FUCKING FIAC
Posté il y a 3 années 10 mois à 10:25. 0 commentaire

C’est aujourd’hui le dernier jour de la FIAC. La foire internationale d’art contemporain est bien nommée : ceux qu’on y trouve volent souvent la vedette à ce qu’on y cherche. Mais qu’y cherche-t-on au juste ? Quelle est donc la nature profonde de cet étalage d’œuvres destiné à satisfaire curieux et marchands ?
Et si la foire était au monde de la scénographie et des Musées ce que le bal est à la musique ? Une sorte de joyeux mélange euphorique de tout et n’importe quoi, puisant sa force et sa justification dans l’inertie et dans l’énergie que chacun met à y participer, le tout noyé dans l’alcool naturellement. Avec des sponsors comme Ricard et les champagnes Feuillate, l’ambiance des halls de la porte de Versailles, qui accueillaient cette année la manifestation, n’était pas sans évoquer celle qu’on peut trouver certains samedi soir à l’Elysée Montmartre : un subtil équilibre entre beuverie et décadence.
Mais au lieu de cracher dans le cocktails, poursuivons plutôt l’éloge de cette manifestation qui bien que modeste à l’échelle du monde reste le plus gros évènement parisien de l’année en la matière. Plus de 200 galeries issues de 24 pays différents proposent cinq jours durant de faire découvrir au regard émerveillé des visiteurs un aperçu de la production d’artistes du monde entier. Savamment classée par “secteurs”, les galeries s’organisent autours de thèmes tels que le <i>Design</i>, l’espace <i>Perspectives</i> ou encore un secteur <i>Future Quake</i> censé présenter le travail de jeunes artistes. Un semblant d’organisation pour tenter d’orienter les déambulations éthyliques de certains, encore en train de chercher un moyen d’accéder au “Café des Arts”.
Bref, on a beau rationaliser tout ça, y chercher une logique ou des explications, vouloir y mettre un ordre arbitraire pour ne pas s’y perdre, la FIAC reste une foire, au sens noble du terme, un peu comme dans l’expression “la foire aux bestiaux”. Et c’est pour ça qu’on l’aime, parce qu’en définitive, c’est un lieu unique d’émulation et de comparaison où les véritables bêtes de scène se révèlent.
