JAMES BROWN VIT
Posté il y a 4 années 3 mois à 13:26. 0 commentaire

Monsieur dynamite, l’incroyable, l’infatigable, l’inimitable, l’inégalable, l’imprévisible, le génial, monsieur Please Please Please lui-même, l’homme qui travaille le plus dur dans le show business, le frère de soul numéro un, le parrain … mesdames et messieurs … Jaaaaaaaaaaames Brown !
Souvent cité comme l’artiste le plus samplé de tous les temps, James Brown a dépassé le statut de star internationale ou d’icône planétaire pour devenir une légende de son vivant. A 71 ans, il roule toujours sa bosse, quelque part au pays de l’oncle Sam. Les infos les plus fraîches que j’ai pu obtenir faisaient état d’une tournée de 100 dates en 2001, c’est dire la forme du bonhomme. Quand on pense au nombre de tubes qu’il a enfilés les uns derrières les autres au Billboard pendant une vingtaine d’années, ça laisse rêveur.
Et pourtant, l’Amérique lui aura réservé le même sort qu’à Jack Johnson, Louis Armstrong ou Miles Davis : le mépris et l’ingratitude. Incapable de comprendre l’immense talent qui l’a amené à introduire une sorte de soufisme dans le jazz en donnant naissance au funk. Le public blanc de cette Amérique que décrit si bien Michael Moore sera passé à côté, un demi siècle durant. Par crainte sans doute de perdre le contrôle, par peur de la transe et de ses excès, car c’est bien de cela qu’il s’agit, de transe. C’est l’état dans lequel sont plongés ceux qui l’acceptent comme guru.
Eternel membre de la secte, je reprendrai juste pour conclure une citation des Fu-Schnickens : “The funk make me gispsy”. Et j’invite tous ceux pour qui la pertinence de cet article n’est pas une évidence à mettre la main sur “The Payback”, “Hell” ou “Black Caesar”. Get Into It !
