Posté il y a 1 mois1 semaine à 18:03. 0 commentaire

Cannes, Roland Garros, tout ça c’est de la merde ! Heureusement il y a La Villette et son putain de festival : La Villette Sonique. C’est le grand rendez-vous annuel des amateurs de musique, de ceux qui ont opté pour l’underground et qui n’ont pas spécialement l’intention d’en sortir.
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Posté il y a 1 mois1 semaine à 16:33. 0 commentaire

Pourquoi le record de l’abstention aux élections européennes va-t-il être battu lors du scrutin qui s’annonce ? Parce qu’aucun des bulletins disponibles n’offre un choix aux électeurs bien sûr.
Les verts, le PS, le MoDem et l’UMP sont sur la même ligne. Ils ont voté pour le OUI au projet de Traité de Constitution Européenne, ils promettent une Europe « sociale » en soutenant Barosso, en acceptant un rapprochement stratégique avec l’OTAN et en ne remettant finalement que très peu en cause l’Europe telle qu’elle est aujourd’hui. Toutes ces formations politiques réunies représentaient 45% des électeurs Français en 2005.
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Posté il y a 3 mois 4 semaines à 13:59. 0 commentaire

Il est loin, il est loin le temps béni du Dance Hall. 23 ans maintenant depuis son apogée en 1986 avec l’avènement du digital. Alors je pose la question, est-ce qu’en 2009 le raggamuffin intéresse encore quelqu’un ?
On s’en fout ! Trofor est là pour parler de ce qui n’intéresse que les vrais. Ainsi, les vrais savent. Le saviez-vous, Super Cat, Junior Cat, Top Cat et Alley Cat sont cousins. Ainsi Chaka Demus, Nico Demus, Junior Demus sont également de la même famille. Que penser alors des liens de parenté qui peuvent exister entre Buju, Cudjo, Burro, Mega et Pato Banton ? Ça laisse rêveur. Sans parler de la famille Ranks, dont on peut dénombrer au moins trois membres illustres : Cutty “The Butcher”, Nardo et bien sur “Mista Loverman” j’ai nommé Shabba. Dans l’univers du toast et de sa créativité débridée, les noms et les surnoms, des personnes, morceaux, sound systems, studios, labels voir quartiers, s’entremêlent et se confondent dans une mythologie savante faite d’érudition et de mots de passe qui donne envie à l’amateur éclairé de s’écrier : yes aïe, rastafaraï !
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Posté il y a 1 année à 2:05. 0 commentaire

Le rap Français a toujours besoin d’un haut parleur, d’un représentant officiel. Il s’est trouvé un serviteur de choix dans la personne de Sefyu. Véner, sombre et talentueux, celui qui se présente comme le crouille, le sénégalo ruskov, mérite bien sa place de numéro un.
Trofor arrive bien en retard sur ce coup mais en même temps, il fallait vérifier qu’il ne s’agissait pas d’un feu de paille mais bien d’un réel talent. Les années confirment donc la première impression laissée par l’album « Qui Suis-Je ?» paru en 2006. Le rappeur d’Aulnay-Sous-Bois dont la voix incendiaire incinère tous prétendant au titre vient de sortir un nouvel album le 12 mai dernier « Suis-je le gardien de mon frère ?». Bien que les titres de ses albums soient des questions, le mystère de Sefyu s’élude peu à peu et laisse apparaitre le nouveau porteur de flambeau. Le nouveau numéro un est là. Son album cartonne et il le mérite.
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Posté il y a 1 année 3 mois à 2:38. 0 commentaire

Toujours dans la mouvance hyphy de la baie de San Francisco, the Yay Area, vous devez, si vous ne voulez pas mourir idiot, connaitre Rick Rock. Rien à voir avec Chris Rock, Kris Kross ou Rick Ross, bien que noir américain à tendance hip hop, Rick Rock c’est encore un autre trip.
On apprend sur la version anglaise de wikipedia que son vrai nom est Ricardo Thomas, ça, et quelques références discographiques mais pas grand chose d’autre. Le reste des écrits sur le lui n’en disent pas d’avantage, ils se contentent de le comparer à Dr.Dre, Timbaland, The Neptunes et Scott Storch. Le plus souvent, il est précisé qu’il a produit une grande partie des morceaux de E-40, ainsi que tous les morceaux de son groupe perso Federation et dans les bios les plus détaillées et les plus à jour, on apprend également qu’il a participé aux deux derniers albums de Snoop « Tha Blue Carpet Treatment » avec un bon sample de Digable Planets et « Ego Trippin ». Bref on comprend que ça doit être un bon mais nulle part il n’est expliqué pourquoi ni comment. Autant dire qu’aucun critique ne s’est encore penché sur son cas. Coup de bol, moi qui vais être le premier, je l’adore, je vais pouvoir l’encenser sans retenue.
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Posté il y a 1 année 3 mois à 2:46. 0 commentaire

Yellowman, Toyan, Barrington Levy, Little John, Charlie Chaplin, Michigan and Smiley, autant de noms qui illuminent le Panthéon du rub a dub mais qui malheureusement n’évoquent rien chez le simple mortel, ignorant la substantifique moelle gargantuesque de l’existence.
Le rub a dub est une chance, c’est comme la foi. Ceux qui l’ont, ceux qui croient en la puissance du flow, à l’effet de ces phrases scandées, à l’énergie rythmique de l’intarissable logorrhée verbale qu’on appelle toast, ceux là, qui pour la plupart connaissent ceux-ci, ceux là sont chanceux, car ils détiennent un énorme kif, aux portes du cerveau et même jusqu’en son sein grâce au truchement névralgique de l’oreille ainsi qu’à celui d’autres organes sensoriels tous parfaitement réceptifs. Le rub a dub est une expérience totale, corporelle et englobante. C’est une attitude quasi méditative par rapport à la musique, une approche presque mystique qui implique l’adhésion de l’auditeur, son implication, sa croyance en la magie et aux rites.
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Posté il y a 1 année 3 mois à 3:33. 0 commentaire

Sur les conseils de DJ Sundae, une fois de plus, j’ai fait la récente découverte d’un nouveau label dont tous les albums sont, excusez du peu, distribués chez Colette, rien que ça, rue du Faubourg Saint Honoré, oui Madame, à côté du Ritz, oui Monsieur.Et pour cause, ce petit label indépendant New Yorkais qui n’a rien d’italien, donne dans le luxe, dans le raffinement, dans la sophistication, dans le glamour chic bref dans tout ce qui fait la tendance…
Mais il ne s’agit pas là d’une tendance temporaire, d’un effet de mode, d’une nouvelle frivolité qui durera deux mois. Dans deux mois, certes les albums d’Italians do it better ne seront plus en ventes dans les boutiques fashions, ils n’en resteront pas moins des excellents albums d’une musique, qui, comme toutes les bonnes, restera intemporelle.Allez, mettons le dans une case lui aussi : post-disco, electro-pop. C’est du New york undeground, de la blondiefication des esprits, du punk plein d’amour, de la BO de film X des années 70, de la dance pour jeunes vieux, etc.
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Posté il y a 1 année 3 mois à 3:29. 0 commentaire

C’est sous cet acronyme imprononçable que se cache un duo d’une fraîcheur à faire reprendre son clavier et à partager avec le plus grand nombre ce que certains n’hésitent pas à qualifier de sensation musicale de ce début d’année 2008.
On sait peu de choses sur eux mais le choc est trop grand pour les passer sous silence. Ils sont deux, Andrew Van Wyngarden et Ben Goldwasser, ils sont jeunes, 23 et 24 ans, ils sont Américains, voir même New-Yorkais et par dessous tout ils sont extrêmement doués. Ces deux musiciens qui se sont rencontrés voilà 4 ans à la fac forment le groupe MGMT qui se prononce différemment qu’il s’écrit à savoir Management. Ça vous rappelle peut-être Chick Chick Chick (qui s’écrit !!!) et la ressemblance ne s’arrête pas là. Tous comme Chick Chick Chick, Block Party, CSS ou the Rapture, MGMT est un groupe authentiquement post an deux mille. Même si leurs influences sont très nettes et que les références à Pink Floyd, Led Zeppelin ou David Bowie sont évidentes, ils produisent néanmoins une musique totalement neuve. Nourrie de synthétiseurs, de sampleurs, de société de consommation et d’overdose du spectacle médiatique permanent, le premier de leurs ingrédients semble pourtant une énergie débordante ou, comme dirait Bob Marley lui-même, une Positive Vibration yeah hé !
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Posté il y a 1 année 5 mois à 2:04. 2 commentaires

Mac Dre, si ce nom n’évoque rien pour vous, c’est sans doute que vous n’êtes pas très West Coast, que le dernier disque que vous avez achetez date de 1998 ou que tout simplement vous n’aimez pas le rap.
Mac Dre est un rappeur du Nord de la Californie, originaire de la banlieue de San Francisco, mort en 2004 dans une fusillade en voiture. Avant de disparaitre de la manière la plus hip hop qui soit, il aura donné naissance à un mouvement musical, de petite envergure mais tellement sympathique qu’une trace dans mes archives s’impose : le Hyphy. Prononcez Aïefaïe. Son mot d’ordre « soyez stupides », « agissez comme des cons ». De même que le mouvement psychédélique dans les années 60 était lié à l’introduction du LSD dans la culture américaine, le Hyphy fait un avec l’extasie. En californien, le fait d’être sous l’emprise de l’exta se dit Thizzle. Et précisément, l’hymne du Hyphy composé par Mac Dre se nomme la « Thizzle dance ».
Depuis la mort de Mac Dre, le mouvement a grandit, comme une nouvelle branche du Gangsta Rap faisant la part belle à l’inconscience, le j’m’en foutisme, l’apologie de la défonce, avec comme dénominateur commun à tous ces partisan : la joie. Parmi les grands morceaux de Hyphy, les pierres angulaires de ce courant musical, on peut citer les tubes de Mac Dre : « Feeling Myself », « Since’84 » ou encore « Rappers Island ». D’une manière générale tous les albums de Mac Dre sont des chefs d’œuvres. L’insouciance synthétique des claviers californiens, entre groove, calypso et sonnerie diatonique de vieux téléphones portables, le rap cru et joyeux d’une génération sans illusions ni espoirs, sans aspiration autre que de déconner à plein tube, tout ça est ma fois fort rafraichissant.
Comme on dit dans la Thizz nation : «Thizz is what it is », rien de plus. Un vrai son pour les retardés, pour tout ceux qui ont pris le parti de ne pas grandir, de ne pas devenir blasé, de s’émerveiller pour un rien, de continuer à apprécier les joies simples comme écouter du rap avec des oreilles d’enfant et un sourire de débile mental.
Posté il y a 1 année 9 mois à 12:36. 0 commentaire

A mesure que s’éloigne le 11 septembre 2001 et que nous avançons dans le XXIème siècle, force est de constater que les terroristes ne sont pas ceux que nous pensions. La récente vidéo envoyée par Ben Laden aux média ne dit pas autre chose, les statistiques non plus.
Comme le disait ce matin Emmanuel Todd sur France Inter, s’il est vrai que les victimes de Ben Laden se comptent par milliers, celles de Bush se comptent aujourd’hui par centaines de milliers. Les marchands de canons, de Carlyle à Dassault, peinent tous les jours un peu plus à maintenir l’illusion du spectre d’un Islam conquérant et dangereux alors que les propos du leader de l’organisation terroriste se rapprochent de plus en plus de ceux tenus par les démocrates de la gauche occidentale. Ce qui apparaissait hier comme un choc des civilisations ressemble de plus en plus à une guerre civile, un choc de la civilisation : riches contre pauvres, oppresseurs contre opprimés, possédant contre possédés.
Le terrorisme n’a jamais été aussi répandu en Europe qu’au cours du XIXème siècle qui a vu un libéralisme sans limite s’emparer de nos sociétés. Aujourd’hui, de manière moins ostentatoire mais tout aussi violente, le libéralisme sauvage nourrit de nouveau les fanatismes de tous bords. L’alibi religieux ne tient plus. Aujourd’hui, mardi 11 septembre 2007, nous sommes tous des Irakiens spoliés, livrés à la loi du plus fort, dont le sang et le pétrole viennent respectivement nourrir un spectacle de terreur destiné à amadouer les masses et de puissants moteurs destinés à accroitre la fortune d’un petit nombre.
Ah ça ira, ça ira, ça ira, les néolibéraux ont les pendra. Si demain Ali le Chimique qui n’est certainement pas un enfant de cœur est pendu comme son frère Saddam, l’occident s’enfoncera un peu plus dans la barbarie qu’hypocritement il prétend combattre.