ITALIANS DO IT BETTER
Posté il y a 5 mois1 semaine à 3:33. 0 commentaire

Sur les conseils de DJ Sundae, une fois de plus, j’ai fait la récente découverte d’un nouveau label dont tous les albums sont, excusez du peu, distribués chez Colette, rien que ça, rue du Faubourg Saint Honoré, oui Madame, à côté du Ritz, oui Monsieur.Et pour cause, ce petit label indépendant New Yorkais qui n’a rien d’italien, donne dans le luxe, dans le raffinement, dans la sophistication, dans le glamour chic bref dans tout ce qui fait la tendance…
Mais il ne s’agit pas là d’une tendance temporaire, d’un effet de mode, d’une nouvelle frivolité qui durera deux mois. Dans deux mois, certes les albums d’Italians do it better ne seront plus en ventes dans les boutiques fashions, ils n’en resteront pas moins des excellents albums d’une musique, qui, comme toutes les bonnes, restera intemporelle.Allez, mettons le dans une case lui aussi : post-disco, electro-pop. C’est du New york undeground, de la blondiefication des esprits, du punk plein d’amour, de la BO de film X des années 70, de la dance pour jeunes vieux, etc.
Techniquement, c’est le label de plusieurs bons groupes (à découvrir sur la compile After Dark) parmis lesquels Chromatics, Glass Candy et Farah. Le maxi “Shinning Violence” de Chromatics est une perle rare. Il y a quelque chose de Kate Bush dans l’âme de ce label. Et puis, comme je le développerai plus tard dans un article consacré à Matthew Dear, c’est la consécration de l’époque bénie que nous vivons, époque à laquelle la figure du producteur (associée au rap et aux musiques électroniques) et celle du songwriter (associée à la pop et au rock) fusionnent enfin.
Italians do it better, c’est l’écrin luxueux d’une production élitiste, un label dont le noms fait un clin d’oeil à l’italo disco des années 80, aux productions de Giorgio Moroder pour Donna Summer. C’est un label décomplexé qui assume pleinement son unique parti-pris : ni concession ni compromis. Bref un vrai label indépendant.
