RICK ROCK BEATS
Posté il y a 3 mois1 semaine à 2:38. 0 commentaire

Toujours dans la mouvance hyphy de la baie de San Francisco, the Yay Area, vous devez, si vous ne voulez pas mourir idiot, connaitre Rick Rock. Rien à voir avec Chris Rock, Kris Kross ou Rick Ross, bien que noir américain à tendance hip hop, Rick Rock c’est encore un autre trip.
On apprend sur la version anglaise de wikipedia que son vrai nom est Ricardo Thomas, ça, et quelques références discographiques mais pas grand chose d’autre. Le reste des écrits sur le lui n’en disent pas d’avantage, ils se contentent de le comparer à Dr.Dre, Timbaland, The Neptunes et Scott Storch. Le plus souvent, il est précisé qu’il a produit une grande partie des morceaux de E-40, ainsi que tous les morceaux de son groupe perso Federation et dans les bios les plus détaillées et les plus à jour, on apprend également qu’il a participé aux deux derniers albums de Snoop « Tha Blue Carpet Treatment » avec un bon sample de Digable Planets et « Ego Trippin ». Bref on comprend que ça doit être un bon mais nulle part il n’est expliqué pourquoi ni comment. Autant dire qu’aucun critique ne s’est encore penché sur son cas. Coup de bol, moi qui vais être le premier, je l’adore, je vais pouvoir l’encenser sans retenue.
Pour commencer, mais faut-il le préciser, c’est un boss des machines. MPC, synthé et banques de son sont ses armes favorites. Mais à ce sujet il précise lui-même que tout le monde a les mêmes machines et qu’il convient pour sortir du lot de savoir les utiliser. Pour ce qui concerne la texture de ses sons, sa touche personnelle, ce qui permet de dire à l’écoute « tiens ont dirait du Rick Rock », elle se caractérise par une couleur très synthétique, très acide, des sons qu’on assimile plus volontiers à la techno voir au gabber. Au niveau production, Rick Rock, homme de son temps, ne lésine pas sur les petites boucles vocales qui font fureur dans le hip hop depuis quelques années maintenant (cf. le Hustlin’ de Rick Ross). Enfin, pour la partie purement rythmique de ses compositions, il ne fait pas vraiment dans la dentelle. Ses pieds sont lourds, ses hi-hat épileptiques et ses claps (qui ont remplacés les caisses claires) claquent violemment dans les tweaters. C’est peut-être ce dernier point, son aptitude à programmer des beats secs et violents qui lui ont valu l’appellation de « King of slap » qu’on peut traduire littéralement par « Le roi de la gifle ».
Enfin, ça faisait des mois que je ruminais cet article en écoutant en boucle les deux albums de Federation « The Federation » datant de 2004 et « It’s Whateva » sorti en septembre de l’année dernière. Rick Rock ne sera peut-être jamais la star qu’il mérite d’être de son vivant mais les générations futures, quand elles le redécouvriront nous envierons l’époque que nous avons eu la chance de vivre. Pour être plus clair, disons que cet homme est un pur visionnaire et qu’il serait dommage de ne pas profiter de son immense talent aujourd’hui.
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