REDMAN OVER HERE

Posté il y a 1 année à 2:49. 0 commentaire

Y’a pas d’orthographe qui tienne, Redman c’est la déconstruction absolue, le chaos, le pur délire. En plus il nous offre ces jours-ci un petit kif particulièrement appréciable pour les anciens…
Yeah, l’homme de la célèbre phrase « Time for sum action » est de retour, à dire vrai il n’est jamais vraiment parti. Lui et son acolyte de toujours Erick Sermon aka The Green Eye Bandit nous ont habitué depuis bientôt 20 ans (débuts d’EPMD fin années 80) a un son de bourrin qui bourrine bien. Basé sur l’interprétation musicale des effets de la drogue, ils explorent la musique d’une manière à la fois singulière et stupéfiante. Une petite citation de Redman pour ne pas vous laisser en reste : « I smoke so much green I bleed guacamole ». A la pointe de la vanne, dans un esprit premier degré, provocateur et virulent, c’est clairement un griot d’Amérique avec ses compromis commerciaux et ses réussites underground.
Redman, le grossier personnage, la force brute, le rebelle en culotte courte, pose un jalon de plus dans sa discographie avec Red Gone Wild : une production de quarantenaire pas fatigué pour un sou. On y retrouve la célèbre intro utilisée par Dre dans The Chronic « This should be played at a high volume, preferably in a residential area ». C’est l’intro du morceau « Blow Treez » qui reprend un peu de tous les clichés du rap actuel dont le petit sample ragga à la Diamon Marley et la basse digitale combiné avec un son de hit hat de 4 kilobits façon crunk. Même Method Man dont personne n’ignore la fatigue et l’usure s’en sort sur ce morceau. Bref c’est que du bon.
Le hip hop va sur ses trente ans et les versions de « Soopaman Luva » vont en se bonifiant. Redman, bon comme du bon vin, vient de nous présenter son millésime 2007, ne pas le goûter serait pécher.

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