TOM TOM IS DEAD
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TOM TOM est un phœnix de la rue et comme le phœnix, il est mort pour mieux renaître de ses cendres. TOM TOM IS DEAD c’est le nom du contre-vernissage qui a eu lieu la semaine dernière dans les locaux de l’association ArsLonga dans le 11ème à Paris.
Tom Tom est, au delà du phénomène, un artiste de rue pertinent et original. Sa démarche a entre autre consistée jusqu’à présent à détourner des panneaux publicitaires (ambiance 4m par 3m) à l’aide d’un cutter, d’un peu de colle et surtout, d’une imagination débordante. On a pu voir au cours des deux dernières années (peut-être plus), surtout dans le 11ème arrondissement de Paris, des dizaines de ses œuvres bien en vues trôner sur la voie publique.
On aurait pu sous-titrer le vernissage VIVE EPHAISTOS puisque c’est le nouveau nom sous lequel il se fera désormais connaître et reconnaître. Mais revenons sur l’expression contre-vernissage pour savoir de quoi il retourne vraiment. La présence de l’artiste doublait d’ailleurs ce contre-vernissage d’une contre-performance au sens non sportif du terme. Tom Tom est plus qu’un artiste qui montre quelque chose, il veut faire partie de ce quelque chose et propose un univers hors cadre. Lorsque c’est sur des affiches c’est visible et une photo peu faire durer l’instant, une partie du contre-vernissage était donc un peu un vernissage normal. Mais les photos étaient elles-mêmes cachées dans les poches des vêtements de Tom Tom…
En ce qui concerne la contre-performance, résumons la comme suit : des hurlements de l’artiste et des auto-mutilations au cutter, torse nu, le corps couvert d’inscriptions insensées et pour couronner le tout, une culotte sale de jeune fille sur la tête.
Mais ce que l’on ne peut pas transmettre ni décrire, ce qui est totalement injaugeable et non marchand chez Tom Tom et qui le légitime finalement en tant que chantre de l’internationale échantillionniste, c’est l’énergie géniale qu’il déploie, folle, créatrice et nettement orientée vers le futur.
