MARCOS “TSKY” VALLE

Posté il y a 2 années 2 mois à 22:53. 0 commentaire

Une découverte de temps en temps ça ne fait pas de mal. Marcos Valle est un musicien brésilien. Sans rien savoir de lui, le simple récit de son concert d’hier à la maroquinerie constitue un prétexte de choix pour vous le présenter.
Cheveux blancs et longs en pétard autour de sa tête folle, l’homme dirige sa formation au centre de la scène, entouré d’un Fender Rhodes 73 à caisson, d’un synthé, de sa guitare et d’un mélodica. Son nez d’alcoolique brille et sépare les deux billes vitreuses qui lui servent d’yeux. Le visage rempli de bonheur et de tranquillité, il enchaîne les morceaux tous plus tubesques les uns que les autres dans un univers insolite à la croisée de la Bossa Nova et de la House. Le rythme est speed et accélère parfois jusqu’à l’hystérie des batucadas à tel point qu’une citation hors contexte s’impose ici : Catch the beat !
Oui, de la house, du son dancefloor qui donne envie de se trémousser, de sautiller, d’entrer dans un état de marathonien du sur place et de s’oublier entièrement dans l’extatisme d’une danse pulsionnelle et par là même incontrôlable. Au commencement était la samba, emprunte de tambours africains et de rythmes yorubas. Puis vint le Jazz et sa digestion brésilienne qui donna naissance à la Bossa Nova. Aujourd’hui réconciliés dans la culture mondiale, les genres disparaissent, se mêlent. Reste une langue suave et douce qui, lorsqu’elle rencontre les conditions musicales propices, se métamorphose en un feulement primal, un ronronnement incantatoire.
Bref, Marcos Valle c’est la grande révélation du week-end. Une énergie pure, une bonne vieille efficacité des familles, le tout dans l’ambiance joviale et bon enfant du folklore brésilien. Un genre de easy listening world survitaminé : que du bon.

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