ANIKI MON FRERE
Posté il y a 7 années 11 mois à 1:03. 0 commentaire
« Un Yakusa à Los Angeles », c’est le sous-titre du dernier film de Takeshi Kitano. Il en est le réalisateur et y interprète le rôle principal, celui d’un Yakusa expatrié en Amérique. Ce film révèle Kitano à ceux qui ne le connaissaient pas et ne décevra pas les adeptes j’en sui sûr.
L’univers des Yakusa fait penser à celui des samouraïs ou des triades chinoises mais ne vous-y trompez pas, celui dont il se rapproche le plus reste la mafia auquel il emprunte violence, fond de commerce, familles et territoires. La tension générée dans ces milieux est particulièrement propice et favorable au mode de réalisation japonais. Des plans fixes, des portraits très serrés, du silence, beaucoup de silence et Kitano installe ainsi, un voile que la violence viendra déchirer au moment opportun, par surprise, froide comme la mort.
Ce qui m’a plu dans ce film c’est qu’au contraire des films européens ou américains, on à l’impression que le spectateur n’est pas pris pour un con. Il n’est pas pris par la main constamment et l’intrigue se fait et se défait d’elle-même sans qu’il y ait besoin d’explications supplémentaires. L’esthétique qui caractérise le cinéma de l’Asie du Sud-Est qui a décidément le vent en poupe, est au rendez-vous. Les images sont belles, soignées et nettes comme le sont les Yakusa.
Allez voir ce film qui tue, je vous le recommande chaudement. Et n’allez pas croire qu’il s’agit d’un deuxième Ghost Dog, dans Aniki le code moral des personnages n’a pas besoin d’être dit, il crève l’écran. Et le talent de Kitano en la matière est sans commune mesure avec celui du très respectable Jarmusch. Dommage que RZA n’aie pas fait la B.O. !
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