MACEO PAR CŒUR
Posté il y a 7 années 5 mois à 18:15. 0 commentaire

Toutes les meilleures choses ont une fin et c’est en apothéose que s’est clôturé hier le Paris Jazz Festival qu’accueillait cette année encore le Parc Floral de Vincennes. C’est devant un public conquis que s’est produite en famille la dernière star du programme : il est à Paris chez lui et il le sait, il est le chouchou des parisiens, j’ai nommé : l’incroyable mais vrai Maceo Parker !
Pour notre plus grand plaisir il a fait revivre l’éternel show James Brownien, à grand renfort de cris sourds et exhortant, dans le plus fidèle style de la Grande Epoque du godfather. Mister Dynamite semble alors se réincarné sous les traits de Maceo le patriarche. Entouré par un véritable clan, il conduit sa moissonneuse à funk comme une limousine et on en redemande. Le fils de Maceo, rappeur de son état, a un flow très bop qu’il développe avec parcimonie mais de façon toujours opportune et harmonieuse. La reprise du morceau « Think » de Lyn Collins fut l’apogée de cette transe à voyager dans le temps.
Beaucoup de morceaux à l’ancienne donc à côté de sons plus posés, plus récents, moins démago peut-être mais tout aussi bons et collant à la tendance du vintage, nappés d’orgues et de lourds accords ténébreux.
Enorme concert, sous le soleil, d’un Maceo qui fait plaisir à écouter et dont le sax n’a pas perdu sa verve légendaire qui harangue, incite et excite avec un enthousiasme infatigable.
Une question cependant reste en suspend : ayant trouvé chaque concert de Maceo meilleur que le précédent, est-il en permanente progression ? Ou est-ce l’effet du charme immense et de la nostalgie qu’il véhicule qui rendent le souvenir de ses concerts à chaque fois plus inoubliable ?
