DON LOU DONALDSON
Posté il y a 3 années 11 mois à 13:03. 0 commentaire

Lou Donaldson is the Don ! comme dirait KRS one. Monstre sacré du jazz, fer de lance du label Blue Note à la grande époque, Lou Donaldson est toujours là et bien là, il fait partie du gang et en est un parrain respecté.
En deux mot et trois morceaux, voici une présentation de cette star de l’underground : alto, saxophone, “Blues Walk”, “Alligator Boogaloo”, “Midnight Creeper”. Il donnait hier soir un concert au New Morning et du haut de ses 78 ans, il a tenu son rang de king. Avec l’âge, les musiciens de jazz se bonifient, ça ne fait aucun doute. Pour ce qui est du son je vous laisse vous procurer son entière discographie, ainsi que celle de Thelonious Monk, de Art Blakey et de Jimmy Smith dont il a été le saxophoniste. En plus de ses classiques, il a interprété quelques reprises bien senties comme “What A Wonderfull World” de Louis Armstrong, morceau d’une intensité exceptionnelle quand elle chanté par un vieillard, et deux morceaux de Charlie “The Bird” Parker a qui il voue manifestement une immense admiration.
Mais pour revenir un instant sur sa personnalité, il serait injuste de ne pas dire un mot de son excellent sens de l’humour. “No fusion, no confusion” pour ce puriste du jazz, il n’y a que le jazz qui vaille, “No Puff Daddy, no Heavy D” et même tenez-vous bien : “No Snoop Doggy Dog” ! Bien qu’il admette tout de même au sujet de Snoop qu’il lui envie une chose, une seule : les filles qui l’accompagnent. Sacré Loulou ! Et puis, toujours dans son approche bien traditionnelle du son, il a gratifié l’audience de deux morceaux de blues à se pisser dessus. Il chante. Et quand il chante le blues, il a le sourire aux lèvres et ne manque pas de verve. Il a réussi à taper sur George Bush et ses armes de destructions massives, mettant du même coup toute la salle dans sa poche.
Avec ses 80 balais, son costume noir bien coupé et sa fine moustache de mafioso, ses valises sous ses yeux et l’air crevé des jazzmen, il peut revendiquer fièrement le titre d’un des albums qui ont fait sa gloire : “Everything I Play Is Funky”. Lou let me tell you something : you will never die.
