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ATTENTION TARNATION

Posté il y a 3 années 7 mois à 12:21. 0 commentaire

Un film, un documentaire autobiographique, le témoignage d’une vie singulière, difficile de cerner la nature profonde de “Tarnation” long métrage actuellement dans les salles obscures signé Jonathan Caouette.
Le principe qui a gouverné la réalisation de ce film à petit budget est le suivant : depuis l’âge de 11 ans, Jonathan se filme et filme son univers, accumulant ainsi de la matière. Agé aujourd’hui de 31 ans et, n’étant pas cinéaste de profession, il a fabriqué son film chez lui sur son ordinateur personnel, le soir en rentrant de son job de portier sur la 5éme avenue. Le résultat, loin d’être marqué du sceau de l’amateurisme, est stupéfiant. Dans une avalanches d’effets un peu cheap et sur une bande son très arty, se succèdent des instantanés souvent violents de sa vie trépidante, douloureuse et tourmentée.
Le parcours de Jonathan et de sa famille, les tribulations d’un jeune traumatisé au pays de Mickey font parfois sourire, souvent frémir mais ne peuvent laisser indifférent. Doté d’une sensibilité acérée et d’un goût certain, il dissèque en images la maladie mentale, le rapport aux drogues, les préjugés de sa campagne texane et les excès de sa ville New York. Dans un kaléidoscope d’images de mauvaises factures, quoique toujours belles, dignes des grandes heures du revival du polaroïd et du cinéma underground du début des années 80, il se raconte avec tout le pathos qu’un tel étalage d’intimité peut provoquer.
Ce n’est certes pas le film du siècle et les procédés de réalisation sont parfois contestables mais le talent d’acteur du réalisateur, notamment dans sa petite enfance est saisissant et mérite à lui seul qu’on lui accorde deux heures de sa vie.

L’OISEAU D’OR PROFONDEMENT

Posté il y a 4 années à 19:49. 0 commentaire

Un conte moderne, une fable, une allégorie, une parabole, on ne sait pas quel nom donner à la nouvelle pièce cinématographique du jeune réalisateur Virgil Vernier. L’auteur de Karine nous livre pour l’été 2004 le fruit de ses plus récents travaux en matière représentation et de structure narrative.
Cette fois-ci, Virgil a pris comme base de travail un conte des frères Grimm qu’il adapte avec la liberté qu’on lui connaît. Il s’agit de « L’Oiseau d’Or ». Les thèmes abordés par le récit son aussi nombreux que complexes et offrent une matière symbolique quasi omniprésente. Le conte représente un fil conducteur, un cadre narratif. C’est lui qui permet d’identifier clairement le début, le déroulement et le dénouement du film. Autour de lui, viennent se greffer des éléments sans liens apparents. Les scènes du conte sont jouées en costumes, dans des décors de théâtre. Elles sont entrecoupées, comme elles auraient pu l’être pour des changements de plateau, par des scènes de la vie quotidienne des acteurs.
On passe ainsi d’une époque à l’autre, d’un lieu à l’autre, d’une fiction à l’autre dans un même mouvement. Comme si l’auteur avait voulu jouer avec l’aspect fictionnel de la réalité. Comme s’il avait voulu faire tomber la frontière entre ses comédiens et ses personnages, entre sa propre vie et son film. « L’Oiseau d’Or » n’existe pas, pourtant nous le recherchons tous plus ou moins. Au-delà des spéculations philosophiques sur le fond, du pourquoi du comment et des procès d’intention que la réalisation d’une telle œuvre ne peut que susciter, on appréciera la forme.
Personnelle et engagée, fragile et décalée, cette vision du monde que propose Virgil, cette histoire des histoires à quelque chose de rare : de la poésie. Voilà ce qui manque à beaucoup de personnes qui sont derrière la caméra mais qui oublient trop souvent d’aimer ce qu’ils filment.

RESPIRO BIEN A FOND

Posté il y a 5 années 2 mois à 23:59. 0 commentaire

Il n’est jamais trop tard pour parler d’un bon film. Or voilà bientôt quatre mois que le film d’Emanuele Crialese qui s’intitule <i>Respiro</i> est sorti dans les salles. Hâtez vous donc de trouver un cinéma qui le projette encore tant il serait dommage de ne pas le voir sur grand écran.
L’action se situe sur une petite île italienne, Lampedusa, qui fait penser à la mythique Céphalonie d’Albert Cohen et naturellement à la Sicile toute proche des frères Taviani. C’est dans ce décor sublime que se déroule le mélodrame à l’origine duquel se trouve Grazia, qui porte si bien son nom. Cette femme atypique pour ne pas dire borderline pose problème dans une petite communauté de pêcheurs vivant en vase clos. L’amour que lui portent son fils aîné et son mari n’arrange rien lorsqu’il ne complique pas tout. Le village tout entier est ébranlé par le tempérament imprévisible de la grâce incarnée.
Derrière une histoire somme toute banale d’amour et de séparation transpire la chaleur étouffante de la vie au village, des solidarités qui sont autant d’ingérences dans la vie d’une famille. Le tout est enveloppé d’une espèce d’énergie esthétique quasiment sauvage que déploient tant les décors que les personnages. L’apogée du spectacle intervient au moment de l’entrée en scène de la Madonna qui illumine cette tranche de vie méditerranéenne par sa beauté virginale et sa bienveillance réparatrice.
Ce film est une merveille, les images dont il est fait ont une vertu apaisante tant elles sont belles et lumineuses. Sans parler de la justesse des comédiens qui entraîne le spectateur vers un sentiment proche de la flottaison, entre ciel et mer, à la zone d’affleurement.

UNDERCOVER BROTHER

Posté il y a 5 années 8 mois à 23:28. 0 commentaire

Il est à la blaxploitation ce qu’Austin Powers est à James Bond. Undercover Brother, le héros fantasque de cette parodie contemporaine des classiques du cinéma américain tels que Shaft ou Superfly, est à mourir de rire.
Très honnêtement, n’ayons pas peur des mots, il s’agit là d’un navet. Mais quel navet ! Lorsque les Américains font dans la parodie des films de genre, ils n’y vont pas avec le dos de la cuillère et Malcolm Lee le réalisateur ne fait pas exception à la règle. Vous ne connaissez peut-être pas ce dernier mais vous avez certainement déjà entendu parler de son cousin : Spike.
Le scénario d’Undercover Brother n’a pas plus d’intérêt que celui d’un James Bond de mauvaise facture mais le folklore qui l’accompagne mérite à lui seul que vous fassiez le déplacement. La bande son est digne des meilleurs compiles de funk imaginables et rien que pour ça on a envie de vous pousser à y aller. En plus de l’avalanche de gags tous plus énormes les uns que les autres, s’ajoute les références burlesques aux films de Bruce Lee, l’interprétation grandiose d’Eddie Griffin et le featuring exceptionnel de James Brown lui-même.
Tous les ingrédients d’un grand moment de cinéma sont réunis, tous sauf un peut-être : ce film sorti pendant l’été aux Etats-Unis n’est pas encore à l’affiche en France. On ne remerciera jamais assez les programmateurs de la télévision albanaise…

SCRATCH : LE FILM

Posté il y a 6 années 7 mois à 16:40. 0 commentaire

Ce film/documentaire d’une heure et demi retrace ce qu’a été pendant plus de vingt ans la fabuleuse épopée des DJ en général et la domestication du scratch en particulier. Un film qui a donc un double intérêt pédagogique puisqu’il traite à la fois de l’histoire de l’Art et de l’évolution d’une technique.
Scratch c’est le film où l’on apprend qu’aujourd’hui en Angleterre on vend chaque année plus de platine à vinyle que de guitares ! Afin de donner quelques repères au spectateur, le réalisateur a pris le parti d’organiser son film autour de rencontres avec les plus grands. Aucun des monstres sacrés du scratch n’est oublié si ce n’est peut-être Kid Koala qui n’est pas mentionné. Toutes les facettes du Deejaying sont abordées : du chinage des disques à la prise du micro pour annoncer ses morceaux, du scratch le plus primitif aux inimaginables prouesses exécutées par un Q-Bert ou autre Mix Master Mike.
A en croire Doug Pray, le réalisateur, il semble que le DJ qui ait le plus influencé les autres avec ses scratchs soit un des pionniers : Grand Mixer DST qui jouait avec sa platine aux côtés de Herbie Hancock sur le morceau Rock It dès 1983. Mais au-delà de l’aspect purement informatif et documentaire : le fond du film, on peut également en apprécier la forme. Le montage et la bande son sont bien dans l’esprit du scratch : découpé en fine tranche sans être décousu pour autant.
Un film impératif pour toutes celles et ceux qui ont déjà eu l’audace de faire tourner un disque dans le mauvais sens sur une platine et surtout, qui ont éprouvé du plaisir à le faire. Et si à son tour, presque 20 ans après les frasques de DST, ce film pouvait susciter quelques vocations…

SUR MES LEVRES

Posté il y a 6 années 7 mois à 11:50. 0 commentaire

Voilà un bon film à aller voir ces jours-ci, un film qui fait plaisir, un film entier. Le réalisateur à de qui tenir, fils de Michel Audiard, Jacques tient ses promesses. Mais c’est une réussite qui repose aussi sur les deux acteurs principaux véritables bêtes d’écrans.
On ne présente plus Vincent Cassel, acteur physique, il incarne à lui tout seul une nouvelle génération d’acteurs. Certains voient en lui le successeur des Belmondo et autres Depardieu. Et ils ne se trompent pas forcément tant il est vrai que la performance de Vincent laisse présager un talent en pleine maturation nous réservant de bonnes surprises à venir. En face de lui, une actrice exceptionnelle, sans doute moins connue du grand public : Emmanuelle Devos. Elle est époustouflante, et d’une certaine manière c’est sur ses épaules que repose le succès du film. Elle assure grave. Loin des canons traditionnels de la beauté féminine véhiculés par les clichés publicitaires et leur top modèles insipides, Emmanuelle Devos impose son physique par son talent.
Quant au film lui-même, on peut dire qu’il est complet. Tous les styles se mêlent et se confondent dans cette histoire inclassable. Il y a tout dans « Sur mes lèvres » : une histoire d’amour passionnelle, un thriller tendu, une critique sociale acerbe. La réalisation et les dialogues sont léchés et on s’immisce dans ce film comme dans un film de Scorsese, envoûté par l’ambiance d’un monde impitoyablement humain.
A voir donc ce film qui restera sans doute parmi les meilleurs productions françaises de l’année 2001.

LE MAX LINDER

Posté il y a 6 années 8 mois à 17:18. 0 commentaire

Voilà un cinéma qui plus que les autres mérite sa chronique. Salle mythique, connue comme le loup blanc, elle n’en reste pas moins une salle discrète coincée entre un théâtre et une boutique quelconque du boulevard.
Fort de ses quelques 700 places assises réparties sur trois niveaux, d’un écran panoramique de 18 mètres de large et d’une acoustique redoutable (son THX) digne des meilleurs auditorium, le Max Linder est techniquement à la pointe et n’a rien à envier aux mastodontes de la consommation cinématographique qu’incarnent la plupart de ses concurrents. Plastiquement, au niveau de sa conception et de son architecture, l’ambiance années 30 qui y règne en fait un lieu vraiment cool où on a envie de s’attarder quelques temps après la séance.
Située en face du Grand Rex sur le boulevard Poissonnière dans le neuvième arrondissement, le Max Linder est au cœur de ce qu’on peut appeler un quartier vivant. Là où les autres cinéma s’offrent comme des fast-food, il apparaît comme une curiosité Parisienne, vestige de la tradition très franco-française des cinémas d’art et d’essais. Mais n’allez pas croire que vous n’y verrez que des films Iraniens super chiant. La politique de programmation du Max se résume comme suit : des films d’auteurs grands spectacle.
Ceci explique le cycle actuel dédié à la filmographie d’un maître Stanley Kubrick. Ainsi que le succès incontestable de cette salle qui n’a pas besoin de se dire alternative pour l’être.

DRIVE IN SANS VOITURE

Posté il y a 6 années 11 mois à 15:59. 0 commentaire

Pour sa douzième édition le festival de cinéma en plein air de La Villette à Paris aura lieu comme chaque année sur la pelouse du Triangle qui une fois de plus accueillera le plus grand écran de cinéma gonflable d’Europe et des milliers de spectateurs. Fort de son succès, ce festival est devenu au fil du temps un rituel de l’été parisien.
Mais profitons de cet événement pour rappeler à tout un chacun que le Parc de La Villette a d’autres attraits et mérite une visite diurne. C’est un jardin extrêmement populaire où se croisent des milliers de personnes tous les week-end. Petite partie de foot par ici, freesbee par là, percussionnistes et sportifs en tout genre se donnent rendez-vous sur les immenses pelouses des anciens abattoirs de la ville de Paris. Plus officiellement, on trouve là-bas la cité des sciences et de l’industrie, la cité de la musique, la maison de la chanson et un tas d’autres choses à découvrir dans les différents pavillons.
Bref même sans cinéma, s’allonger dans l’herbe près du canal de La Villette reste une activité agréable et dont on aurait tort de se priver. Mais si la projection est offerte, il serait fou de la manquer. Le thème de la programmation de cette année est « FAMILLES, CLANS ET TRIBUS ». Comme chaque année, les films sont diffusés en version originale sous-titrée et un service de location de couvertures et de transats est prévu à l’attention de celles et ceux qui seraient venus les mains dans les poches. Le conseil de la rédaction de trofor.com : apporter une boulette et des bières…
Vous pouvez retrouver le détail de chaque soirée ci-dessous. C’est quasiment un chef-d’œuvre par soir si ce n’est le lundi qui est jour de relâche. Car comme chacun sait « Le repos ne vaut que s’il est partagé par tous »…
Programmation détaillée :

JUILLET
mardi 17 : A BRIGHTER SUMMER DAY - Edward Yang - 1991
mercredi 18 : FANNY ET ALEXANDRE - Ingmar Bergman - 1983
jeudi 19 : LE PARRAIN III -Francis Ford Coppola - 1990
vendredi 20 : GABBEH - Mohsen Makhmalbaf - 1996
samedi 21 : GADJO DILO - Tony Gatlif- 1997
dimanche 22 : A LA VIE, A LA MORT - Robert Guediguian - 1995
mardi 24 : FESTEN - Thomas Vinterberg - 1998 (- Int – de 12 ans)
mercredi 25 : THE DEAD - John Huston - 1987
jeudi 26 : LES BAS FONDS - Jean Renoir - 1936
vendredi 27 : LES DESTINEES SENTIMENTALES - Olivier Assayas - 2000
samedi 28 : DO THE RIGHT THING - Spike Lee - 1988
dimanche 29 : KIKUJIRO - Takeshi Kitano - 1999
mardi 31 : KADOSH - Amos Gitaï - 1999
AOÛT
mercredi 1er : LE FESTIN DE BABETTE - Gabriel Axel - 1987
jeudi 2 : GHOST DOG : LA VOIE DU SAMOURAI - Jim Jarmusch - 1999
vendredi 3 : TOUT SUR MA MERE - Pedro Almodovar - 1998
samedi 4 : SOIREE CIRQUE
UN JOUR AU CIRQUE - Edward Buzzell - 1939
TRAPEZE - Carol Reed - 1956
dimanche 5 : GLORIA - John Cassavetes - 1980
mardi 7 : MIFUNE (DOGME III) - Soren Kragh-Jacobsen - 1999
mercredi 8 : RAINING STONES - Ken Loach - 1993
jeudi 9 : LES DAMNES - Luchino Visconti - 1969 (- Int – de 12 ans)
vendredi 10 : HANNAH ET SES SŒURS - Woody Allen - 1986
samedi 11 : MISSION TO MARS - Brian De Palma - 2000
dimanche 12 : LITTLE BIG MAN - Arthur Penn (USA) - 1970
mardi 14 : BEAU TRAVAIL - Claire Denis - 2000
mercredi 15 : TABOU (GOHATTO) - Nagisa Oshima - 1999
jeudi 16 : LE FILS ADOPTIF - Aktan Abdykalikov - 1998
vendredi 17 : FREAKS - Tod Browning - 1932
samedi 18 : NOS FUNERAILLES - Abel Ferrara - 1996 (- Int – de 12 ans)
dimanche 19 : GHOST IN THE SHELL - Mamoru Oshii - 1995
mardi 21 : L’ETOILE CACHEE - Ritwick Ghatak- 1960
mercredi 22 : DONNIE BRASCO - Mike Newel - 1996
jeudi 23 : THE YARDS - James Gray - 1999
vendredi 24 : SLAM - Marc Levin - 1998
samedi 25 : LES SEPT SAMOURAI - Akira Kurosawa - 1954
dimanche 26 : THE SNAPPER - Stephen Frears -1992
Informations pratiques :
Tous les soirs à partir de 22h sur la prairie du triangle
Entrée libre
Accès : Parc de la Villette : métro Porte de Pantin
01.40.03.75.89

HIJACK STORIES

Posté il y a 6 années 11 mois à 12:39. 0 commentaire

Il serait vain de vous parler du nom du réalisateur ou de celui des acteurs tant ils sont peu connus. Pas de tête d’affiche au casting, pas de budget mirobolant mais un film énorme.
Ça faisait longtemps, qu’un film comme celui là ne s’était pas présenté : avant tout une histoire, une bête d’histoire, ficelée comme un film des frères Cohen. Et puis des vrais personnages, crédibles et attachants. Une bonne histoire et des bons personnages, les deux ingrédients d’un bon film sont réunis et on peut penser qu’une heure trente cinq c’est un peu court…
On n’en dévoilera pas trop en situant l’action dans l’Afrique du Sud d’aujourd’hui. Les ciels sont bleus et, est-ce une question de couleur, l’atmosphère générale m’a fait penser à un film de Spike Lee. Il y a comme une moiteur dans les esprits, une certaine torpeur cinématographique, le tout couronné d’une bande son de ouf !
Mais trop parler d’un film à l’affiche c’est le desservir alors trêve de bavardages, Hijack Stories est un film incontournable de l’été. Il est marqué du label Trofor.com ce qui signifie que vous pouvez le recommander même sans l’avoir vu.
Pour l’avenir, retenons tout de même ces quelques noms : Olivier Schmitz le réalisateur, Tony Kgoroge, Rapulana Seiphemo les deux acteurs principaux.

UN PIEGE DE NINJA

Posté il y a 7 années 2 mois à 20:49. 0 commentaire

Surtout n’allez pas voir le dernier film sorti des studios de Luc Besson : Yamakasi. C’est une vraie merde. Pour y avoir été, je vous mets en garde.
Jusqu’ici Trofor.com vous prévenait de tel ou tel événement trofor. Désormais, des chroniques seront également consacrées à ce qui est tronul, histoire de vous faire profiter des déceptions, voir des erreurs, de notre équipe rédactionnelle.
Le dernier film donc à éviter absolument c’est celui de Ariel Zeitoun : Yamakasi ou l’histoire d’une bande de jeunes férus d’escalade urbaine. Si comme moi vous vous sentez un peu primate dans l’âme et que parfois votre instinct vous pousse, après une soirée d’ivresse, à entamer la périlleuse ascension d’un lampadaire ou à sauter par-dessus une poubelle, alors vous serez peut-être tenté par ce film. Surtout, retenez-vous et ne laissez personne vous y emmener, vous le regretteriez amèrement. Une citation entendue sur le terrain de graffiti de la rue de Charonne dimanche 8 avril résume bien ce que l’on peut en penser : « c’est encore plus naze que Taxi 2 » Quand on s’est fait chier presque deux heures devant un pareil navet et qu’en ouvrant Le Monde on tombe sur une phrase du type : « (…) la réalisation aussi impersonnelle qu’une publicité pour du café moulu », on comprend.
Aucun intérêt donc. C’était un peu prévisible mais qu’est-ce que vous voulez ? Que celui qui n’est jamais allé voir un film tout pourri au cinéma m’envoie le premier mail…