BOZART CUVEE 2002

Posté il y a 5 années 8 mois à 23:49. 0 commentaire

Contrairement à la haute couture qui date ses collections de l’année à venir, l’école des Beaux Arts à Paris ne présente le travail de ses diplômés qu’un an après qu’ils aient été reçus. Il s’agit ici des œuvres des étudiants ayant obtenu les félicitations du jury en 2002, pour ainsi dire la crème de la crème.
Cette exposition, comme toutes les manifestations estudiantines, présente l’intérêt de permettre au spectateur de se préfigurer ce à quoi ressemblera l’art de demain. C’est une espèce de baromètre de l’art contemporain avec toutes les réserves qu’impose l’humilité et le caractère institutionnel de la chose. D’une manière générale on ne peut pas être déçu de faire le déplacement tant la moisson est fraîche, riche et prometteuse. On a envie de citer le maximum de noms, comme pour donner un petit coup de pouce à ces véritables start-up unipersonnelles de l’art. Il se dégage comme un équilibre entre le délire de l’artiste, le concept comptant pour un et la production de quelque chose de beau, d’appréciable, de sensible et d’accessible.
Parmi les travaux les plus remarquables, outre ceux d’Amanda Riffo qui feront l’objet d’un article entier, on retiendra en particuliers ceux qui permettent au quidam d’accrocher tout en l’emmenant ailleurs. C’est le cas du travail de Rada Boukova qui, par le biais d’une vidéo, fait du spectateur le passager d’un minibus perdu non loin de pétaouchnok. De Sivan L.Rubinstein qui réconcilie le support et l’œuvre qu’elle porte, par un travail de gravure et de peinture qui donne naissance à d’improbables disques vinyle et cassettes audio en bois. D’Akiko Obayashi auteur de photographies simplement belles, de Mathieu Rouget au trait précis et pertinent et enfin de So Yoon Yoon dont l’installation musicale n’a pas fini de faire vibrer les oreilles.
Cette petite liste n’est évidemment ni exhaustive ni très approfondie mais elle a pour but de vous inciter à aller voir par vous-même de quoi il retourne. Car oui, l’exposition dure encore jusqu’au 18 juin et oui il serait dommage de passer à côté sans s’y abandonner quelques instants.

Couvent des Cordeliers, 15 rue de l’Ecole de Médecine, Paris 6ème. Tous les jours de 13h à 19h.

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