pour évaluer par vous-même la pertinence de sa démarche, pour entrer par la grande porte dans l’ultime dimension, la Turrell dimension.
Posté il y a 3 années 8 mois à 10:25. 0 commentaire

C’est aujourd’hui le dernier jour de la FIAC. La foire internationale d’art contemporain est bien nommée : ceux qu’on y trouve volent souvent la vedette à ce qu’on y cherche. Mais qu’y cherche-t-on au juste ? Quelle est donc la nature profonde de cet étalage d’œuvres destiné à satisfaire curieux et marchands ?
Et si la foire était au monde de la scénographie et des Musées ce que le bal est à la musique ? Une sorte de joyeux mélange euphorique de tout et n’importe quoi, puisant sa force et sa justification dans l’inertie et dans l’énergie que chacun met à y participer, le tout noyé dans l’alcool naturellement. Avec des sponsors comme Ricard et les champagnes Feuillate, l’ambiance des halls de la porte de Versailles, qui accueillaient cette année la manifestation, n’était pas sans évoquer celle qu’on peut trouver certains samedi soir à l’Elysée Montmartre : un subtil équilibre entre beuverie et décadence.
Mais au lieu de cracher dans le cocktails, poursuivons plutôt l’éloge de cette manifestation qui bien que modeste à l’échelle du monde reste le plus gros évènement parisien de l’année en la matière. Plus de 200 galeries issues de 24 pays différents proposent cinq jours durant de faire découvrir au regard émerveillé des visiteurs un aperçu de la production d’artistes du monde entier. Savamment classée par “secteurs”, les galeries s’organisent autours de thèmes tels que le <i>Design</i>, l’espace <i>Perspectives</i> ou encore un secteur <i>Future Quake</i> censé présenter le travail de jeunes artistes. Un semblant d’organisation pour tenter d’orienter les déambulations éthyliques de certains, encore en train de chercher un moyen d’accéder au “Café des Arts”.
Bref, on a beau rationaliser tout ça, y chercher une logique ou des explications, vouloir y mettre un ordre arbitraire pour ne pas s’y perdre, la FIAC reste une foire, au sens noble du terme, un peu comme dans l’expression “la foire aux bestiaux”. Et c’est pour ça qu’on l’aime, parce qu’en définitive, c’est un lieu unique d’émulation et de comparaison où les véritables bêtes de scène se révèlent.
Posté il y a 3 années 10 mois à 14:04. 0 commentaire

Après Danton, Camille Desmoulins, Fabre d’Eglantine et Marat, le couvent des Cordeliers abrite depuis quelques années une nouvelle société secrète : celle des artistes contemporains. Souhaitons-leur d’être aussi révolutionnaires que leurs aînés.
Le Musée d’Art Moderne de la ville de Paris s’évade du triste quartier d’Iéna, où est allé s’enterrer le Palais de Tokyo, pour prendre un peu l’air. C’est donc au Couvent des Cordeliers dans le quartier de l’Odéon que s’est établi pour l’été un de ses prolongements. Et le programme qu’il nous réserve est à la hauteur des aspirations les plus exigeantes. On retiendra trois attractions principales. L’installation d’Annette Messager, les parcours sonores d’Anne Dressen et dans un style plus commercial la librairie d’art du couvent. Mais ajoutons encore trois mots sur le lieu en lui-même : luxe, calme et volupté. A l’abri du vacarme des quartiers avoisinants, on croirait en entrant pénétrer dans un havre de paix. Heureux pendant à échelle humaine des usines à art que sont les hypermusées tels que Beaubourg ou le Louvre.
Annette Messager occupe la nef du couvent en y exposant une pièce unique. Son installation se compose d’une série d’objets du quotidien plus ou moins identifiables qui jonchent le sol. Ils sont recouverts par un grand voile noir et translucide animé par un système de soufflerie. Le vent, en s’engouffrant sous le voile le soulève en laissant apparaître les objets. Lorsque le voile retombe, tout disparaît. L’effet obtenu est sublime et saisissant. A l’extérieur, dans le petit patio, Anne Dressen propose aux visiteurs une promenade musicale sur les traces d’artistes contemporains tels que Christophe Van Huffel, Florian Hecker ou Goran Vejvoda. Ça s’appelle « Off The Record ». On peut s’installer là dans un fauteuil et écouter la sélection musicale d’un artiste sur l’I-pod qui lui est dévolu. L’expérience est originale mais c’est surtout l’endroit qui fera le bonheur des curieux et des regardants puisque c’est gratuit.
Enfin, et en guise de digestif, le couvent est doté d’une librairie de livres d’art d’une rare qualité. Certes on y retrouve des références connues mais le choix est pointu et les thèmes abordés ne peuvent vous laisser indifférents. Bref vous ne perdrez pas votre temps à fréquenter les anciens clubs révolutionnaires et en plus vous soutiendrez le petit Musée de quartier face à l’hégémonie des hypermarchés de la culture.
Posté il y a 4 années1 mois à 23:53. 0 commentaire

Bienvenue dans l’asile ! Le XXème siècle n’a certes pas inventé l’autoportrait mais c’est le siècle de la psychanalyse et les autoportraits d’artistes en portent irrémédiablement la marque. Le Musée du Luxembourg expose ces jours-ci la diversité des résultats obtenus.
L’exposition rassemble plus de 150 œuvres, essentiellement des tableaux, qui sont réparties dans six salles ayant chacune leur thématique : Ressemblance et Dissemblance, Masque et Expression, Histoire et Métamorphose, Miroir et Photographie, Atelier et Regard, Corps et Vanité. Tout un programme dernière lequel se cache la multiplicité des conceptions possible de l’exercice. Mais le regard ne s’attarde pas à cette classification insignifiante, il plonge dans un autre portrait, celui de la peinture du siècle dernier. Les plus grands maîtres de la première moitié du siècle, Picasso, Miro, Matisse, Malevitch, Degas, Giacometti, Ernst, Dali, Schiele, y côtoient ceux de sa seconde moitié, Beuys, Bacon, Basquiat, Nane Goldin, etc…
Avec tous ces noms d’artistes prestigieux qui sonnent comme des grandes marques, on a un peu l’impression de découvrir le trombinoscope de la multinationale de l’art. Une galerie de super stars donc au milieu de laquelle des artistes plus confidentiels trouvent néanmoins leur place comme Hundertwasser, Janssen, Pei-Ming ou Szafran pour les moins connus des plus talentueux. Cette expo se visite comme on écoute une compilation : heureux de pouvoir sauter de l’univers d’un artiste à celui d’un autre mais aussi frustré de ne pas pouvoir en approfondir quelque-uns. Parmi ceux qui ont retenu l’attention de Trofor.com, on trouve l’autoportrait de Marcel Duchamp, ancêtre direct de la scène graffiti : il appose simplement sa signature.
Bref, personne ne peut se passer d’aller faire un tour au Musée du Luxembourg. Le seul reproche que l’on peut trouver à cette expo c’est son prix exorbitant comme d’habitude dans ce lieu. Vous avez jusqu’au 25 juillet pour en profiter et avec les beaux jours, le fait pour un Musée d’être accolé à un jardin public, constitue un avantage non négligeable.
Posté il y a 4 années 2 mois à 9:46. 0 commentaire

Trois jeunes artistes s’exposent ces jours-ci à l’Electron Libre, le squat du 59 rue de Rivoli à Paris. Ils proposent aux visiteurs de découvrir leurs univers visuels où les références musicales jouent à cache-cache avec les aplats de couleurs et où la ville et ses réseaux n’en finissent pas de brouiller les pistes.
Les coupables s’appellent Sundae ( Black Futur Peinture ), Superheights ( Sérigraphie and Many More ) et Cosmonote (Illustration Unplugged). Les collages de Cosmonote sont pleins de vitalité et de fraîcheur mais, comme il le déclare lui-même, il s’agit là d’un coup d’essai et la vraie performance pour lui aura été de finir à temps et d’assurer un minimum. Ce n’est pas le cas de Sundae qui lui est un habitué des vernissages et qui d’expo en expo, affirme son style. Entre graffiti et pochettes de disques, ce peintre-DJ livre des toiles qui ressemblent à ses mixes. L’atmosphère lui est propre, la tonalité générale se retrouve de toiles en toiles mais à chaque réalisation un détail fait la différence, une trouvaille fait son apparition. Le renouvellement s’inscrit alors dans la continuité. C’est peut-être ça le Flux…
Celle qui sort son épingle du jeu c’est Superheights. Déjà rencontrée dans le monde de la musique, cette artiste tire son pseudonyme de l’utilisation qu’elle a pu faire de la vidéo 8, des diapositives et autres photos lors de séances de V-Jaying. Superheights a donc décidé de ne pas se cantonner aux projections et après avoir réalisé des pochettes de disque, notamment pour Double U, des sérigraphies sur vêtements, elle a une fois de plus élargi son spectre en imaginant la concept-tape. Il fallait y penser. On trouve donc dans un petit sachet plastique : une cassette réalisée par un musicien accompagnée d’un bracelet anti-transpiration estampillée au nom de l’artiste et une notice explicative décrivant les type de véhicule dans lequel écouter la cassette entre autre. Tout un programme.
Vous l’aurez compris, l’artiste à ne pas rater s’appelle Superheights, elle remporte la palme, tant par l’originalité de ses créations que par la sensibilité qu’elle déploie pour les réaliser. Au-delà de la hype ou de la tendance il y a un flux qui passe, du 14 au 27 avril, l’entrée est libre.