IN FLUX A VOIR

Posté il y a 4 années 4 mois à 9:46. 0 commentaire

Trois jeunes artistes s’exposent ces jours-ci à l’Electron Libre, le squat du 59 rue de Rivoli à Paris. Ils proposent aux visiteurs de découvrir leurs univers visuels où les références musicales jouent à cache-cache avec les aplats de couleurs et où la ville et ses réseaux n’en finissent pas de brouiller les pistes.
Les coupables s’appellent Sundae ( Black Futur Peinture ), Superheights ( Sérigraphie and Many More ) et Cosmonote (Illustration Unplugged). Les collages de Cosmonote sont pleins de vitalité et de fraîcheur mais, comme il le déclare lui-même, il s’agit là d’un coup d’essai et la vraie performance pour lui aura été de finir à temps et d’assurer un minimum. Ce n’est pas le cas de Sundae qui lui est un habitué des vernissages et qui d’expo en expo, affirme son style. Entre graffiti et pochettes de disques, ce peintre-DJ livre des toiles qui ressemblent à ses mixes. L’atmosphère lui est propre, la tonalité générale se retrouve de toiles en toiles mais à chaque réalisation un détail fait la différence, une trouvaille fait son apparition. Le renouvellement s’inscrit alors dans la continuité. C’est peut-être ça le Flux…
Celle qui sort son épingle du jeu c’est Superheights. Déjà rencontrée dans le monde de la musique, cette artiste tire son pseudonyme de l’utilisation qu’elle a pu faire de la vidéo 8, des diapositives et autres photos lors de séances de V-Jaying. Superheights a donc décidé de ne pas se cantonner aux projections et après avoir réalisé des pochettes de disque, notamment pour Double U, des sérigraphies sur vêtements, elle a une fois de plus élargi son spectre en imaginant la concept-tape. Il fallait y penser. On trouve donc dans un petit sachet plastique : une cassette réalisée par un musicien accompagnée d’un bracelet anti-transpiration estampillée au nom de l’artiste et une notice explicative décrivant les type de véhicule dans lequel écouter la cassette entre autre. Tout un programme.
Vous l’aurez compris, l’artiste à ne pas rater s’appelle Superheights, elle remporte la palme, tant par l’originalité de ses créations que par la sensibilité qu’elle déploie pour les réaliser. Au-delà de la hype ou de la tendance il y a un flux qui passe, du 14 au 27 avril, l’entrée est libre.

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